Mercurialis perennis  - Mercuriale vivace
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    Mercurialis Nom commun : Mercuriale vivace, nommée par les anglophones 'Dog's mercury'.
    Nom latin : Mercurialis perennis  L., synonymes Mercurialis longifolia  Host, Mercurialis cantabrica  Pau, Mercurialis sylvatica  Hoppe, Mercurialis sylvestris  Bubani, Synema perenne  (L.) Dulac.
    famille : Euphorbiaceae.
    catégorie : vivace herbacée dioïque, anémogame à souche rhizomateuse, ramifiée et traçante.
    port : érigée.
    feuillage : 'caduc', vert clair, nervure médiane plus clair tirant sur le jaune vert, dégageant une odeur désagréable lorsqu'on le froisse. Feuilles opposées, elliptiques-lancéolées à marge dentelée, courtement pétiolées.
    floraison : au printemps (mars à juin, selon climat). Les mâles, en grappes spiciformes axillaires et dressées. Minuscules fleurs (± 2mm) à 3 pétales et 9 à 12 étamines, les femelles soit solitaire soit par 2 ou 3, au bout d'un 'long' pédoncule, composées d'un ovaire, deux stigmates pourvus de staminodes filiformes (stériles) et présence de nectar.
    couleur : verdâtre.
    fruits : minuscules capsules déhiscentes à 2/3 coques, contenant chacune une minuscule graine ovoïde (±3mm) brillante qui a maturité est projetée au loin. Ces graines ont une partie charnue appelée 'élaiosome', une friandise convoitée par les fourmis qui transportent les graines jusqu'à leur nid; une fois cette partie consommée, les graines délaissées, sont rejetées à l'extérieur, assurant ainsi la propagation de l'espèce.
    croissance : rapide.
    hauteur : 0,30 à 0,40m.
    multiplication : par semis, portion de racines, rejets.
    sol : frais, humifère de préférence calcaire.
    emplacement : ombre, mi-ombre lumineuse.
    zone : 4 - 10.
    origine : broussailles, talus, lisières et sous-bois frais de feuillus de l'Europe jusqu'à une altitude de 1800m, depuis le Caucase jusqu'en Suède et en Asie Mineure.
    NB : Son nom Mercurialis  désigne en latin ces plante dédiées au Dieu Mercure, qui dans la mythologie romaine est le messager des Dieux, le Dieu du commerce et des voyageurs, assimilé au dieu grec Hermès; son nom spécifique perennis  signifie vivace, pérenne qui dure toute l'année.
    Ce genre comprend une dizaine d'espèces de vivaces herbacées ou d'annuelles rameuses, originaires des zones tempérées de l'Eurasie occidentale et de l'Afrique du Nord.
    Propriétés et utilisations :
    Le feuillage contient des saponines qui sont réputées dans les pharmacopées pour leurs propriétés diurétique et fortement purgative; l'odeur désagréable qui s'en dégage est due à la présence de l'oxyde triméthylamine, rappelant celle du poisson et de sa laitance, c'est aussi un des composants de l'urine.
    Quelques autres espèces :
    Mercurialis corsica  Coss. synonyme Mercurialis elliptica  Duby endémique à la moyenne Corse et à la Sardaigne, 0,30 à 0,60 cm. feuilles ovales, elliptiques à lancéolées marginées de dents.
    Mercurialis annua  L., Mercuriale annuelle, Caquenlit, Chiole, Chimou, Foirole (Foirolle), Herbe foireuse, nommée par les anglophones 'Annual mercury', présente en France, c'est une espèce introduite en Amérique du Nord (côte ouest Oregon et Californie), sur la côte est dans les états de New-York, Maine, Massachusetts, New Jersey, Pennsylvanie, Ohio, Illinois, District de Columbia, Alabama, Caroline du Sud; au Canada dans les provinces de l'Ontario, du Québec, Nouveau Brunswick, Nouvelle Écosse, et se rencontre dans les champs et les jardins où elle est considérée comme une adventice annuelle à tige rameuse , racine grêle et pivotante, 0,20 à 0,30m de haut, feuilles molles, opposées, ovales -lancéolées à marge crénelée, dégageant lui aussi une odeur fétide, minuscules capsules hérissées de poils contenant juste 2 graines.
    La foirolle fait partie des plantes émollientes, laxatives et purgatives prescrites par Hippocrate, son suc frais réputé soigner la surdité et les maux d'oreille. Auprès de nos anciens et de leurs nourrices, elle avait la réputation de tarir les montées de lait et d'être efficace à la ménopause.
    La médecine traditionnelle populaire, la prescrivait en infusion de préférence salée, pour en atténuer certainement sa saveur âcre et son amertume; cette caquenlit, était prescrite aussi en lavement, associée à la guimauve officinale Althea officinalis  ou à la mauve Malva sylvestris  pour en atténuer les effets de la mercurialine (alcaloïde).
    Attention elle peut être toxique, outre les diarrhées, un surdosage est susceptible d'induire des vomissements, provoquer la présence de sang dans les urines (hématurie), voire des troubles nerveux et un coma. Chez le bétail, elle donnera à l'urine une teinte violet foncé presque noir.
    Son pollen disséminé par le vent (anémogame), peut provoquer ou favoriser l'apparition d'allergies, lire notre dossier Les plantes & les allergies.
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