Picea glauca  - Épicéa glauque, épinette blanche
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    Nom commun : Épicéa glauque, Épicéa blanc, Épinette glauque, Sapin du Canada au Canada plus connu sous le nom d'Épinette blanche, Épinette du Canada, Sapinette blanche ou Prusse* blanche, nommée par les anglophones 'White spruce', 'Canada spurge', 'Cat spurge', ...
    Nom latin : Picea glauca  (Moench) Voss., synonymes Picea canadensis  (Miller), Picea alba  (Aiton) Link, Picea albertiana  S. Brown, Picea coerula   (Forbes) Link, Picea laxa  (Moench) Sarg., Abies canadensis  Miller, Pinus alba  Aiton, et de très nombreuses sous espèces dues aux hybridations spontanées typiques des régions, exemples var. albertiana  dans les Montagnes Rocheuses, var. porsildii  typique de l'Alaska (Épinette de Porsild), etc..
    famille : Abietaceae.
    catégorie : arbre résineux monoïque (conifère), d'une grande longévité ( 200 ans et plus), à l'enracinement très ramifié, superficiel et traçant. Écorce lisse d'un brun grisâtre avec l'âge devenant écailleuse laissant apparaître la couleur rose saumonée de l'écorce interne, ramure verticillée dirigée vers le bas, vers la cime la pointe se redresse. Les jeunes rameaux sont d'un vert de gris pourpré ou orangé et légèrement pubescent.
    Le renouvellement des nombreuses aiguilles s'effectue en cinq ans et demi, les bourgeons de 6mm sont ovoïdes, obtus et écailleux.
    port : élancé, conique, pyramidal large à la base, autour d'un fût rectiligne, sa silhouette est variable selon l'altitude et les conditions climatiques.
    feuillage : persistant, vert à vert bleuté glauque, pointillé de bandes blanches sur chaque face, dégageant lorsqu'on le froisse une odeur de résine âcre assez désagréable. Aiguilles quadrangulaires rectilignes (2,5 à 3,5cm x 1mm) à l'apex pointu, les jeunes pousses sont d'un vert acide (voir photo).
    floraison : unisexuée au printemps courant mai-juin selon climat. En cime au bout des rameaux, les fleurs femelles parviennent les premières à maturité, en petits cônes dressés puis inclinés, verdâtres virant au rouge pourpré, et plus bas dans la ramure lorsque les femelles ont été fécondées par le pollen des arbres avoisinants, les fleurs mâles d'un jaune virant au jaune rougeâtre, se développent en chatons ovoïdes nettement plus gros environ 1 à 2 cm; ce processus évite l'autopollinisation.
    Au printemps, ses abondantes quantités de grains de pollen dispersés par le vent ne semble pas jouer un rôle allergénique.
    cônes : étroits cônes (3 à 8 cm) brillants, cylindriques brun roux, dressés au début puis pendants, mettant une année pour parvenir à maturité, contenant sous chacune des écailles imbriquées et flexibles à marge entier, arrondi et lisse 2 petites graines brunes (2 à 4 mm) ailées qui sont dispersées à la fin de l'été par le vent.
    croissance : lente ou plus rapide variant selon l'altitude et les conditions climatiques.
    hauteur : 45 à 50 m pouvant atteindre pour les centenaires 60m de haut, Ø tronc entre 0,50 à 1m.
    plantation : automne.
    multiplication : semis de graines ou bouturage assez délicat.
    sol : bien drainé, pas trop sec.
    emplacement : toutes les expositions lui conviennent, c'est une essence de semi lumière tolérant bien momentanément l'ombre des autres essences.
    zone : 2 - 9 de préférence sous climats frais et humides, excessivement sensible aux vents qui sont fréquemment responsables de son déracinement dans les forêts.
    origine : forêts septentrionales et boréales de l'Amérique du Nord, sur l'ensemble du Canada excepté le long du Pacifique, présente au nord-ouest dans le territoire du Yukon, les provinces de Colombie britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau Brunswick, Nouvelle-Écosse, île du prince Édouard; aux États-Unis présente dans les forêts boréales de l'Alaska et dans les états frontaliers du Montana, Wyoming, Dakota du Sud, Minnesota, Wisconsin, Michigan, état de New York, Vermont, Nouvelle Hampshire et Maine dans les plaines inondables, le long des cours d'eau jusqu'à 1600 à 2000m d'altitude selon climat, présente aussi à Saint Pierre et Miquelon (France), à tendance à coloniser les terres à l'abandon.
    entretien : il est conseillé de bassiner les jeunes plants.
    Comme les autres épinettes, elle peut subir les attaques d'insectes sylvicoles comme les scolytes, , sujet à la pourriture rouge, la pourriture fusarienne des racines, aux chancres et il peut présenter des galles qui sont développées par un puceron Adelges abietis.
    En Amérique du nord l'esp-ce subi périodiquement (+ ou - tous les 30 ans) des attaques ravageuses d'une chenille Choristoneura appelée tordeuse des bourgeons de l'épinette.
    NB : Son nom Picea  mot d'origine latine qui signifie arbre à résine, venant de 'pix' qui désigne la poix, et son nom spécifique glauca  fait référence à ses aiguilles glauques.
    L'épinette blanche est l'emblème de la province du Manitoba où elle pousse au nord dans les forêts boréales où l'on trouve couramment des hybridations naturelles avec l'épinette d'Engelmann Picea engelmannii * Parry ex Engelmann, c'est une essence utilisée dans l'aménagement paysager et surtout dans le reboisement des forêts, plantée en association avec des feuillus : bouleaux à papier Betula papyrifera, peuplier baumier Populus balsamifera  et peuplier faux- tremble Populus tremuloides, en mélange avec l'épinette noire Picea mariana  et le sapin baumier Abies balsamea .
    Ce genre comprend une cinquantaines d'espèces d'arbres originaires de l'hémisphère nord, il fut initialement classé avec le genre Pinus.
    Propriétés et utilisations :
    Son bois blanc rectiligne élastique et souple surtout utilisé dans la fabrication de pâte à papier et comme bois de construction, pour la fabrication de poteaux, bois de coffrages, charpentes et bardeaux.
    Autre espèce présente dans l'Encyclopédie :
    Picea abies  L., Épicéa commun, Sapin de Norvège, sapin de Noël, consulter sa fiche

    Annotations :
    *Prusse nom donné au genre dés 1536 par les marins et les premiers navigateurs puis par les acadiens faisant référence au sapin de Prusse Picea Abies  qu'ils connaissaient, ce mot est à l'origine de 'spurge' et de l'expression anglo-normand 'pruche' qui dans la province du Québec désigne le Tsuga cadanensis  nommé en Acadie 'haricot'.
    *Picea engelmannii , épinette d'Engelmann découverte vers 1862 sur les flancs du célèbre Pikes Peak (bordure orientale des Rocheuses - Colorado) par le médecin américain Charles Christopher Parry (1823-1890) qui la dédie au botaniste d'origine allemande Georg Engelmann (1809-1884).
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Picea glauca

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