Chamaecyparis obtusa  Faux-cyprès du Japon
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    Nom commun : Faux-cyprès du Japon, Cyprès du Japon, Hinoki du Japon, Hinoki faux-cyprès, en japonais 'Hinoki' (arbre à feu), nommé par les anglophones 'Hinoki Falsecypress, Hinoki Cypress', en japonais 'Hinoki'.
    Nom latin : Chamaecyparis obtusa; (Sieb.* & Zucc.*) Endl., synonymes retenus Chamaecyparis acuta Beissn., Juniperus sanderi Mast., Retinispora fusinoki Zucc. ex Gordon et 64 autres, consultable sur The Plant List.
    famille : Cupressaceae
    catégorie : arbre ou arbuste (conifère) monoïque pouvant être centenaire au tronc avoisinant les 3m à l'écorce écailleuse d'un brun rougeâtre claire qui se desquame avec le temps, ramules incurvées.
    port : conique compact, étroit, régulier bien qu'à plusieurs flèches, ramures ascendantes.
    feuillage : persistant, glanduleux, aromatique, glauque d'un vert foncé, les jeunes pousses sont plus claires. Fines petites écailles aciculaires.
    pollinisation : au printemps courant avril, sacs polliniques jaunes.
    fruits : strobiles sphériques glauques de 1 à 1,2 cm virant à l'automne au brun rougeâtre, composés de 8 à 10 écailles, chacune d'entre elles abritent de 2 à 5 graines brillantes suborbiculaires (3 à 3.5mm) pourvues de 2 larges membranes ailées (illustration ci-dessous), restant longtemps en place après la dissémination des graines d'un brun rouge.
    croissance : lente à très très lente pour certains cultivars.
    hauteur : 2 à 40 m dans son milieu naturel il peut atteindre 50m.
    plantation : au printemps, à l'automne selon climat.
    multiplication : par semis directement en place pour avoir ainsi un milieu favorable mais c'est très longue, par bouturage au printemps de tiges semi-ligneuses (10 cm) dans un mélange très drainant composé pour moitié de sable et par greffage au printemps.
    sol : riche, profond, frais, humide mais bien drainé, il craint la sécheresse et il n'aime pas le calcaire, pH idéal : 5 à 7.
    culture en pot : rempotage tous les 3 à 5 ans selon s'il est en formation ou non, en prenant soin de mettre au fond du pot une couche de graviers et surtout de pincer régulièrement les nouvelles pousses avec les doigts pour lui garder sa forme.
    Mélange pour bonsaï composé de terreau organique, akadama, pumice et roche volcanique, prévoir une couche de charbon.
    Du printemps à l’automne effectuer un apport d'engrais organiquetoutes les 3 semaines.
    emplacement : soleil, mi-ombre une partie de la journée, une exposition trop à l'ombre fera certainement jaunir les rameaux près du tronc.
    zone : fraîche en hiver et chaude et humide en été, 5/6-9, tolère -18 à -20 °C. Il est parfaitement adapté aux embruns, les vents forts peuvent provoquer un léger brunissement du au desséchement.
    origine : en centre et au sud de l'archipel du Japon où il est devenu fort rare dans son milieu naturel, à Taïwan. Introduit en Europe vers la fin du 19 ième siècle. Consulter la carte du Japon.
    Introduit en Chine où il est nommé 'Ri ben bian bai' (signifie cyprès japonais), pour le reboisement en zones montagneuse et pour l'exploitation du bois de construction, au sud dans la région autonome du Guangxi, dans les provinces au centre du Hénan, au sud-est dans celle du Jiangxi, au sud-ouest au Yunnan, à l'est dans celles du Shandong et du Zhejiang, au sud-est dans les provinces côtières du Guangdong et plus au sud dans celle du Jiangsu.
    entretien : au jardin il ne nécessite pas de taille bien qu'il supporte très bien la taille de structure lorsqu'il est traité en bonsaï, dans ce cas là, il faut tailler pour permettre à la lumière de pénétrer à l’intérieur, sinon le feuillage près du tronc commencera à jaunir.
    Les deux premières années après la plantation, arroser régulièrement tout au long de l'année et surtout durant la période estivale, n'oubliez pas de le bassiner durant les périodes de grande chaleur.
    Chaque année effectuer un apport d'engrais organique.
    maladies et ravageurs : une humidité excessive peut favoriser le développement du phytophthora un champignon, qui provoque le brunissement du feuillage à partir de la base.
    Cultivé à l'intérieur, il est sensible aux araignées rouges et aux cochenilles.
    NB : son nom Chamaecyparis  référencé en 1847, vient du grec 'chamai' qui désigne la terre et signifie aussi nain et de 'kuparissos' qui désigne le cyprès faisant allusion à la ressemblance avec ce dernier, son nom spécifique obtusa  obtus.
    Son nom japonais Hinoki signifie arbre à feu parce qu'au Japon il est utilisé pour obtenir du feu par frottement, son bois odorant sert depuis des siècles comme bois d'oueuvre noble pour la construction des temples et des palais, pour confectionner des planchettes pour y graver des caractères et des manches d'outils et des copeaux est extraite par distillation à la vapeur d'eau. une huile essentielle à la délicateodeur balsamique, boisé légèrement citronné qui a des propriétés antibactérienne, antifongique, antivirale, réputée éloigner les insectes mais qui à l'état pur peut chez certaines personnes provoquer des irritations dermiques.
    Sous climat frais et humide, ce faux-cyprès du Japon peut aisément trouver sa place dans les jardins en bord de mer, les jardins de rocaille en sujet isolé, dans les massifs, ou simplement dans de grandes vasques et potées pour les balcons, patios et terrasses.
