Clivia caulescens  - Clivie, Clivia caulescente
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    Clivia caulescens FarOutFlora © Flickr
    Nom commun : Clivie caulescente, nommée en Afrique du sud 'Boslelie', cliquer sur les photos pour en découvrir d'autres.
    Nom latin : Clivia caulescens R. A. Dyer* (1943), pas de synonyme.
    famille : Amaryllidaceae.
    catégorie : vivace herbacée à rhizome aérien à racines charnues fragiles qui servent d'organe de réserve. Il a la particularité de se surélever un peu du sol donnant l'impression d'avoir un semblant de tronc légèrement ovale.
    port : touffe évasée, disposée en éventail, avec rejets latéraux.
    feuillage : persistant, vert foncé, vernissé et coriace. Longues feuilles simples, engainantes, rubanées, mucronées, à nervure centrale fortement marquée.
    floraison : de la fin du printemps au début de l'été, dans l'hémisphère sud, le printemps démarre au 1er septembre et la fin de l'été est au 28 ou 29 février.
    La hampe florale apparaît vers la fin de l'hiver, au bout d'un long pédoncule, réunies en ombelles, 10 à 20 fleurs tubulaires, pendantes à lobes dentelés.
    fruits : lorsqu'il y a eu pollinisation des baies charnues, ovoïdes, vertes virant au rouge à maturité, compter environ 6 mois, contenant de 1 à 4 graines de 1 cm.
    couleur : rouge orangé plus ou moins soutenu à marge verdâtre, étamines saillantes dans un jaune assez vif.
    croissance : lente.
    hauteur : 0.50 à 1 m, voir plus dans son pays d'origine.
    plantation : au jardin, au printemps ou à l'automne, sous climat doux.
    multiplication : par semis à fleur de sol, de graines fraîches, en prenant soin de nettoyer auparavant la pulpe et de se laver les mains après la manipulation. Compter pour la levée, de 20 à 25 jours. Pour des graines sèches, les faire tremper dans de l'eau tiède durant 24 heures.
    Attention, elles sont très sensibles à la fonte des semis. Compter bien 4 ans pour le voir fleurir et pas forcément de la même couleur ; ou encore par division au printemps, des rejets munis d'au moins 4 feuilles, en prenant un grand soin aux racines. Laisser sécher les entailles sur les rhizomes durant une petite heure à l'air libre. Il est recommandé d'attendre quelques jours avant d'humecter le substrat.
    sol : fertile, acide ou neutre.
    culture en pot : choisir un substrat bien drainé et léger, genre terreau pour cactus ou orchidées. Rempotage tous les 2 à 4 ans, autrement juste effectuer un surfaçage, car il aime bien être à l'étroit dans son pot.
    emplacement : mi-ombre lumineuse à l'abri du vent.
    zone : 9-10, U-K hardiness H1C, USDA zones 9-11.
    origine : Afrique australe, au nord-est de l'Afrique du Sud, au Transvaal, dans les Midlands et au Swaziland, en altitude, dans les vallons humides, en sous-bois ou sur les troncs des feuillus.
    entretien : penser de temps en temps à nettoyer le feuillage avec un chiffon humide, l'utilisation de produit lustrant n'est pas recommandé.
    culture en pot : durant la période de croissance, arroser régulièrement sans laisser stagner de l'eau dans le dessous de pot. Durant la période de floraison, espacer les légèrement, car il semblerait qu'ainsi la floraison est nettement prolongée, à vous de tester.
    Au printemps et en été, le sortir au jardin sous une ombre légère. Durant la période de repos (d'octobre à février), le conserver dans une pièce lumineuse à une température de 7 à 13° en maintenant le substrat quasiment sec, pour être assurer d'avoir une floraison au printemps suivant.
    Pour une culture au jardin, prévoir un bon paillis pour maintenir le substrat frais, mais sans excès. Effectuer, chaque année, un apport d'engrais organique ou de compost.
    maladies et ravageurs : exactement comme toutes les autres espèces, peut subir les assauts des cochenilles farineuses (mealybugs), et il peut être sujet l'anthracnose (brown blight), aux taches foliaires (leaf spot), à la pourriture blanche (onion white rot) sur les tiges dû à un champignon Sclerotinia sclerotiorum (sclérotes, cottony rot).
    NB : son nom Clivia lui a été donné par Lindley* en souvenir de Lady Charlotte Florentia Clive Percy, duchesse de Northumberland (1787-1866), qui fut, vers 1823, la première dame anglaise à avoir la surprise de voir fleurir Clivia nobilis en lieu et place d'un Agapanthus, et caulescens qui faisant référence au semblant de tronc tubérisé qui surgit du sol.
    Ce genre ne comprend que 7 espèces, toutes endémiques à l'Afrique australe où, elles croissent dans les litières forestières, sur des sols rocheux et sont des épiphytes opportunistes. Elles ont un épiderme racinaire d'épiphyte.
    Les hybrideurs anglo-saxons et belges produisent des sujets remarquables par la taille et par le coloris des fleurs tandis que ceux sélectionnés depuis 1912 par les hybrideurs en Asie, ont des tailles plus réduites, des feuillages aux formes et aux couleurs variées.
    Cet engouement, en Asie pour le Clivia est dû certainement à sa ressemblance avec le Rohdea japonica. En Chine, il est nommé 'Chuî xiào jünzïlàn', plusieurs espèces ont été introduites et largement cultivées à des fins commerciales, dans la province de l'Hubei.
    Il existe de nombreux hybrides issus de croisement comme celui-ci : Clivia caulescens x gardenii à fleurs tubulaires pendantes orange saumoné à rouge orangé ayant la marge des lobes verdâtre.

