Chrysanthemum 'Mei-Kyö'- Chrysanthème coréen 'Mei-Kyo'
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    Chrysanthème coréen Mei-Kyo 24 octobre
    F.D.Richards © Flickr
    Nom commun : Chrysanthème coréen 'Mei-Kyo', Chrysanthème de Corée ' Mei-Kyo', cliquer sur la photo pour découvrir d'autres cultivars.
    Les chrysanthèmes sont nommés par les anglophones 'Mum, Garden mums, Fall mums, Florist mums, Pot mums, Potted mum', en allemand 'Chrysantheme', en arabe 'Aqhawan', en danois, norvégien, suédois 'Krysantemum', en italien, espagnol et portugais 'Chrysantemo', en finnois 'Krysanteemi', en néerlandais 'Chrysant', en russe 'Khrizantema'
    Nom latin : Chrysanthemum coreana 'Mei-Kyo' autrefois classé dans le genre Dendranthema. Ce nom de coreanum est contesté on le trouve également commercialisé sous Chrysanthemum x indicum, ou Chrysanthemum x morifolium Chrysanthemum x.
    Nom latin espèce type : Chrysanthemum coreanum (H.Lév.* & Vaniot) Nakai*, qui a pour synonymes retenus après révision en 2012 Chrysanthemum zawadskii subsp. coreanum Y.N.Lee*, Dendranthema coreanum (H.Lév. & Vaniot) Vorosch.*, Matricaria coreana H.Lév. & Vaniot*.
    famille : Asteraceae.
    catégorie : vivace à souche ligneuse aux tiges semi-ligneuses ramifiées vertes duveteuses en tête, au système racinaire fibreux, bien souvent cultivé en bisannuelle.
    port : touffe buissonnante arrondie très ramifiée et compacte.
    feuillage : caduc, épais, vert foncé mat. Feuilles alternes pennatiséquées aux segments à marge plus ou moins ondulée.
    floraison : deuxième moitié de l'été, automne. Sur des tiges bouquets de petites fleurs doubles aux capitules aux nombreuses ligules formant des pompons, au centre des fleurons tubulaires.
    couleur : rose magenta à lilacé soutenu, pâlissant à l'épanouissement, coeur du capitule jaune.
    Les boutons floraux globuleux sont partiellement lavé de rose verdâtre ou blanc verdâtre irisé
    croissance : rapide.
    hauteur : 0.50 à 0.70 m et plus selon origine.
    plantation : au printemps de mars à juin ou au cours de l' automne, tous les 0.40 à 0.50 cm, compter 5 à 6 plants au m².
    multiplication : par division de souche en prélevant de préférence les tiges périphériques et par bouturage de rameaux périphériques de janvier à mai sans oublier ensuite de pincer régulièrement pour favoriser la ramification jusqu'à la mi-juin/début juillet, puis par la suite si nécessaire ébourgeonner.
    sol : ordinaire, fertile, alcalin, un peu calcaire, frais humide en période estivale et surtout bien drainé, déteste les sols détrempés en hiver.
    emplacement : soleil, mi-ombre quelques heures dans la journée tout en sachant qu'il a besoin d'au moins 6 heures d'ensoleillement pour fleurir.
    entretien : supprimer régulièrement les fleurs fanées pour prolonger la floraison, on peut rabattre un peu en fin d'hiver ou carrément après la floraison pour lui redonner forme et favoriser la ramification. Chaque année effectuer un apporter du compost avant le démarrage de la végétation, penser à rajeunir la touffe tous les 2 ans et le diviser tous les 4 à 5 ans.
    Il est bon de "pincer" les tiges en fin de printemps pour obtenir un port plus compact et éviter ainsi qu'une partie de la plante ne verse sous le poids des fleurs.
    zone : 4 - 9, UK : H1, USDA Zone 4a - 9b, tolère aisément -15°C, une fois installé il tolère plus ou moins la sécheresse. Ailleurs rentrer les potées en serre froide durant l'hiver.
    origine : une ancienne variété qui est ressortie dans les collections 2012 mais dans un ton peut être un peu plus soutenu, une variété très florifère qui forme rapidement d'importantes touffes. Des visiteurs l'aurait entr'aperçu dans le jardin privé d'André Ève*.
    entretien : supprimer régulièrement les fleurs fanées pour prolonger la floraison, on peut rabattre un peu en fin d'hiver ou carrément après la floraison pour lui redonner forme et favoriser la ramification.
    Chaque année effectuer un apport de compost avant le démarrage de la végétation, penser à le diviser.
    culture en pot : prévoir un mélange composé de terreau de feuilles enrichi, de sable et de tourbe blonde ou brune, on trouve dans le commerce des substrat spéciaux pour les chrysanthèmes composé de tourbe noire, tourbe blonde et d'argile (20% ).
    Arroser régulièrement mais sans excès en laissant sécher le substrat entre 2 arrosages et en retirant l'eau restante des dessous de pot, effectuer tous les 15 jours un apport d'engrais pour plantes à fleurs, prévoir un bon paillage pour l'hiver.
    maladies et ravageurs : il est sensible à la pourriture des racines et des tiges, un champignon qui bruni le collet et provoque le flétrissement de toute la plante, il peut-être sujet à plusieurs maladies fongiques dont l'oïdium qui poudre de blanc le feuillage, à la rouille et aux taches foliaires et bien d'autres, consulter le RAP.pdf du bulletin d’information n° 8 du 4 juillet 2017 du Réseau d'avertissements phytosanitaires pour les cultures ornementales.
