Colletia cruciata - Collétie croix de fer
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    Nom commun : Collétie en forme de croix, Colletier croisette, en espagnol 'Espina de la Cruz', Cura-mamuel, Curumamil, Curro, Corona de cruz, Quina, en brésilien 'Cruzeiro' nommée par les anglophones 'Anchor Plant, Jet-Plane Plant, Crucifixion Thorn, Crucifix Thorn, Thorn of the Cross'.
    Nom latin : Colletia cruciata  Gill. & Hook., aujourd'hui plus connu sous le nom de Colletia paradoxa  (Spreng.) Escalante., synonymes Colletia bictanensis  Lindl.*, Colletia bictoensis  Lindl.,Colletia exserta  Klotzsch ex Reissek
    famille : Rhamnaceae.
    catégorie : arbuste épineux à souche ligneuse, aux larges et plates épines triangulaires acérées vertes à pointe ocre-jaune, imbriquées les unes dans les autres faisant songer à une ancre de bateau d'où le nom donné par les anglophones.
    port : érigé, buissonnant dense, rigide très ramifié,
    feuillage : caduc, vert-de-gris à vert vif glauque. Sur de courtes ramules opposées ou alternes, minuscules feuilles elliptiques (0,7 cm) et sessiles présentes juste sur les nouvelles pousses et qui tombent assez rapidement. Deux bourgeons axillaires, l'un formera l'épine et l'autre la nouvelle ramule.
    floraison : sous nos climats assez longue de la fin de l'été au début de l'automne voire plus tardive, dans l'hémisphère sud courant mars-avril, parfumée rappelant un peu le parfum de la pâte d'amandes ou du miel, visitées par les abeilles.
    A l'aisselle des ramules, bouquets de 5 à 2 petites fleurs hermaphrodites urcéolées à 5 lobes pointues retroussés, 5 étamines saillantes un style dans un court calice à 5 lobes.
    couleur : blanc cireux, bourgeons floraux et calice d'un blanc-verdâtre, anthères noires.
    fruits : capsules à trois loges ovoïdes (0,5 cm) d'un vert brillant.
    croissance : lente.
    hauteur : 2 à 3 m.
    plantation : au printemps loin des zones de passage.
    multiplication : par semis à l'étouffée ou par bouturage.
    sol : indifférent surtout bien drainé, une préférence pour les sols pierreux ou sablonneux.
    emplacement : soleil.
    zone : 7 - 10, tolère aisément -10°C parfaitement adapté à la sécheresse et aux embruns.
    origine : Amérique du sud, versants rocheux et dunes côtières du centre-ouest de l'Argentine dans la province de Buenos Aires, sud-est du Brésil, au Chili et le long de la côte en Uruguay.
    Dans son milieu naturel, il est en voie d'extinction à cause de l'introduction de la robuste Ronce à feuilles d'Orme Rubus ulmifolius originaire de l'Europe et de l'Afrique du Nord, qui forme de gros massifs aux aiguillons acérés ayant un impact néfaste sur les écosystèmes naturels et semi-naturels de l'Argentine, du Chili (archipel Juan Fernandez), de l'Équateur, des États-Unis (Californie, Nevada, Oregon et New Jersey), de l'Afrique du Sud, de l'Australie, la Nouvelle-Zélande et les îles Galápagos, supplantant les espèces naturels avec évidemment un impact négatif sur la faune indigène.
    entretien : une taille d'entretien pour le rendre un peu plus compact, elle s'effectue après la floraison.
    NB : son nom Colletia  lui à été donné en souvenir du magistrat botaniste français Philibert Collet (1643 - 1718) qui oeuvra au Parlement des Dombes, on lui doit entre autres ouvrages 'Historia Rationis'(1695) et 'Catalogue des plantes les plus considérables qu'on trouve autour de Dijon' (1702) et son nom spécifique cruciata  vient du latin 'crux, crucis qui désigne la croix, donc en forme de croix.
    Ce genre établi par Philibert Commerson et Antoine-Laurent de Jussieu, se composait de 65 noms d'espèces d'arbustes caducs, associé au genre Retanilla  par Étienne Pierre Ventenat et de Candolle*, après révision seulement 5 espèces ont retenues par The Plant list, toutes originaires de l'Amérique du sud en zones subtropicales et tempérées souvent aphylles utilisées localement pour confectionner des clôtures ou des haies défensives, un arbuste étonnant a introduire dans les jardins secs et les rocailles, loin des cheminements.
    Vous pouvez en découvrir un spécimen au Jardin des Plantes de Paris, au jardin exotique de Roscoff, au parc botanique de Cornouaille, au jardin botanique de Vauville dans le Cotentin et en Angleterre au Jadin botanique de Kew Garden.

    © Kurt Stueber
    Autre espèce présente dans l'Encyclopédie :
    - Colletia spinosissima  J.F.Gmel, synonymes Colletia spinosa  Lam., Colletia armata  Miers, Colletier très épinéux, Collétie épineuse, consulter sa fiche.
    Les autres espèces :
    - Colletia spartioides  Bertero ex Colla, pas de synonyme retenu, Colletier en arbre, son nom spécifique signifie faux-spartier, très peu de feuillage, floraison d'un blanc lavé de rose.
    - Colletia ulicina  Gill. & Hook., synonyme considéré comme non valide Colletia valenzuela  Bertero ex Steud. , se rencontre au Chili en altitude dans la Cordillère, voir photo © Università di Catania.

    Annotations :
    *de Candolle, Augustin Pyramus de Candolle (1778-1841), botaniste et docteur en médecin suisse, qui occupe en 1880 la chaire de botanique à la Faculté de Médecine de Montpellier, on lui doit une nouvelle classification des espèces expliquées dans 'La théorie élémentaire de la botanique (1813), ainsi que les 7 volumes du 'Prodomus systematis naturalis regni vegetablilis' (1824-1841) où sont décrites 60 000 espèces doublant ainsi les familles. Des ouvrages achevés par son frère et son petit-fils avec 80 000 plantes décrites. Auteur de 'Plantarum Succulentarum' (1799) ou l'histoire des plantes grasses et 'la Théorie élémentaire de la botanique' (1813). Il s'intéresse aux propriétés médicinales des plantes. Abréviation botanique DC.
    *Lindl. , abréviation botanique pour le botaniste britannique John Lindley (1799-1865), l'un des premiers à occuper une chaire de botanique à l'Université de Londres et de Cambridge, assistant de Bank's, nommé en 1822 secrétaire de la Royal Society of Horticultur.
    Spécialiste des orchidées et de leur hybridation, on lui doit les descriptions des 77 espèces découvertes par Thomas L. Mitchell lors de ses 3 expéditions en Australie orientale vers 1838 et par la suite celles découvertes en Australie occidentale par Drummond et Molloy. En 1838, son intervention permis de sauver Kew garden de la destruction.
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