Petrea volubilis  - Pétrée volubile, Liane Saint Jean
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    Petrea volubilis courant avril, Lanai City, Lanai, Hawaii.
    Forest & Kim Starr ©
    Nom commun : Pétrée volubile (nom donné au Mnhn), Petrea volubile, Liane Saint Jean, Diadème royal, nommée par les anglophones 'Queen's Wreath, Sandpaper Vine, 'Purple Wreath', cliquer sur la photo pour en découvrir 17 autres à Hawaï, en espagnol 'Estrella de Oriente (étoile de l'Est), Corona púrpura (Couronne pourpre), flor de Dios (Fleur de Dieu), Cuero de sapo (peau de crapaud, en référence aux feuilles rugueuses), au Brésil 'Machiguá, Flor de Santa Lucía (nom donné également à la Commelina), Corona de la Reyna (Couronne de la reine), Enredadera de Lija' (Vigne de papier de verre).

    Nom latin : Petrea volubilis L.* (1753), a été référencé au début à tort sous Petraea pulchella par Sessé & Mociño*, synonymes Petrea amazonica Moldenke* (1938), Petrea arborea Kunth* (1818), Petrea atrocoerulea Moldenke (1938), Petrea colombiana Moldenke (1938), Petrea fragrantissima Rusby (1927), Petrea kohautiana C.Presl(1845), Petrea mexicana Willd. ex Cham. (1832), Petrea nitidula Moldenke (1938), Petrea ovata M.Martens & Galeotti, Petrea racemosa Nees, Petrea retusa C.Presl (1845), Petrea riparia Moldenke (1938), Petrea rivularis Moldenke (1938), Petrea serrata C.Presl (1845), Petrea kohautiana f. alba (G.F.Freeman & W.G.Freeman) (1979), Petrea volubilis f. pubescens (Moldenke) Moldenke (1979)
    famille : Verbenaceae.
    catégorie : arbuste, liane grimpante à écorce grisâtre se fissurant avec les ans, avec un système racinaire étalé de racines blanches superficielles et fragiles. Liane pouvant être largement cinquantenaire.
    port : grimpant, buissonnant.
    feuillage : persistant, vert sombre, brillant, coriace, rugueux sur le dessus, au revers pourvu de poils glandulaires pédonculés, d'où le nom en anglais de Liane papier de verre 'Sandpaper Vine'.
    Longues feuilles opposées, elliptiques-oblongues, fortement nervurées et pourvues d'un court pétiole et sont disposées en verticille. Les nouvelles feuilles sont rougeâtres, marge légèrement dentée vers l'apex.
    floraison : dans son habitat naturel, régulièrement tout au long de l'année, nectarifère, visitée par les colibris et certaines espèces de papillons.
    En Europe, selon le climat, elle peut avoir au moins deux floraisons qui s'échelonnent du début du printemps jusqu'en l'automne et plus sous climat approprié.
    De longs racèmes axillaires et pendants, de 15 à 30 cm, de 15 à 30 petites fleurs, par racème à court pétiole. Les bractées sont croisées en X.
    Fleur tubulaire de 2,5 à 3,5 cm, à corolle plus foncée, formée de 5 pétales courts, arrondis qui tombent assez rapidement au bout de 1 à 2 jours, calice tubulaire violet, formé de 5 étroits sépales lancéolés et libres, refendus en pointe, demeurant longtemps en place.
    couleur : calice lavande à violet, corolle d'un violet soutenu.
    fruits : drupes charnues à deux noyaux contenant chacun une graine. Le tout enchâssé au centre du calice qui durcit à maturité et qui favorise l'expulsion.
    croissance : assez rapide.
    hauteur : 6 - 10 mètres et plus.
    plantation : au printemps ou à l'automne selon climat, loin d'une zone gazonnée à cause des engrais qui nuiraient à sa floraison.
    Il est nécessaire de prévoir un support (clôture, pergola, treillage, tonnelle) pour l'aider à grimper, dans le cas contraire, son port sera buissonnant.
    multiplication : par semis, par boutures de tige aoûtées, marcottage et prélèvement de rejets ou de racines.
    sol : tous, léger, riche en matière organique et frais, mais bien drainé. Prévoir, si nécessaire, effectuer un apport de sable et un lit de gravier ou de perlite.
    emplacement : soleil ou mi-ombre légère.
    zone : 10-11, U-K hardiness H1a, USDA zones 10b-11b, ailleurs, rentrer pour l'hiver, la potée dans une serre ou une véranda après l'avoir rabattue. Une fois établie, elle tolère la sécheresse et les embruns.
    origine : écozone néotropicale, c'est-à-dire Amérique Centrale et Amérique du Sud, présente au Mexique, Panama, Costa Rica ainsi qu'au Pérou et Brésil, notamment dans la partie amazonienne, consulter la carte.
    entretien : au jardin, les mois qui suivent la plantation demande un apport régulier en eau, mais sans excès. Chaque année, effectuer un apport de compost ou d'engrais organique. La taille s'effectue de préférence après la floraison.
    culture en pot : effectuer des arrosages réguliers durant la période de croissance et un apport d'engrais pour plante à fleurs toutes les 3 semaines.
    maladies et ravageurs : elle peut être sujette aux cochenilles à carapace (scale) et cochenilles farineuses (mealybugs), à l'intérieur, elle peut être sujette aux araignées (red spider).
    Un arrosage excessif et/ou une humidité abondante peut favoriser l'apparition de moisissure (mold).
    NB : son Petrea donné par Moldenke qui l'a dédié au lord Robert James Petre (1713- 1743), botaniste, horticulteur passionné de plantes exotiques qui a oeuvré pour le parc de Thorndon (Essex) et son nom spécifique volubilis; signifie volubile.

