Polygonatum multiflorum- Sceau de Salomon
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    polygonatum
    Polygonatum odoratum
    Nom commun : Sceau de Salomon multiflore, Faux muguet, Herbe aux panaris, autrefois Grenouillet, Muguet de serpent, nommé par les anglophones 'Sweet-scented Solomon's Seal, Solomon's seal', en allemand 'Echtes Salomonssiegel, Wohlriechende Weißwurz, en espagnol 'Sello de Salomón', en italien 'Sigillo di Salomone, Ginocchietto'.
    Nom latin : Polygonatum multiflorum (L*) All*, 25 synonymes retenus, dont Convallaria multiflora L.* (1753), Polygonatum pruinosum Boiss.* dont 12 sous la forme var.
    famille : Convallariaceae (Liliaceae)
    catégorie : vivace géophyte, aux rhizomes noueux et rampants, de couleur ocre jaune, aux racines charnues blanchâtres.
    port : touffe dressée de tiges anguleuses arquées.
    feuillage : caduc, vert clair, revers plus clair aux nervures saillantes, à l'automne virant au jaune d'or, puis à l'ocre jaune.
    De longues feuilles sessiles, lancéolées disposées sur deux rangées, celles du bas sont plus ovales.
    floraison : au printemps courant mai-juin, selon climat, parfumée rappelant ceelui du sureau. Paires axillaires, de fleurs tubulaires pendantes à lobes dentelés, pédoncule court et fin.
    couleur : blanc crème et blanc verdâtre, marginé de vert acide.
    fruits toxiques : des baies globuleuses et pruineuses, virant au noir à noir bleuté à maturité, contenant de 1 à 3 graines piriformes ridées. Des baies, qui en cas d'ingestion, peuvent provoquer des troubles digestifs parfois occasionner des troubles cardiaques.
    croissance : assez rapide, si l'on accepte de patienter les premières années qu'il s'installe paisiblement.
    hauteur : 0.60 à 0.90 m.
    plantation : au printemps ou à l'automne.
    multiplication : par division de touffe et par semis.
    sol : humifère, frais, aime le calcaire, acide ou neutre ou alcalin, plutôt fertile.
    emplacement : ombre ou mi-ombre, c'est une plante de sous-bois.
    origine : dans les bois de feuillus frais et et fourrés ombragées de l'Europe jusqu'au Caucase, en Sibérie et au Japon.
    zone : 5a-9a, U-K hardiness H7, USDA zones 4a-8b. Tolère aisément - 34 °C.
    entretien : il n'aime ni les grosses chaleurs ni la sécheresse, veiller à maintenir le sol frais et humide, arroser sans excès en été, au printemps effectuer un apport de compost, car il aime les sols riches en humus.
    Pour les enfants supprimer les baies toxiques lorsqu'elles parviennent à maturité.
    maladies et ravageurs : exempt de maladie pour l'instant, les jeunes pousses tendres sont convoitées des limaces (slugs) et les feuilles par les larves d'un hyménoptère, la tenthrède du sceau de Salomon Phymatocera aterrima (Solomon's seal sawfly).
    NB : son nom Polygonatum désigne en latin et en grec une renouée (Bistorta), vient du grec 'polus' qui signifie nombreux, plusieurs et du mot grec 'gonu' qui désigne le genou faisant allusion aux articulations des rhizomes ou des tiges du genre. Ce Sceau de Salomon est encore présent dans les anciens jardins de l'Europe, dans les plates-bandes et les massifs ombragés, car il ne suscite pas entretien et on lui prête une grande longévité, un incontournable avec les acanthes.
    Ce genre comprend une trentaine d'espèces de vivaces rhizomateuses, originaires des zones tempérées de l'Amérique du Nord et de l'Eurasie.

    Parmi les hybrides et cultivars citons :

    • Polygonatum odoratum var. odoratum , des feuilles larges d'un vert acide, paires de petites fleurs blanches à marge verdâtre.

    • Polygonatum odoratum var. pluritlorum aux tiges d'un violet pourpre, de larges feuilles vert clair à vert acide, paires de fleurs longues et étroites de couleur blanc crème à corolle ourlée de vert acide, avec un fin pédoncule pourpré.

    • Polygonatum odoratum 'Flore Pleno', a des fleurs doubles.
    • Polygonatum odoratum 'Fireworks' au feuillage vert clair, marginé de crème, zones 4-9.
    • Polygonatum odoratum 'Variegatum' a feuillage panaché.
    • Polygonatum hybridum issu de croisement entre Polygonatum multiflorum et Polygonatum odoratum, environ 80 cmm de haut.

    • Polygonatum x hybridum 'Georges Barker', aux tiges et larges feuilles d'un vert acide, griffé de stries de couleur crème, floraison blanc crème.

    • Polygonatum x hybridum 'Striatum', tiges vert jade, feuillage d'un vert assez foncé strié de blanc et de vert plus pâle à marge irrégulièrement bordé de blanc, 50 cm de haut, 2 à 3 petites fleurs étroites blanches.

    Parmi les cultivars, citons :

      Polygonatum odoratum
      Polygonatum odoratum
    • Polygonatum biflorum 'Giant', avoisine les 2 m, de larges feuilles obovales d'un vert jade soutenu et des petites fleurs verdâtres.
    • Polygonatum japonicum' Variegatum', de 30 à 50 cm, feuillage marginé irrégulièrement de blanc crème, pointe des corolle légèrement verdâtre.e
    • Polygonatum hybridum 'Weihenstephan', aux feuilles d'un vert moyen, fleurs crème à collerette marginée de vert acide.

    • Polygonatum verticillatum'Himalayan Giant', zones 4/5-9.

