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Nom latin : Cosmos sulphureus Cav* (1791), 10 synonymes retenus parmi lesquels, Bidens sulphurea (Cav.) Sch. Bip.* (1856), Coreopsis artemisiaefolia Jacq.* (1793), d ans certaines flores, Coreopsis artemisifolia Sessé & Moc.*(1793) Certaines flores le donnent synonyme de Cosmos aurantiacus Klatt (1889). famille : Asteraceae selon la flore Compositae. catégorie : annuelle. port : érigé, ramifié. feuillage : comestible, caduc, vert franc. De fines feuilles opposées de 10 à 30 cm, à 5 lobes pennatiséquées ; composées de 7 à 11 segments. floraison : longue, de l'été à l'automne, de mi-juin à octobre, novembre, selon le climat, nectarifère, visitée entre autres par les papillons et par les abeilles. Sur de frêles tiges sessiles et poilues, inflorescence solitaire, racémeuse, en capitules de+ ou - 5 cm, semi-doubles à 8 ligules fortement veinées à marge ondulée et dentelée (3), au centre minuscules fleurons hermaphrodites, tubulaires sessiles à corolle à 5 lobes aigus, un style et 5 étamines, ils s'entr'ouvrent du centre vers l'extérieur donnant au disque un aspect bombé. Involucre à 8 bractées lancéolées aiguës à 3 ou 5 nervures. couleur : divers tons de jaune lumineux et brillant, d'orange ou rouge orangé, fleurons du disque centrale jaune d'or. fruits : pour chaque fleur de 30 à 40 akènes rostrés. croissance : rapide. hauteur : 0.60 m à 1.50 m pour un étalement de + ou - 0.60 m. plantation : au printemps après les gelées en prenant soin de bien choisir son emplacement, il n'aime pas la transplantation, prévoir un espacement d'environ 30 cm. multiplication : par semis en place à l'automne ou fin de l'hiver à début du printemps (février-mars/avril) par semis à peine recouvert, sous châssis à 18 à 20°C, si les conditions favorables sont requises, compter entre 7 et 15 jours pour la levée, puis les maintenir à 15°C et il faut patienter entre 2 et 3 mois pour apercevoir les boutons floraux, ou simplement en place, après les gelées. Semis en février, floraison fin avril-mai, semis tardif en avril, patienter jusqu'à la fin juillet ; ou également par bouturage de tiges basales. Régulièrement, ne pas oublier de pincer pour favoriser la ramification. sol : tous, alcalin de préférence, bien drainé et pas trop riche. emplacement : soleil ou mi-ombre, a besoin d'au moins 6 h d'ensoleillement, ce qui est nécessaire pour avoir la bonne coloration des capitules et à l'abri des vents froids. zone : 8-11, U-K hardiness H3, USDA zones 2a-11b. origine : centre et sud du Mexique, et l'Amérique Centrale méridionale et le nord de l'Amérique du Sud, sur les talus, friches, forêts de feuillus jusqu'à une altitude de 1 500 m, consulter la carte. Aujourd'hui naturalisé à l'est et au sud-est des États-Unis, dans, au moins, 14 d'entre eux, où, il est parfois considéré comme un alien (plante envahissante), présent aussi, dans certains pays du sud de l'Europe, ainsi qu'aux Antilles. entretien : sans exigence, éviter les excès en eau et ainsi, peut-être, limiter le développement de la pourriture grise. Prendre le temps, de supprimer les fleurs fanées pour privilégier la floraison et limiter la montée en graines Il est déconseillé d'enrichir le substrat qui aurait une tendance à favoriser le développement du feuillage au détriment de la floraison. maladies et ravageurs : visité par les limaces (slugs) qui en sont friandes, il peut être sujet aux pucerons (aphids), à la rouille (rust) et à la pourriture grise (botrytis). En Amérique du Nord, et dans le sud de l'Europe, il est visité par le nuisible hanneton japonais, Popillia japonica* (Japanese beetle). NB : son nom Cosmos vient du grec 'kosmos' qui désigne une parure, un ornement et son nom spécifique sulfureus, sulfureux, qui a la couleur du soufre, Cosmos soufré, donné en 1791. Et son nom, Cosmos du Klondike, fait référence au nom d'un fleuve donné par une des tribus Kutchin* (Gwich'in), mot venant de 'thron-duick' qui signifierait le marteau du fleuve, qui correspond, à leur territoire situé au confluent du fleuve Yukon et Klondike. Ce serait aussi, l'ancien nom donné à ce territoire du Yukon à l'ouest du Canada, qui correspondrait aujourd'hui à la ville de Dawson, célèbre depuis 1897 pour ses mines d'or. Ce genre, après révision en 2012, ne comprend plus que 42 espèces d'annuelles, de bisannuelles ou de vivaces rhizomateuses, originaires du Mexique et des Amériques, en zone tempérée ou zones tropicale à saison sèche. Certaines espèces d'entre elles, furent introduites pour la première fois en Europe dans le courant du 18e siècle à des fins ornementales. Il a sa place dans la composition de bordures, des plates-bandes, mixed borders et les massifs fleuris ou dans des jardinières et des potées pour les balcons, patios et terrasses. Propriétés et utilisations : Ce cosmos sulfureux contient de la sulfurétine, une