    Ce genre comprenait initialement, en 1938, 29 espèces référencées par Moldenke. Après révision en 2012, il ne comprend plus que 14 espèces de petits arbres, d'arbustes grimpants, originaires, dans l'ensemble, des Amériques en zone tropicale et subtropicale.
    Il existe un cultivar Petrea volubilis 'Alba' ou 'Albiflora' qui a été primé par la RHS* avec The Award of Garden Merit (AGM), comme son nom l'indique, elle présente des fleurs blanches.

    Propriétés et utilisations :

    Dans les pharmacopées traditionnelles amérindiennes, certaines ethnies comme les Wayãpi qui vivent en Amazonie, en Guyane et au Brésil, l'utilisent après préparation. Sa sève y est réputée pour traiter les brûlures, les blessures, les inflammations et les abcès.
    Aux Caraïbes, associée à d'autres plantes, elle s'utilise comme antidiarrhéique et comme abortif.
    Vous pouvez, à la bonne saison, admirer sur la Côte d'Azur, un spécimen au jardin botanique Val Rahmeh de Menton, sur la façade de la villa principale ; ainsi qu'au jardin botanique national de Belgique à Meise et un autre dans les serres du royal botanic garden de Kew - Surrey, Angleterre.

    Quelques autres espèces :

      Petrea volubilis courant avril, Lanai City, Lanai, Hawaii.
      Forest & Kim Starr ©
    • Petrea arborea Kunth* (1818), Pétrée arborée, est considérée par Powo comme un synonyme de la Petrea volubilis L.* (1753), bien que des pépiniéristes la proposent sous ce nom.

    • Petrea aspera Turcz. (1863), Pétrée rugueuse, une liane originaire du Costa Rica jusqu'au au Brésil. De grandes feuilles alternes, elliptiques.

    • Petrea asperifolia (Miranda) Hammel (2020), un arbuste originaire du sud du Mexique, dans l'État du Chiapas et en Amérique centrale.

    • Petrea blanchetiana Schauer. (1847), synonymes Petrea algentryi Moldenke (1983), Petrea peruviana Moldenke (1938), Petrea morii Moldenk.(1980), Petrea peruviana var. acuminata Moldenke (1938), présente du nord du Brésil, Guyane française jusqu'à Panamà et jusqu'au sud de l'Amérique du Sud en zone tropicale humide Colombie, Équateur, Pérou, Venezuela.

    • Petrea bracteata Steud. (1843), 4 synonymes retenus, Petrea candolleana Schauer (1847), Petrea martiana  Schauer (1847), Petrea schomburgkiana  Schauer.(1847), Petrea martiana var. glabrescens  Moldenke (1975), Pétrée à bractées, originaire du Brésil, en Amazonie et en Guyane en altitude, feuilles opposées obovales aux nervures et veinules fortement marquées donnant un aspect gaufré et d'étroits racèmes de quelques fleurs d'un violet mauve soutenu au pédoncule d'un violet plus foncé, voir photo dans floredeguyane, cliquer sur la photo ensuite, pour en voir d'autres © florenligne.