    Quelques autres espèces du genre :

    • Polygonatum biflorum (Walt.) Elliot, donné pour synonyme de Polygonatum commutatum A. Dietr, Polygonatum melleum Farw, Sceau de Salomon gigantesqueoriginaire de l'est et du mid-ouest de l'Amérique du Nord (notamment au Wisconsin),où il est connu sous le nom de 'Giant' ou 'Smooth Solomon's-seal', 90 cm avoisine les 2 m, des feuilles obovales-lancéolées, effilées en pointe d'un vert acide, sur un même pédoncule bifide ou trifide, 2 à 3 petites fleurs pendantes d'un blanc verdâtre à jaunâtre, il existe des sous espèces et cultivars.<.p>
    • Polygonatum falcatum A. Gray, Sceau de Salomon en faucille, originaire du Japon et de la Corée, de c50 à 90 cm, des tiges d'un vert acide pourpré, de larges feuilles d'un vert acide, paires de fleurs étroites, blanc crème, le bord du calice est ourlé de vert acide, pédoncule pourpré.

    • Polygonatum hookeri Baker, synonymes Polygonatum pumilum Hua, Polygonatum pumilum Royles ex Kunthe, Sceau de l'Himalaya, connu des anglophones sous le nom de 'Himalayan Solomons Seal', originaire de l'Himalaya et de l'ouest de la Chine (Séchouan), de très petite taille 0,03 à 0.07 m, tapissant, aux feuilles dressées, lancéolées, d'un vert assez pâle pouvant être pourpré, des fleurs étoilées, dressées, mauve pâle à gorge plus claire, idéal pour les rocailles alpines.

    • Polygonatum humile Fisch. ex Maxim, originaire de Chine, Sibérie, Corée, Japon, de 15 à 30 cm de haut et des fleurs verdâtre.

    • Polygonatum japonicum C.Morren & Decne., originaire du Japon en zone tempérée.
    • Polygonatum latifolium (Jacq.) Desf, originaire de l'Europe et de l'Amérique du Nord.
    • Polygonatum multiflorum (L.) All., Sceau de Salomon multiflore, originaire de l'Europe et de Russien 1 m.
    • Polygonatum officinale All., synonymes, Polygonatum anceps Moench, Polygonatum vulgare Desf., Sceau de Salomon officinale, Sceau de Marie, originaire de l'Europe et la Sibérie.

    • Polygonatum orientale Desf., Europe et Asie Mineure, présent en Turquie.
    • Polygonatum obtusifolium Miscz. ex Grossh
    • Polygonatum odoratum (Mill.) Druce, le Sceau de Salomon odorant est originaire des sous-bois de l'Europe, présent depuis l'Espagne jusqu'en Scandinavie, Grande-Bretagne incluse, et de la Sibérie jusqu'en la Chine, présent dans la chaîne de l'Himalaya., environ .90 m, de mai à juillet des fleurs d'un blanc verdâtre, avec la marge de la corolle avec un liseré vert, suivies de baies d'un bleu noir.
      En phytothérapie et dans les médecines traditionnelles depuis des milliers d'années, il est utilisé sous forme de cataplasme pour traiter les brûlures, oedèmes, les ecchymoses, les petites plaies et régénérer les tissus. La racine récoltée à l'automne y est réputée pour ses nombreuses propriétés antitussive, cardiotonique, émolliente, diurétique, énergisante, hypoglycémiante, ophtalmique, résolvante, sédative et tonique.
      La plante dans son intégralité servait à la fabrication d'une eau distillé qui était réputée tonifier et soigner la peau et elle entrait dans la composition de lotions et autres produits cosmétiques.
      Les jeunes pousses sont récoltées au printemps et préparer comme les asperges et la racine riche en amidon autrefois était consommée cuite.

    • Polygonatum polyanthemum, Link. originaire d'Europe.
    • Polygonatum severtzovii Rgl. , originaire de l'Asie, 80 cm à 1 m.
    • Polygonatum stewartianum originaire de Chine, 80 cm. Fleurs d'un rose mauve.
    • Polygonatum verticillatum (L.) All., synonyme Polygonatum leptophyllum (D. Don) Royle, originaire de l'Himalaya, environ 80 cm. Fleurs blanches, fructification rouge.

    Annotations :
    *All., abréviation botanique pour le médecin et botaniste piémontais, Carlo Allion (1728 -1841). Auteur d'une flore en latin "Flora Pedemontana, sive enumeratio methodica stirpium indigenarum Pedemontii", en 1785. Consultable sur archiv.org.

    polygonatum odoratum (image kurt Stueber)
    Kurt Stueber
    *Boiss., abréviation botanique pour le nom du botaniste-explorateur-collecteur suisse Pierre Edmond Boissier (1810-1885). On lui doit l'introduction de milliers de plantes rapportées de ses voyages et de nombreux ouvrages dont 'Voyage botanique dans le Midi de l'Espagne pendant l'année 1873', illustration de J C Heyland et 'Flora orientalis : sive, Enumeratio plantarum in Oriente a Graecia et Aegypto ad Indiae fines hucusque observatarum' (1867-1884). L'herbier du Collège royal de Saint-Laurent-de-l'Escurial, conserve encore quelques-unes de ses plantes herborisées en Andalousie.

    *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnaeus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une Flora lapponica et son herbier, le plus riche de son époque contenant 7000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm.
    Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède.
    Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier.
    Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite par le philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, publiée par l'academie-sciences.fr, format pdf.

    *Mill.; abréviation botanique pour le botaniste écossais Philip Miller (1691-1771), on lui doit la référence pour les jardiniers du 18e siècle 'The Gardener's Dictionary' du jardin de Chelsea, édité à Londres 1755-1760, illustré de nombreuses gravures de Ehret, Lancake et John Miller.
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