    Les galeries blanchâtres sur les feuilles sont dues à la larve de la mineuse du chrysanthème, une minuscule mouche Phytomyza syngenesiae qui pond ses oeufs sur le revers des feuilles, il est conseillé de brûler les plantes infestées.
    Il peut subir les assauts sur les boutons, les fleurs et sous les feuilles de diverses espèces de pucerons dont le puceron brun du chrysanthème Macrosiphoniella sanborni, qui provoque des déformations et le dépôt de miellat favorise l'apparition à long terme de la fumagine.
    En période chaude et sèche il peut être envahi par des acariens dont le tétranyque à deux points Tetranychus urticae.
    Sujet aussi à 2 espèces de thrips Frankliniella occidentalis et Thrips tabaci que l'on trouve fréquemment sur les oignons, la lutte biologique utilise en serre un acarien prédateur Amblyseius swirskii pour lutter contre les aleurodes, les thrips et les tarsonèmes qui s'attaquent aux cultures fruitières et ornementales.
    Mei kyö' fin octobre
    F.D.Richards © Flickr
    NB : son nom Chrysanthemum vient de grec 'chrysos' qui signifie or et de 'anthemon' qui signifie fleuri, 'anthos' désigne la fleur parce qu'initialement c'était une fleur d'un jaune doré qui était cultivée dans les jardins depuis des milliers d'années et son nom spécifique coreanum, coreana pour nous préciser son origine coréenne. Les jardiniers nord-américains les nomment 'korean mums', ils ont été introduits pour la première fois dans le Connecticut en 1930 par le célèbre pépiniériste Alex Cummings qui a croisé Chrysanthemum coreanum avec Chrysanthemum sibiricum et depuis quelques années ils ont redécouvert au coeur des jardins d'anciennes variétés qui résistent bien au froid et qui y sont à nouveau diffusées que l'on trouve commercialisé avec un k koreanum. Dans le dictionnaire historique du Japon 'Kinen-mei-kyô' désigne des miroirs de bronze et 'meikai' signifie clarté.
    En coréen le nom du chrysanthème est 'gughwa', en chinois 'jù shû', en japonais 'kiku', avec le cerisier, il est la fleur nationale du Japon introduit depuis la Chine à la période Heian (794 -1185), présent sur le drapeau de l'Empereur, qui est appelé 'Kiku No Gomon' c'est-à-dire 'noble insigne du chrysanthème' à 16 ligules doubles, ce sceau est l'emblème de la famille impériale depuis la période de Kamakura (1185 à 1333 ap. J.-C.), et depuis 1876 il existe l'Ordre du Chrysanthème, la plus grande distinction pour un nippon et il est largement représenté dans les éléments architecturaux de l'architecture traditionnelle, sur des éventails, paravents, ombrelles, sur les gardes circulaires en fer des sabres japonais, découpées de multiples rayons en pétales de chrysanthèmes ou formée d'un chrysanthème flétri, les pétales retombantes.
    En Extrême-Orient le chrysanthème jaune est le symbole de la longévité et de l'immortalité. Les chrysanthèmes blancs et jaunes sont asiatiques, les autres tonalités ont été introduites par les européens; un reporter relate dans un article "Les peintres de fleurs se sont inspirés de ses tons « modernes », vieil or, vieux rose, havane, caroubier, loutre, chaudron..."; et les premières expositions internationales de Chrysanthèmes ce sont déroulées avec un franc succès à Troyes en 1886 puis à Roubaix en 1888.
    Les premiers chrysanthèmes japonais* ont été importés au jardin botanique d'Amsterdam vers la fin du 17 ème siècle, une introduction sans lendemain.
    En France, c'est juste après son arrivée en Chine qu'en 1740 le missionnaire jésuite Pierre Nicolas d'Incarville* fait parvenir à Bernard de Jussieu un spécimen de Chrysanthemum indicum pour l'herbier du Musée, ce chrysanthème cité et décrit en 1753 par Linné* est originaire de Chine et du Japon, il serait à l'origine des nombreux 'Chrysanthèmes des fleuristes'.
    Au cours de l'année 1788 un homme de sciences, le capitaine de marine marseillais Pierre Blancard (1741-1826), au retour de son 5 ème séjour en Chine, il rapporte sur sa frégate 3 boutures de chrysanthème, une seule survit et fleurit pourpre dans son jardin et 2 ans plus tard elle est présente à Paris au Jardin du Roy*, assurant ainsi sa postérité.
    A plusieurs reprises les chrysanthémistes lui ont rendu hommage à Aubagne, car c'est la première ville de France où furent planter dans son jardin aubagnais les premiers chrysanthèmes français, lire sa biographie.
    C'est dans un jardin à Toulon qu'un botaniste toulousain le capitaine Marc Bernet (1775-1856), entreprend avec son jardinier de multiplier les chrysanthèmes par semis et non plus par division d'éclats de souche, obtenant ainsi des tonalités différentes et découvrant aussi des mutations, sa statue se trouve au Jardin des plantes à Toulouse. Il a été suivi dans sa démarche par d'autres semeurs et c'est à partir des trouvailles rapportées du Japon par Robert Fortune qu'en 1846 la race pompon s'est constituée; entre 1860 à 1862 au cours de son second voyage au Japon tout en poursuivant sa quête sur la culture du thé découvre et rapporte quelques spécimens de la grande tribu des chrysanthèmes japonais aux ligules laciniées, turbinées ou filiformes, les fameux 'chrysanthèmes fous'.