    • Petrea brevicalyx Ducke.(1932), pas de synonyme. Pétrée à court calice, Pétrée au court calice, endémique au Brésil en Amazonie, dans la région de Manaus. De longues et étroites grappes de très petites fleurs.
    • Petrea campinae Rueda (1992), un arbuste endémique au nord du Brésil, dans la région du parc national de Roraima dans l' État du même nom. Des feuilles alternes, oblongues, grappes de 10 cm avec une vingtaine de petites fleurs étoilées de 1 cm. Planche illustration de J. Myers, dans le volume 81 des Annales du Missouri Botanical Garden, publié en 1994 plantgenera.org

    • Petrea guianensis Cham. (1832), Pétrée de Guyane, pas de synonyme retenu, originaire de Guyane et Suriname, non référencée au Brésil, en zone tropicale humide.
    • Petrea insignis Schauer. (1847), pas de synonyme retenu. Pétrée remarquable, endémique à l'Amérique du Sud dans le bassin amazonien.
    • Petrea macrostachya Benth. (1838), pas de synonyme retenu. Pétrée à gros fleurs, présente au nord du Venezuela jusqu'au nord du Brésil, en Guyane française, l'État du Guyana et le Suriname. De grandes feuilles oblongues-elliptiques, de longues et fines grappes de petites fleurs. Planche herbarium kew.org.

    • Petrea maynensis Huber (1906), synonyme retenu, Petrea longifolia Moldenke (1938), Pétrée de Maynas, une andine originaire du nord du Pérou dans la province de Maynas et du Brésil en Amazonie.
      Une floraison en denses grappes pendantes, d'un blanc pur avec des calices vert chartreux. AuPérou dans la pharmacopée quichua, elle est utilisée comme abortif, en association avec d'autres plantes.

    • Petrea pubescens Turcz. (1863), synonymes Petrea glandulosa Pittier, Petrea scaberrima Moldenke, Petrea pubescens var. klugii Moldenke, la Pétrée pubescente, nomméee par les anglophones 'Queen's Wreath' (Couronne de reine), un arbuste originaire du Venezuela, aux longues feuilles vernissées à l'aspect gaufré et avec une marge ondulée. De longues grappes de fleurs blanches.

    • Petrea rugosa Kunth.(1818), 3 synonymes retenus, Petrea obtusifolia Benth., Petrea rugosa f. casta (Moldenke) Moldenke (1979), Petrea rugosa var. casta Moldenke. (1938) , Pétrée rugueuse, un arbuste endémique au nord de l'Amérique du Sud, présente au nord du Venezuela et au Panama.

    • Petrea sulphurea Jans.Jac. (1988), pas de synonyme. Pétrée soufrée, découverte tardivement en Guyane française. Elle se distingue par de nouvelles tiges anguleuses et ailées, des feuilles vernissées, opposées, elliptiques et dressées. Floraison en grêles épis d'une douzaine ou quinzaine de petites fleurs jaune pâle. Photo sur inaturalist ©Coqwallon.

    illustration : ci-dessous, publiée dans "Expédition royale espagnole en Nouvelle-Espagne" par Sessé & Mociño (1787–1803), collection Torner* du Hunt Institut de for Botanical Documentation, huntbotanical.org.

    Annotations :
    *Kunth., abréviation botanique pour le botaniste prussien Karl Sigismund Kunth (1788 - 1850), qui à Berlin, va gérer les collections récoltées par Alexandre de Humboldt au cours de ses séjours en Amérique et oeuvrer pour la parution de 'Plantes équinoxiales' publiées, en 7 volumes.
    Il rédige une monographie 'Notice sur Louis-Claude-Marie Richard,... ", où il écrit "Richard est certainement l'un des hommes de son siècle qui ont le plus contribué aux progrès de la botanique ; l'influence qu'il a exercé se fera sentir surtout par les travaux de ceux qui se sont pénétrés de ses principes, et qui marchent sur ses traces. Personne n'a poussé plus loin l'art d'observer la nature jusque dans les moindres détails .."; il y précise qu'il est l'auteur anonyme de 'Flora Borealis-Américana' de Michaux, en 2 volumes, publiée en 1803, consultable en ligne à la Bnf.

