Phaedranthus buccinatorius - Trompette mexicaine
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    Phaedranthus buccinatorius
    M.Sessé & M.Mociño*
    Nom commun : Phaedranthus, Amphilophium, Trompette méxicaine, en espagnol 'Dedos de señora, Trompeta sangrienta', nommé par les anglophones 'Mexican blood-trumpet'.
    Nom latin : Phaedranthus buccinatorius  (DC.*) Miers, donné depuis 2012 par The Plant List pour synonyme de Amphilophium buccinatorium  (DC.) L.G.Lohmann*, avec Phaedranthus exsertus  (DC.) Miers, Bignonia buccinatoria  (DC.) Mairet ex Hemsl., Bignonia giesbreghtii  C.Heller ex Peyr, Distictis buccinatoria  (DC.) A. Gentry, Pithecoctenium buccinatorium  DC., Pithecoctenium buccinatorium var. exsertum  DC., Pithecoctenium buccinatorium var. subinclusum  DC., Bignonia cherere  Lindl. est illégitime.
    famille : Bignoniaceae.
    Illustration, planche 4, The Spanish Royal Expedition to New Spain par M.Sessé & M. Mociño, 1787–1803, Torner collection, Hunt Institute, Pittsburgh, U.S.A.
    Illustration, de L. Descamps-Sabouret, planche 4 dans la Revue horticole, vol. 70 (1898), contributed by Société Nationale d’Horticulture de France, Paris
    catégorie : arbuste grimpant muni de vrilles.
    feuillage : persistant, vert foncé brillant, nervures fortement marquées. Feuilles pennées trilobées ou bifoliées. Vrilles qui lui permettent de s'accrocher.
    port : grimpant, exubérant.
    floraison : longue du printemps à été, tant qu'il fait chaud. Grappes dressées de fleurs de 8 à 10 cm en forme de trompette à très court calice.
    couleur : rouge cramoisi, rouge orangé à violacé, gorge jaune.
    croissance : rapide.
    hauteur : 3 à 5 m.
    plantation : courant mars-avril sous climat doux.
    multiplication : par semis, marcottage ou bouture de tige ligneuse.
    sol : très enrichi, bien drainé mais frais.
    emplacement : plein soleil, impérativement pour assurer sa floraison.
    zone : 10 - 12.
    origine : Mexique région de Oaxaca, Guatelama, présent aux Mascareignes (La Réunion, Maurice et Rodrigues), naturalisé dans certains pays d'Afrique comme le Zimbabwe.
    entretien : prévoir un solide support et attacher les tiges au démarrage pour lui permettre de s'accrocher avec ses vrilles. La taille de mise en forme s'effectue au début du printemps, n'oublier de couper les tiges desséchées, cachées sous la masse. Ne pas trop arroser et conserver le pied au frais avec un bon paillis.
    entretien : peut être sujettes aux cochenilles et pucerons, à l'intérieure une atmosphère trop sèche favorise le développement des araignées rouges.
    NB : son nom Phaedranthus  vient du grec 'phaedros' qui signifie gai, brillant et de 'anthos' qui désigne la fleur faisant référence à la brillance des fleurs. Dans la mythologie grecque Phaedra (Phèdre), fille du Roi de Crète, épouse de Thésée, tombe amoureuse d'Hippolyte son beau-fils, devant son refus, elle rédige une missive l'accusant de viol et se suicide et son nom spécifique buccinatorius  vient du latin 'bucictinator' qui désigne un clairon romain, le verbe 'buccinare' signifie souffler dans une trompette et du suffixe 'orius', donc buccinateur*, faisant référence à la forme des fleurs, ce nom est aussi donné au Calao trompette (Bycanistes bucinator) ainsi qu'au Cygne trompette Cygnus buccinator.
    Ce genre comprend 9 espèces grimpantes, originaires des zones tropicales de l'Amérique centrale, du Mexique et des Indes occidentales (Grandes Antilles, Archipel des Bahamas et les Caraïbes).
    Illustration, planche 4 de L. Descamps-Sabouret dans la Revue horticole vol. 70 (1898).
    Vous pouvez en voir un spécimen à Menton au jardin du Clos du Peronnet, le jardin privé de la famille Waterfield depuis 1912, visite sur rendez-vous), ainsi qu'en Italie à Vintimille au jardin botanique Hanbury.

    Annotations :
    *buccinateur, c'est également le nom d'un muscle plat de forme quadrangulaire qui se situe au niveau des joues.
    Amphilophium buccinatorium
    L. Descamps-Sabouret*
    *DC., abréviation botanique pour Alphonse Louis Pierre Pyrame de Candolle (1806-1893), botaniste suisse qui fut professeur de botanique à la faculté de médecine de Montpellier en 1808, a qui l'on doit une nouvelle classification des espèces expliquée dans 'La théorie élémentaire de la botanique (1813), ainsi que les 7 volumes du 'Prodomus systematis naturalis regni vegetablilis' (1824-1841) où sont décrites 60 000 espèces doublant ainsi les familles, ouvrages achevés par son frère et son petit-fils avec 80 000 plantes décrites.
    *Descamps-Sabouret, Louise-Cécile Descamps-Sabouret (1855-1879), peintre botaniste française.
    *L.G. Lohmann., abréviation botanique pour la biologiste Lúcia Garcez Lohmann (1973 -), spécialiste de la biologie tropicale, depuis 2004 professeur adjoint au département de botanique de l’Université de São Paulo au Brésil, chercheur associé à la Missouri Botanical Garden et du jardin botanique de New York, mène des recherches dans la phylogénie de la plante, évolution, biogéographie, écologie évolutive et conservation, surtout dans la famille des Bignoniaceae.
    *Sessé, médecin militaire, naturaliste aragonais Martin de Sessé y Lacasta (1751–1808). En 1787, il est nommé Directeur de l'expédition scientifique en Nouvelle Espagne (Mexique et Amérique central), son assistant est José Mariano Mociño. Au Mexique, en 1788 il entreprend la création du jardin botanique de Mexico et il initie l'enseignement de la botanique à l'Université, 3 ans après il se consacre totalement à la botanique et c'est ainsi que pour le compte du Roi Charles III d'Espagne, il monte une expédition scientifique qui parcourt 6 années durant le Mexique, Cuba, le Costa-Rica et la Californie y collectant des milliers d'espèces relatées dans 'Catalogo de animales y plantas Mexicanas', éditée en 1794. Ces collections il les ramène en Espagne en 1803 et ce n'est que bien après sa mort paraissent ses œuvres maîtresses 'Flora Mexicana et Plantae Novae Hispaniae' en collaboration avec Mociño sont publiées en 1888 et 1889, réédité en 1894 à Mexico (consultable en ligne à la BHL).
    *Mociño naturaliste, médecin et botaniste barcelonnais Josepho Mariano Mociño y Losada (1757-1820), assistant de Sessé nommé officiellement en 1791, botaniste de l'expédition au Mexique et Guatemala responsable des collections. Une partie de ses herbiers récoltés lors de ses expéditions à Cuba, Puerto-Rico, nord-ouest de l'Amérique, Amérique centrale et Mexique et ses illustrations sont rassemblées dans Lambert's Herbarium rattaché à l'herbier Delessert conservés au British Muséum et à Kew Garden référencé sous le nom de Herbier Pavón, il y a eu vraiment des malencontreux mélanges entre les collections. En 1813 fuyant la guerre d'indépendance en Espagne, il se réfugie à Montpellier auprès de De Candolle.
    Leur herbier 'Flora de Guatemala' a été inclus dans l'herbier général du Jardin botanique de Madrid dès 1820.
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