    Il existe d'innombrables variétés issues de croisements entre des espèces extrême-orientales puis pour certaines des croissement entre les différentes obtentions, les plus précoces fleurissant dés le mois de juillet, les autres d'août à novembre et c'est pour cette floraison tardive et sa résistance aux frimas de l'automne que le chrysanthème des fleuristes est devenu la fleur consacrée aux défunts, la marguerite des morts qui connaît son heure de gloire en France à la Toussaint pour rendre hommage aux proches disparus et témoigner de leur souvenir, tradition qui remonte à la fin de la première guerre mondiale où le 11 novembre a été décrété le fleurissement des tombes des soldats tombés au champ d'honneur.
    La Toussaint est l'une des grandes fêtes de la chrétienté, qui célèbre tous les Saints qui ont été martyrisés pour leur foi, c'est l'un des quatre grands moments de l'année liturgique chrétienne avec Noël, Pâques et la Pentecôte, elle a été transférée au 1er novembre en 835 et l'on considère usuellement que la fête des Trépassés (fête des morts) instaurée par l'abbé Odon de Cluny est la commémoration de tous les défunts, de tous nos morts, a été fixée au 2 novembre, le lendemain de la Toussaint, c'est la plus ancienne des fêtes instituée par l'abbé Odillon de Cluny, s'appliquant au début à Cluny* et aux monastères clunisiens avant de gagné en une vingtaine d'années l'ensemble de la chrétienté. La cérémonie liturgique commence la veille au soir (31 octobre) durant les Vêpres.
    Piet Mondrian - 1909
    Cette période correspond à la circulation des âmes errantes lors de la nuit de la Toussaint pour gagner leur lieu de repos et les processions qui se dirigent vers les cimetières ces jours-là suivent les itinéraires du purgatoire (passa de purgatori) en Occitanie, à la fin du Moyen-Age elles étaient patronnées par les conféries du Saint-Esprit.

