Aristolochia elegans  - Aristoloche siphon
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    Aristolochia elegans Nom commun : Aristoloche siphon, Pipe des Hollandais*, Fleur de Calico, dans les îles Jabot de Dinde, au Brésil Cipó-mil-homens* (vigne des 1000 hommes), Mil-homens-de-babado (à jabot, jupon), Jarrinha-pintada, Patito (Caneton) et Caçaú, nommée localement 'Candiles', 'Candilejos', par les anglophones 'Pipe vine', Calico flower', 'Dutchman's pipe'.
    Nom latin : Aristolochia elegans  Mast.*, synonyme Aristolochia littoralis  Parodi*.
    Illustration, planche 549, peut être d'Henry George Moon dans 'The garden. An illustrated weekly journal of horticulture in all its branches' de William Robinson*, volume 29 - 1886, Londres.
    famille : Aristolochiaceae.
    catégorie : liane grimpante, herbacée toxique d'une bonne longévité qui redémarre de souche, ses tiges ont des excroissances liégeuses.
    port : élancé, exubérant.
    feuillage : persistant, vert franc revers plus clair et glauque, nervures marquées à marge ondulée. Feuilles alternes, cordiformes, acuminées, pourvues d'un long pétiole.
    floraison :en été, long pédoncule en forme de pipe dégageant une odeur forte fétide rappelant un peu la viande un peu avariée, la pollinisation est effectuée notamment par des mouches. Fleur axillaire, solitaire hermaphrodite (10 à 12 cm) de diamètre pour 7 cm de long.
    couleur : pourpre marbrée de blanc, blanc-crème à blanc jaune, la partie tubulaire est pourpre, la gorge est poilue.
    fruits : capsules vertes déhiscentes (4 à 6 cm), allongées en forme d'ampoule à facettes virant au brun noir à maturité puis à l'ocre brun, contenant des graines ailées en forme d'onglet ayant une odeur particulière, leur dispersion est effectuée par le vent, voir photo de la capsule (Anita Stival dos Santos © Inventário Florístico Florestal de Santa Catarina -Linha Sargento). La capsule s'ouvre comme un parachute renversé
    croissance : rapide.
    hauteur : jusqu'à 10 m en tout sens.
    plantation : au printemps sous climat approprié, comme les clématites la tête au soleil et le pied à l'ombre.
    multiplication : semis spontanés en grand nombre ou par semis à chaud, auparavant faire tremper les graines durant 24 h dans de l'eau tiède, compter au moins 30 jours pour la levée et par bouturage mais ce dernier semble être moins évident.
    sol : frais, léger et riche en humus.
    emplacement : soleil ou mi-ombre à l'abri du vent pour le feuillage.
    zone : 10 - 12, tolère sur de courtes période -2°C, uniquement dans le Midi ou en serre.
    Photos © Démons & Merveilles
    entretien : supprimer les fleurs fanées pour favoriser la floraison, cela limitera aussi la dispersion des très nombreuses graines.
    origine : Amérique du sud Brésil, Bolivie, Paraguay et l'Argentine et plus au nord en Colombie et en Équateur, en bordure de forêt où dans les sous-bois, naturalisée dans de nombreux pays de l'Australie, Afrique australe, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, l'archipel d' Hawaï jusqu'au sud-est des Etats-Unis où en Floride, c'est une espèce envahissante échappée des jardins qui menace l'écosystème en étouffant la végétation et sa plantation y est strictement interdite, de plus elle est toxique pour les larves de certaines espèces de papillons qui la sélectionne comme plante-hôte.
    NB : son nom Aristolochia  vient du mot grec 'lokhos' qui signifie accouchement, car elle était réputée le favoriser et dans les pharmacopées traditionnelles régulièrement utilisée à cet effet.
    Ce genre comprend plus de 500 espèces de vivaces herbacées volubiles à feuilles persistantes ou caduques, des espèces dans l'ensemble toxiques car elles contiennent entre autre à des concentrations diverses de l'acide aristolochique, une substance qui peut entraîner des mutations des cellules humaines, considérée comme étant carcinogène, de plus elle peut provoquer des désordres aux reins.
    Sous-espèces :
    Aristolochia elegans var. grandiflora  Hassl. ex F. González, à des fleurs nettement plus grandes
    Aristolochia elegans var. hassleriana  (Chodat) Hassl., certains les donnent toutes les deux pour synonymes de l'espèces type.
    Autres espèces présentes dans l'Encyclopédie :
    Aristolochia clematis  L., consulter sa fiche.
    Aristolochia ringens  Vahl., Aristoloche spatulée, consulter sa fiche.

    Consulter la liste des autres plantes grimpantes, dans l'encyclopédie la liste s'affiche dans la colonne à droite.

    Annotations :
    * Pipe des Hollandais, nom donné également à l'Aristolochia bracteata  Retz, Plante de Serpent que l'on trouve en Afrique du Nord (présente dans le Massif de l'Aïr et en l'Afrique septentrionale, de l'Ethiopie jusqu'en Indes et au Sri Lanka, elle à également des propriétés médicinales comme 43 autres espèces.
    *Cipó-mil-homens, nom donné à Aristolochia cymbifera  Mart. & Zucc. réputée pour ses propriétés antiseptique, astringente, diurétique, emménagogue, sédatif, tonique, stomachique et sudorifique. Les tiges et les feuilles sont prescrites pour traiter l'asthme, les troubles hépatiques et troubles digestifs, les diarrhées, la goutte, les convulsions, les palpitations et l'épilepsie, les éruptions cutanées, les furoncles, l'eczéma et les ulcères.
    *Mast., abréviation botanique pour le botaniste, entomologiste anglais Maxwell Tylden Masters (1833-1907), à partir de 1866 il est le rédacteur en chef d'une revue de jardinage 'The Gardeners' Chronicle' jusqu'en 1907. Il publie des ouvrages sur les prairies, les mutations chez les légumes, 'A general view of the genus Cupressus' - 1895 Londres, et un article sur les conifères du Japon découverts par Henry Ernest Wilson 'On the conifers of Japan' publié dans the Journal of the Linnean society de Londres, v.XVIII, n° 113 du 9 Juillet 1881, consultable en ligne.
    Onze espèces lui ont été dédiées sous la forme mastersiana, Aristolochia, Balsamina, Cordula, Coryanthes, Cythea, Impatiens, Larix, Passiflora, Pinus, Thunia et un Nepenthe horticole.
    * Parodi, abréviation botanique pour l'ingénieur agronome argentin Lorenzo Raimundo Parodi (1895-1966), il est en charge de la réalisation de la première édition de 'La Enciclopedia Argentina de Agricultura y Jardinería' en 3 volumes (1959 - 1964) - Acme, Buenos Aires, qui est réversée et commercialisée. Un genre de cactus lui est dédié Parodia.
    *William Robinson fondateur de la revue britannique "The Garden An illustrated weekly journal Horticulture in all its branches" du 25 novembre 1871 jusqu'en 1927, consultable en ligne à la BHL (Biodiversity Heritage Library).
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