Althaea officinalis - Guimauve officinale
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    Althaea officinalis
    Althaea officinalis en juillet
    Nom commun : Guimauve officinale, Guimauve sauvage, Mauve blanche, en occitan 'Guimalva, Guimauva, Malmes blanca', chinois 'Yao kui', nommée par les anglophones 'Marsh Mallow, Marshmallow (mauve du marais), White Mallow, Bismalva, Guimauve'.
    Nom latin : Althaea officinalis L.* (1753) , synonymes retenus, Althaea taurinensis D.C.*, Althaea vulgaris Bubani*, Althaea sublobata Stokes, Althaea micrantha Borbas, Althaea kragujevacensis Pancic ex N. Diklic & V. Stevanovic, Malva althaea E. H. L. Krause, Malva maritima Salisbury, Malava officinalis (L.) Schimper & Spenner.
    famille : Malvaceae.
    catégorie : vivace herbacée aux tiges velues et aux épaisses racines comestibles au goût sucré.
    feuillage : caduc, vert lichen HEX: #88b163, épais, tomenteux sur les deux faces, des poils étoilés. Des feuilles alternes palmatilobées à 3 ou 5 lobes à marge irrégulièrement dentée, point d'attache avec le pétiole pourpré.
    port : dressé, formant une touffe.
    floraison : longue en été, selon climat et altitude de juin-juillet jusqu'en septembre, fort visitée, par les bourdons et les abeilles, notamment les abeilles charpentières Xylocopa (carpenter bee), voir photo, source phototheque.enseigne.ac-lyon.fr
    Des fleurs axillaires à corolle à 5 pétales légèrement échancrés (émarginés), au centre un bouquet d'étamines soudées par les filets en un seul faisceau (monadelphes).
    couleur : blanc rosé à violacé veiné de parme, avec un fond de gorge plus foncé, bouquet d'étamines et anthères dans les tons d'améthiste à violet.
    fruits : orbiculaires, des schizocarpes de 8 mm, en forme d'anneau à 6 ou 9 divisions soudées vers la base, contenant de nombreuses graines réniformes d'un brun-rouge, rangées et serrées verticalement, les unes contre les autres.
    croissance : moyenne.
    hauteur : 1.50 à 2 m pour une envergure de plus ou moins 80 cm.
    plantation : à l'automne ou au printemps en espaçant les plants de 45 à 50 cm.
    multiplication : elle se ressème d'elle-même à l'automne ou soit soit par division des touffes à l'automne, soit après stratification par semis sous châssis ou serre au printemps, courant mars à avril, ou bien carrèment en place, de mai jusqu'en juillet.
    sol : au pH neutre (pH=7), riche, profond humide et frais, bien drainé et même salé.
    emplacement : soleil.
    zone : 5-9., U-K hardiness H6, USDA zones 3-7.
    origine : sud de l'Europe, Russie jusqu'au nord-est de la Sibérie, Afrique du Nord, Asie du sud-est et Asie centrale, Moyen-Orient (Turquie, Palestine, Syrie, Iran, Turkmenistan, Uzbekistan, Tajikistan, Kyrgyzstan, Kazakhstan, Afghanistan, Pakistan), région autonome du Xinjiang, au sud-ouest dans la province du Yunnan, sud-est dans la province du Jiangsu, au nord-est province du Shanxi, consulter la carte.
    Aussi présente en Amérique du Nord : Nord Dakota, Nebraska, Arkansas, Kentucky, Virginie, dans la région des lacs Winsconsin, Michigan, Ohio, jusqu'à l'atlantique, au Canada province du Québec et Ontario.
    entretien : arroser sans excès après la plantation puis laisser vivre jusqu'à la fin de la floraison et à ce moment-là, rabattre au ras du sol.
    maladies et ravageurs : comme les roses tremères, elle peut être sujet à la rouille (rust) et les boutons floraux peuvent être envahis par des pucerons (aphids). Début juillet, apparaissent des trous aux altises noires (flea beetles).
    NB : son nom Althaea vient du grec 'allaia', qui signifie guérison, faisant allusion aux propriétés médicinales de cette Guimauve et à celles de plusieurs autres espèces du genre et son nom spécifique officinalis officinale, vient du latin 'officina' qui signifie, qu'elle est réputée pour soigner les maux, mettant ausi en avant ses propriétés médicinales.
    Son nom commun de guimauve, selon la définitin del'Académie française est un mot féminin, du xiie siècle, wid malve, wimauve. Composé à partir du latin hibiscum, « guimauve », et malva, « mauve », sous l’influence du francique *wihsila, « griotte ». Ce genre comprend 8 à 10 espèces , originaires ses régions tempérées principalement du continent européen dont 5 d'entre elles sont présentes en France, dans les bois, les haies, fossés et broussailles, notamment 2 dans les Alpes-de-Haute-Provence, en Provence et Languedoc-Rousillon.
    Elle peut se trouver dans une plate-bande un peu sauvage, elle est également cultivée pour ses propriétés médicinales.
    illustration : planche 373, volume 3, de l'Herbier de France ou Collection complette des plantes de ce royaume (1776-1783) par Jean-Baptiste François Pierre Bulliard*, contributed by New York Botanical Garden, U.S.A.