    Propriétés et utilisations :
    Attention, les Clivia sont des plantes toxiques, elles contiennent de nombreux alcaloides du genre isoquinoline, tel que la cliviamartine, cliviamine, clivonine et la lycorine qui est la plus toxique d'entre elles. Toutes ces substances peuvent provoquer des dermites irritantes, mais aussi, en cas d'ingestion par les humains et les animaux domestiques, peuvent provoquer des troubles intestinaux, des vomissements et parfois provoquer des collapsus, voir la paralysie.
    Dans la pharmacopée traditionnelle zoulou 'Umayime' est utilisé pour traiter entre autre les morsures de serpents, les fièvres et calmer certaines douleurs.
    Des études menées par la NASA dès 1980 ont démontré que certaines plantes ont des propriétés absorbantes, dépolluantes neutralisant les divers produits se trouvant dans les matériaux (tissus, revêtements muraux, revêtements de sol, mobilier) présents dans nos intérieurs, dans les produits utilisés (peintures, solvants, colles, produits d'entretien, parfums d'ambiance) parmi ces plantes dites purificatrices figurent les Clivias.

    Contrairement aux idées reçues, les plantes produisent une quantité nettement plus important d'oxygène qu'elles ne rejettent de gaz carbonique, donc vous pouvez même en mettre dans les chambres.

    Autres espèces présentes dans l'Encyclopédie :

    • Clivia miniata Regel, Clivia vermillon, Lis, Fleur de Saint Joseph, Lis du Natal, consulter sa fiche.
    • Clivia nobilis Lindl., consulter sa fiche.

    Les autres espèces :

    • Clivia gardenii Hook, Clivia du jardin, originaire de l'Afrique du Sud,
      dans la province du Kwazoulou-Natal, région proche du Mozambique,
      floraison en avril
      Clivia caulescens en avril © Erick Lux - Flickr
      environ 60 cm avec une ombelle de fleurs tubulaires et pendantes, orange un soupçon de jaune avec l'extrémité verte, floraison à l'automne.
    • Clivia mirabilis J. Rourke, découvert en 2001, en zone méditerranéen semi-aride dans la province du Cap, au nord-estde la région de Nieuwoudtville, dans le district de Namakwa, une zone où les précipitations ont lieu en hiver. Des feuilles pourvues d'une raie blanche en partie centrale, floraison estivale, sur une tige rougeâtre, ombelle de fleurs pendantes quasiment mi orange et mi jaune, suivie de baies ovoïdes et rouges.

    • Clivia x cyrtanthiflora (Van Houtte) H.P.Traub, synonyme de Imantophyllum cyrtanthiflorum , un hybride issu d'un croisement entre Clivia miniata et Clivia nobilis, 40 cm, réunies en ombelles, des fleurs semi-pendantes dans un rose-orange ayant une floraison estivale.

    • Clivia robusta B. G. Murray, Ran, de Lange, Hammett,Truter & Swanev., Clivia des Marais, originaire de l'Afrique du Sud, à l'est de la province du Cap, le long des cours d'eau. Ombelle de fleurs tubulaires pendantes orange avec un soupçon de jaune et l'extrémité verte, floraison à l'automne.

    Annotations :
    *Dyer, abréviation botanique pour le botaniste, collecteur sud-africain Robert Allen Dyer (1900-1987). Auteur de nombreux ouvrages sur les plantes sud-africaines et également d'un magazine 'The flowering plants of South Africa', en 24 volumes, qui sont consultables en ligne chez Archive.org, et 'The flowering plants of Africa', inspiré du Curtis Magazine, les illustrations ont été réalisées par plus de 80 illustrateurs botaniques, publiées à Prétoria de 1922 à 1999.

    *Lindley, John Lindley (1799-1865), qui fut professeur de botanique à l'université de Londres et dans celle de Cambridge et l'assistant de Bank's et le secrétaire à la RHS*, on lui doit les descriptions des 77 espèces découvertes par Thomas L. Mitchell lors de ses 3 expéditions en Australie orientale vers 1838 et par la suite celles découvertes en Australie occidentale par Drummond et Molloy. En 1838 son intervention permis de sauver Kew garden de la destruction.

    *RHS., abréviation pour The Royal Horticultural Society, la société royale d'horticulture, fondée à Londres le 7 mars 1804, elle décerne chaque année à de nouvelles obtentions, "The Award of Garden Merit" (AGM), au cours du Chelsea flower show, qui se déroule 5 jours durant du 23 au 27 mai à l'hôpital royal de Chelsea, à Londres. C'est l'une des plus grandes expositions florales au monde.
    natacha mauric © 19.03. 2005 ® Jardin! L'Encyclopédie
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