    Le chrysanthème est l’emblème des jours de deuil :
    "Sous un ciel gris et froid, orphelins, mères, veuves,
    Le jour de la Toussaint on vous voit défiler.
    Sur votre front on lit vos cruelles épreuves,
    Et parfois de douleur vous semblez chanceler.
    Portant, avec respect, un pot de Chrysanthèmes,
    Vers la lointaine tombe, où dort l’être adoré,
    Vous dirigez vos pas. Oh! quels sombres poèmes!
    Combien ce jour est triste et cependant sacré! "
    Frédéric Berthold, recueil sur les fleurs et fruits (E. Dentu - Paris).

    Ce chrysanthème est le pivot de la chanson le Testament de Georges Brassens en 1957, il relate l'écriture de cette chanson au cours de l'émission de Philippe Nemo sur France Culture le 19 février 1979, INA audio, écouter chanson la chanson 12 juin 1957, INA vidéo (2min 30s).

    Le Testament
    ..."Avant d'aller conter fleurette
    Aux belles âmes des damné's,
    Je rêv' d'encore une amourette,
    Je rêv' d'encor' m'enjuponner...
    Encore un' fois dire "Je t'aime"...
    Encore un' fois perdre le nord
    En effeuillant le chrysanthème
    Qui'est la marguerite des morts.
    En effeuillant le chrysanthème
    Qui'est la marguerite des morts.

    Dieu veuill' que ma veuve s'alarme

    En enterrant son compagnon,
    Et qu'pour lui fair' verser des larmes
    Il n'y ait pas besoin d'oignon..."

    Pourtant en 1884 dans les sélection d'étrennes il était proposé dans la presse : 'L’étrenne utile est la rivale de l’étrenne frivole. Les fleurs de velours, chrysanthèmes riches, ou roses de Roy*, ou violines à piquer sur une traîne de robe de bal, ou disposées en cordon de maréchal sur une jolie taille.
    Il a inspiré de nombreux auteurs dont Pierre Loti auteur du Pêcheur d'Islande, qui publie avec un grand succès 'Madame Chrysanthème', une roman sur sa vie à Nagasaki avec une japonaise, accompagné de dessins et d'aquarelles D Rossi et Myrbach, gravure de Guillaume Frères, consultable en ligne à la Bnf-Gallica publié chez Calmann Lévy en 1888.
    Dans le langage des fleurs le chrysanthème de préférence blanc symbolise l'espoir, la joie, la loyauté et la longévité. Il est la fleur officielle de la ville de Chicago.
    Mais tout ces chrysanthèmes ont bien leur place au jardin dans les bordures, les plates-bandes de vivaces, les massifs et les mixed-borders, sur les talus ou simplement dans des potées pour animer balcons, patios et terrasses.
    Au début des années 1960 le genre Chrysanthemum a été divisé et certains d'entre eux ont été renommés Dendranthema à la demande de l'agronome russe Nickolae Nikolayevich Tzvelev (1925,-2015) qui arguait qu'il n'y avait pas de similitude entre certaines espèces, choix retenu par l'ISHS mais critiqué et rejeté par un grand nombreux de botanistes jusqu'en 1995 où lors du Congrès internationale de botanique la controverse pris fin et tout rentra dans l'ordre en leur rendant leur nom initial, c'est pour cela que vous trouvez pour certains d'entre eux encore comme synonyme Dendranthema, un nom finalement qui était surtout utilisé par les horticulteurs néerlandais. En août 2002 à Toronto le Congrès international d'horticulture, a enregistré ce changement définitif de nom auprès de la ISHS Commission for Nomenclature and Registration.
    Ce genre comprenait 681 noms d'espèces après révision en mars 2012 seulement 43 noms ont été retenus, 37 espèces sont originaires de l'Asie tempérée dont 22 de Chine dont 13 d'entre elles y sont endémiques et 518 autres noms sont considérés comme étant des synonymes dont 147 d'entre eux sont des taxons infraspécifiques et 121 autres noms demeurent non évalués en 2020.
    Chaque année à Tokyo au sanctuaire shinto de Yushima Tenman-gû se déroule au mois de novembre (du 1 nov au 23 nov) le festival du chrysanthème japonais (Kiku matsuri), tandis qu'en février les gens viennent voir les 300 pruniers en fleurs.
    Dans le Loiret se trouve le conservatoire nationale du chrysanthème Paul Lemaire, collection nationale CCVS* qui est en cogestion avec la ville de Saint-Jean-de-Braye.

    Katsushita Hokusai - éventail aux chrysanthèmes ODE AU CHRYSANTHEME
    Entre toutes les fleurs, le chrysanthème est pur et solitaire.
    Seule lui convient l'amitié des Sages.
    Par erreur son beau nom est connu des vulgaires
    Qui écrasent les barrières de l'Est.
    SI p'ei-lan XVIII" s. Patricia Guillermaz, La poésie chinoise : Anthologie des origines à nos jours - Paris, Seghers éd. 1957.

    Propriétés et utilisations :
    Elles sont indiquées sur le Chrysanthemum coreana 'Mei-Kyo', consulter sa fiche.
    Dans l'abécédaire consulter la liste des autres espèces de Chrysanthemum présents dans l'Encyclopédie.