    propriétés et utilisations :
    Depuis des siècles, cette guimauve fait partie des pharmacopées qui utilisent ses fleurs, ses feuilles ou ses racines comestibles au groût sucré, sont réputées avoir des propriétés anti-inflammatoires, expectorantes, Les racines contiennent de l'amidon, dela bétaine, du tannin, du sucre et des polysaccharides mucilagineux adoucissants et protecteurs, lui conférant des vertus émollientes et adoucissantes, bénéfiquent pour résoudre les troubles des voies respiratoires et les troubles gastro-intestinaux, protégeant aussi bien la muqueuse bronchique, que les muqueuses gastriques ou vaginales, mais légèrement laxative.
    Les confiseurs et les herboristes savaient de longue date que cette guimauve n'entrait pas dans la confection de pâte ou de bonbons du même nom, qui initialement étaient confectionnés avec de la gomme arabique*, du sucre, des blancs d'oeufs et de l'eau de fleur d'oranger, qui dans bien des cas, aujourd'hui sont remplacer par la préparation d'un sirop tiède de glucose additionné de gélatine, principalement de tissu conjonctif et d'os, de porc, boeuf ou poisson. Des bonbons qui se mangent après les avoir enfourché sur une baguette ou fourchette et fait doré et fondre partiellement sous les flammes d'un feu, les Mashmallows, bêtement surnommés chamallows (shamalolows) et que bien des gens consomment encore crus. Beurk !

    Dans l'abécédaire, consulter les 3 autres espèces et cultivars présentes dans l'Encyclopédie.

    Annotations :
    *Bubani, médecin-botaniste italien Pietro Bubani (1806-1888), qui, à partir de 1845 et durant une quinzaine d'années, explore la chaîne pyrénéenne. On retrouve ses travaux dans 'Flora Pyrenaea per ordines naturales gradatim digesta, opus posthumum editum curante' (1897-1901) édité par l'italien, Albert Julius Otto Penzig (1856-1923), qui fut professeur de botanique à l'université de Gênes. Abréviation botanique officielle : Bub.

    *Bulliard, le médecin, botaniste, graveur français, Jean-Baptiste François Pierre Bulliard (1742-1793), découvrir sa biographie publiée dans le Dictionnaire historique des membres de la Société linnéenne de Lyon.
    Althaea officinalis
    Pierre Bulliard (1742-1793)
    Son Dictionnaire élémentaire de botanique, ou Exposition par ordre alphabétique des préceptes de la botanique et de tous les termes, tant françois que latins, édition de 1783, qui est consultable à la Bnf.

    *DC., abréviation botanique pour Augustin Pyramus de Candolle (1778-1841), botaniste et docteur en médecin suisse, qui occupe en 1880 la chaire de botanique à la Faculté de Médecine de Montpellier, on lui doit une nouvelle classification des espèces expliquées dans 'La théorie élémentaire de la botanique (1813), ainsi que les 7 volumes du 'Prodomus systematis naturalis regni vegetablilis' (1824-1841) où sont décrites 60 000 espèces doublant ainsi les familles.
    Des ouvrages achevés par son frère et son petit-fils avec 80 000 plantes décrites. Auteur de 'Plantarum Succulentarum' (1799) ou l'histoire des plantes grasses et 'la Théorie élémentaire de la botanique' (1813). Il s'intéresse aux propriétés médicinales des plantes.
    En 1884, à Genève, le botaniste-taxonomiste suisse Robert Buser est nommé conservateur de l'herbier De Candolle (Herbier du Prodrome de Candolle), initié par ce dernier en 1824.

    *Gomme arabique, c'est une résine, riches en glucides, exsudée par l'Acacia arabica, l'Acacia horrida qui exsude la gomme du Cap, l'Acacia senegal, une gomme recherchée par l'industrie agro-alimentaire (confiserie et pâtisserie) et dans l'industrie du textile, l'Acacia seyal, qui produit la gomme 'Kordofan', elle aussi utilisée dans la fabrication de confiserie : dragées, gommes, pâte de guimauve et réglisse.

    *L., abréviation botanique officielle pour Carl von Linné auparavant Carl Linnaeus (1707-1778), médecin, botaniste-naturaliste suédois, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une Flora lapponica et son herbier, le plus riche de son époque contenant 7000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm. Abréviation botanique officielle : L.
    Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède.
    Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier.
    Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite parle philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat (1743-1794), marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, pdf publié par l'academie-sciences.fr.
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