substance qui chez certaines personnes peut provoquer des dermites de contact, mais ses jeunes feuilles peuvent être consommées crues, en salade ou cuites. Comme les autres du genre, il est fort prisé comme fleurs à couper et dans le langage des fleurs, il est le symbole de l'innocence. Comme d'autres espèces du genre, ce Cosmos soufré aurait des propriétés antioxydantes, et le Cosmos bipinnatus contiendrait des triterpènes qui auraient des propriétés anti-inflammatoires. Il est aussi cultivé, comme plante tinctoriale, pour donner des pigments dans les tons d'orange. Parmi les cultivars, citons : Annotations : *Cav., abréviation botanique pour l'abbé botaniste-naturaliste et géologue espagnol Antonio José Cavanilles (1745- 1804), qui s'installe comme tuteur à Paris en 1777 et c'est au contact d'Antoine Laurent de Jussieu et d'André Thouin, qu'il se passionne définitivement pour la botanique, l'un des premiers scientifiques espagnols à appliquer la nomenclature de Linné, c'est lui qui fera la première description du Dahlia et 42 autres genres de l'Amérique du Sud. En 1801, il est nommé directeur du jardin botanique Royal de Madrid, où l'on peut découvrir sa statue. *Jacq., abréviation botanique pour le médecin, botaniste et philosophe viennois d'origine néerlandaise Nicolas Joseph von Jacquin (1727-1817). François Ier d'Autriche le nomme, en 1752, responsable du Jardin Impérial de Schönbrunn, dont il initie le catalogue, et pour ce dernier, il entreprend, entre 1755 et 1759 comme botaniste et collecteur, un voyage aux Antilles et en Amérique centrale. Un genre jamaïcain d'arbustes persistants de la famille des Theophrastacea, lui a été dédié par Linné Jacquinia. L'auteur d'une monographie des Oxalis publiée en 1752, consultable en ligne à la BHLibrary et de nombreux ouvrages tel que 'Hortus botanicus vindobonensis' en 3 volumes, publié à Vienne de 1770 à 1776, 'Plantarum rariorum horti caesari schoenbrunnensis, publié à Vienne de 1797 jusqu'en 1804. *Kutchin, "Tribus de la famille linguistique athapascan qui vivent dans le bassin des rivières Yukon et Peel dans l'est de l'Alaska et dans le territoire Yukon, pays de forêts de conifères trouées de clairières". Lire la suite de l'article dansl'encyclopédie Universalis. *Popilla japonica, introduit depuis l'Asie du Sud-Est, aux États-Unis ainsi qu' au Canada. C'est un des grands ravageurs, car il y a découvert un plus grand nombre de plantes-hôtes et plantes-nourricières qu'en Asie (dont entre autres : Acer, Aesculus, Betula, Castanea, Wisteria, Juglans, Platanus, Populus, Rosa, Salix, Tilia, Ulmuset Zea Mays, etc..., certainement comme plantes hâtes Malus, Prunus, Rubus et Vitis). Télécharger sa fiche de reconnaissance format pdf. Consulter les recommandations de la Draaf, à propos, de ce nuisible, classé parmi les organismes de quarantaine prioritaires par la réglementation européenne sur la santé des végétaux, publié le 14 juin 2022, gouv.fr. *Sch.Bip., abréviation botanique pour le médecin botaniste allemand Carl Heinrich Schultz Bipontinus (1805-1867), qui exerce à Munich. En 1832, pour des raisons politiques, il est emprisonné durant 3 années, il est considéré comme le grand taxonomiste des Astéracées, dont il référence et décrit, environ 646 espèces. Il lui a été dédié le genre Bipontinia composé de 2 espèces de légumineuses. *Sessé & Moc., abréviation botanique pour le médecin militaire, naturaliste aragonais Martin de Sessé y Lacasta (1751–1808). En 1787, il est nommé Directeur de l'expédition scientifique en Nouvelle Espagne (Mexique et Amérique central), son assistant est José Mariano Mociño. Au Mexique, en 1788, il entreprend la création du jardin botanique de Mexico et il initie l'enseignement de la botanique à l'Université, 3 ans plus tard, il se consacre totalement à la botanique et c'est ainsi que, pour le compte du Roi Charles III d'Espagne, il monte une expédition scientifique qui parcourt 6 années durant le Mexique, Cuba, le Costa-Rica et la Californie y collectant des milliers d'espèces, relatées dans 'Catalogo de animales y plantas Mexicanas', édité en 1794. Ses collections, il les ramène en Espagne, en 1803, et ce n'est que bien après sa mort, que paraissent ses œuvres maîtresses 'Flora Mexicana et 'Plantae Novae Hispaniae', en collaboration avec Mociño sont publiées en 1888 et 1889, réédité en 1894 à Mexico, consultable en ligne à la BHLibrary. Botanical results of the Sessé & Mociño expedition (1787-1803), consultable au Hunt Institute Archives. Reseña de la expedicon de historia natural dirigida por Martin Sessé BHLibrary. natacha mauric © 10/02/2007 ® Jardin! L'Encyclopédie - natacha © 10/02/2007 ® Jardin! L'Encyclopédie- Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle,la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressement interdites. |
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