    Annotations :
    *André Eve, le jardinier des Roses était à la retraite depuis 2000, célèbre rosiériste français spécialiste des variétés de roses anciennes et botaniques, à visiter courant mai et juin, la Roseraie des 'Roses Anciennes André Eve', un jardin paysager réalisé en 1980 à Morailles-Pithiviers-le-vieil (45308 - Pithiviers). Il nous a quitté dans la nuit du 1er août 2015, découvrez son Jardin du Centre Val de Loire (2013) une rencontre avec Alexandra Jansen, une designer de jardin allemande, vivant en France et travaillant sur des projets de jardins internationaux. Il faut compter entre 10 à 15 ans pour créer une rose.
    *chrysanthèmes japonais vers la fin de la période Edo (1603 à 1867), il y a eu au Japon une grande vogue des chrysanthèmes, les variétés japonaises étaient les 'Wagiku' et les européens ou nord-américains les 'Yogiku'; ce succès à fait que les techniques de sélection des chrysanthèmes se sont accélérées.
    Découvrir une série de gravures sur bois de diverses variétés de chrysanthèmes japonais réalisée par le célèbre peintre Hasegawa Keika (1892-1905), connue sous le nom de "Keihana Hyakukiku" (Cent Chrysanthèmes de Keika) publié en 3 volumes en 1887, 2 d'entre eux sont consultables en ligne au Smithsonian Museum, 3 livres de ses estampes ont été édités en 1966.
    *CCVS, association de scientifiques et d'amateurs créé en 1989, le Conservatoire des collections végétales spécialisées, oeuvrant de concert avec les détenteurs de collections publics, professionnelles ou privés contre la disparition des espèces botaniques et variétés horticoles, participant au recensement de ce patrimoine national avant de décerner ou non son réputé label.
    *Cluny, c’est un abbé de Cluny, Pierre le Vénérable (1122-1156), qui commanda à Tolède en 1142 la première traduction latine du Coran. L'histoire de la fondation de Cluny sur FranceArchives par Laurence Moulinier-Brogi, professeur d’histoire médiévale à l’université de Lyon II.
    *Jardin du Roy, jardin des plantes médicinales fondé par Louis XIII, après celui de Montpellier c'est l'un des plus anciens établissements scientifiques de France, il est devenu Muséum d'histoire naturelle par le décret du 10 juin 1793.
    *Incarville, missionnaire jésuite Pierre Nicolas Le Chéron d'Incarville (1706 -1757) passionné de botanique qui à partir de 1740 séjourne en Chine et fait parvenir des espèces chinoises à Antoine et Bernard de Jussieu au Muséum de Paris, un genre Incarvillea lui a été dédié.
    *H. Lév. abréviation botanique pour Hector Léveillé de son vrai nom Augustin Abel Hector Léveillé (1863 - 1918) prêtre missionnaire sarthois passionné de botanique. Au Mans, fondateur en 1891 de l'Académie internationale de géographie botanique qui publie une revue 'Le Monde des plantes', académie qui joue un rôle dans l'histoire de la géographie botanique et de l'écologie.
    *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), avant d'être anobli en 1757 Carl Linnæus, également médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'.
    A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772. En 1738, il fonde l'Académie des Sciences de Suède.
    Son herbier, le plus riche de son époque ne contenant que 7000 plantes. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et 'Species plantarum'.
    *Nakai, abréviation botanique pour le botaniste taxonomiste japonais Takenoshin Nakai (1882-1952), il travaille pour le compte du gouvernement, il effectue de nombreux séjours en Corée et il enseigne la taxonomie à l'Université impériale de Tokyo. On lui doit de nombreux ouvrages dont 'Flora Sylvatica Koreana' édité de 1916 à 1936, en 1927 'Lespedeza of Japan and Korea'.
    *Y.N.Lee, abréviation botanique pour le botaniste chinois Yong Non Lee (1920-2008).
    *Roses du Roy, Rose musquée.
    *Vaniot, abréviation botanique pour le révérend père jésuite Eugène Vaniot (1845-1913), un botaniste taxonomiste français membre de l'Académie internationale de géographie botanique, il a oeuvré en taxonomie avec Hector Léveillé.
    *Vorosch., abréviation botanique pour le botaniste russe Vladimir Nikolaevich Voroschilov (1908-1999) qui a enrichi les collections de l'Herbier de l'Université d'État de Moscou, fondée en 1755.
    natacha mauric © 21/10/2000 ® Jardin! L'Encyclopédie
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