    *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnaeus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Sessé & Mociño
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une Flora lapponica et son herbier, le plus riche de son époque contenant 7000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm.
    Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède.
    Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier.
    Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite par le philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, publiée par l'academie-sciences.fr, format pdf.

    *Mociño, naturaliste, médecin et botaniste barcelonnais Josepho Mariano Mociño y Losada (1757-1820), assistant de Sessé nommé officiellement en 1791, botaniste de l'expédition au Mexique et Guatemala responsable des collections.
    Une partie de ses herbiers récoltés lors de ses expéditions à Cuba, Puerto-Rico, nord-ouest de l'Amérique, Amérique centrale et Mexique et ses illustrations sont rassemblées dans Lambert's Herbarium, qui est rattaché à l'herbier Delessert. Ils sont conservés au British Muséum et à Kew Garden, référencé sous le nom de : Herbier Pavón, il y a eu vraiment des malencontreux mélanges entre les collections. En 1813, fuyant la guerre d'indépendance en Espagne, il se réfugie à Montpellier auprès de De Candolle.

    *Moldenke, botaniste-enseignant et chercheur américain Harold Norma Moldenke (1908-1996), il fut le spécialiste des Verbenaceae.
    En 1970, il est nommé conservateur honoraire du jardin botanique de New-York où il a démarré sa carrière. Abréviation botanique Mold.
    En 1956, dans la Flore de Madagascar et des Comores (plantes vasculaires / publiée sous les auspices du gouvernement général de Madagascar et sous la direction de H. Humbert dès 1936, réédité par le musée d'histoire naturelle par famille.
    Il est l'auteur de monographies sur les Verbenaceae et divers autres genres parues dans 'Repertorium novarum specierum regni vegetabilis' (1933-1940), en collaboration avec son épouse Alma L. Moldenke fait paraître en 1952 'Plants of the Bible' (éd. Chronica Botanica Co. 1952), auparavant. Son herbier est conservé à l'Université d'Austin (Texas) au Plant Resources Center.

    *RHS., abréviation pour The Royal Horticultural Society, la société royale d'horticulture, fondée à Londres, le 7 mars 1804. Chaque année, elle décerne à de nouvelles obtentions, "The Award of Garden Merit" (AGM), au cours du Chelsea flower show, qui se déroule 5 jours durant, du 23 au 27 mai à l'hôpital royal de Chelsea, à Londres. C'est l'une des plus grandes expositions florales au monde. Cette distinction l'AGM, est la référence qui aide chaque année, les jardiniers britanniques à choisir les meilleures plantes pour leur jardin.

    *Sessé, médecin militaire, naturaliste aragonais Martin de Sessé y Lacasta (1751-1808). En 1787, il est nommé Directeur de l'expédition scientifique en Nouvelle Espagne (Mexique et Amérique central), son assistant est José Mariano Mociño. Au Mexique, en 1788 il entreprend la création du jardin botanique de Mexico et il initie l'enseignement de la botanique à l'Université, 3 ans après il se consacre totalement à la botanique et c'est ainsi que pour le compte du Roi Charles III d'Espagne, il monte une expédition scientifique qui parcourt 6 années durant le Mexique, Cuba, le Costa-Rica et la Californie y collectant des milliers d'espèces relatées dans 'Catalogo de animales y plantas Mexicanas', éditée en 1794. Ces collections, il les ramène en Espagne en 1803 et ce n'est que bien après sa mort paraissent ses oeuvres maitresses 'Flora Mexicana et Plantae Novae Hispaniae' en collaboration avec Mociño sont publiées en 1888 et 1889, réédité en 1894 à Mexico (consultable en ligne à la BHL).

    Leur herbier 'Flora de Guatemala' a été inclus dans l'herbier général du Jardin botanique de Madrid dès 1820.

    *Torner collections, Hunt Institute, Pittsburgh, U.S.A. par Sessé, M., Mociño Planche 1824 dessin effectué durant l'expédition royale espagnole en Nouvelle-Espagne (1787-1803), édité en 1893 collection Torner (1787-1803), Hunt Institute, Pittsburgh, U.S.A.
    natacha nmauric© 10/05/2003 ® Jardin! L'Encyclopédie
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