    Au Japon, il est recherché pour confectionner des bonsaïs, voir le diaporama sur la collection de bonsaïs centenaires de Happo-en à Tokyo, ne fonctionne pas sur Apple.
    Le plus vieux spécimen de Chine est dans la province du Shaanxi, comté de Baishui, dans la ville de Weinan, au temple de Cang jie (c. 2750 av. J.-C.) mort à 42 ans c'était l'inventeur des caractères chinois*, un ministre de Huàngdî l’Empereur jaune (2697 à 2597 av. J.-C.), temple qui a été construit pour y commémorer ses ancêtres. Selon la légende, après la mort de Cangjie, la population locale aurait construit durant 162 ans ce temple sur sa tombe.
    Dans l'enceinte de cetemple il y a 46 cyprès qui sont âgés de plus de 1000 ans, parmi eux figurent les 3 plus anciens cyprès de Chine. Des centenaires qui ont survécu à des milliers d'années de vicissitudes et qui sont encore en plein essor,ils y sont appelés "trésors nationaux verdoyants, artefacts vivants". Découvrir deux spécimens.
    Ou temple.
    Le plus vieux d'entre eux a été planté par Cangjie lui même qui comptait y établir un cimetière car il était convaincu que l'emplacement du temple de Cangjie était un lieu feng shui situé dans la montagne Huanglong au pied de la rivière Luohe. Ce serait le cyprès le plus vieux au monde, mesurant 17 mètres de haut, avec un tronc de 7,28 m et un tapis racinaire de 9,30 m.
    Chaque vieil arbre du temple à un nom et il a une belle histoire, comme Baibaiyu, qui l'un des 100 arbres les plus célèbres du pays, a plus de 4 000 ans, tandis que les eucalyptus poussant également près du temple ont 2 000 ans et forment un paysage magnifique. "Bai Baoyu" est également appelé "l'arbre affecté" par le peuple. Cela signifie que les amis sont connectés, l'amitié est durable, mari et femme sont mariés et vieillissent ensemble.
    Parmi les 200 et plus cultivars, citons :
    - Chamaecyparis obtusa  'Alaska', port dressé environ 0.90 à 1 m adulte ( 10 ans) feuillage gris-vert en coeur vers la base panaché de jaune-blanche.
    - Chamaecyparis obtusa  'Aurea', jeune feuillage jaune assez vif, le reste est vert foncé.
    - Chamaecyparis obtusa  'Aurea Spiralis' .
    - Chamaecyparis obtusa  'Bess', environ 8 m de haut adulte, port conique, feuillage filiforme vers foncé jaune doré en pointe.
    - Chamaecyparis obtusa  'Bridget' .
    - Chamaecyparis obtusa  'Ceramic', obtention nord américaine, port conique à cime étroite, 1 m à 1.80 m adulte, feuillage blan-jaune puis vert.
    - Chamaecyparis obtusa  'Chirimen', port dressé effilé en pointe, feuilage étroit, vert foncé.
    - Chamaecyparis obtusa  'Compacta'.
    - Chamaecyparis obtusa  'Fernspray Gold', à feuilles de fougères 2 m en tous sens, plusieurs tons de vert, jeunes pousses d'un jaune doré éclatant.
    - Chamaecyparis obtusa  'Kamarachiba' commercialisé également sous 'Chimaani-hiba', port trapu, étalé en forme de coussin, assez proche de 'Lucas' ramules jaune plus acidevers la base, puis vert acide, se teintant de bronze en hiver, tiges des rameaux d'un jaune foncé.
    - Chamaecyparis obtusa  ‘Kosteri’ feuillage d'un beau vert brillant, ramures tombantes aux extrémités.
    - Chamaecyparis obtusa  'Lucas', 0.70 à 1. m en tous sens, port pyramidale, arrondi, se distingue par un fin et dense feuillage sur des ramules arquées, ramules jaune beurre vers la base puis en remontant plus jaune pour finir aux extrémités vert clair.
    - Chamaecyparis obtusa  'Nana', 1.20 m en tous sens, port compact, conique.
    - Chamaecyparis obtusa  'Nana Gracilis', jeune son port est arrondi, adulteil devient pyramidal, feuillage en forme d'éventail d'un vert brillant.
    - Chamaecyparis obtusa  'Saffron Spray', 1 m en tous sens, feuillage vert maculé partiellement aux extrémités de taches jaune or .
    - Chamaecyparis obtusa  'Verdoni', port irrégulier, environ 1.20 m de haut pour un étalement de 0.90 m, feuillage vert doré.
    Dans l'abécédaire consulter la liste autres espèces présentes dans l'Encyclopédie.

    Annotations :
    *Cangwu, le xian de Cangwu se trouve dans la région autonome du Guangxi au sud de la Chine, qui est limitrophe du Vietnam.
    *caractères chinois, dans ce temple se trouve une tablette de pierre 'Les oiseaux de Cangwu*' écrite à l'époque empereur Qing Qianlong Les 28 hiéroglyphes de l'inscription seraient des prototypes des caractères inventés par Cangjie il créait les mots selon l'image de l'empreinte d'oiseau et de bête pour créer le texte, et ces 28 mots n'ont pas été lus depuis texte qui aurait une relation avec la pluie etchaque année durant la saison des pluies dans cette vallée, les gens viennent prier.
    *Sieb., abréviation botanique pour le médecin et naturaliste bavarois Philipp Franz Balthazar von Siebold (1796-1866) qui vécut au Japon entre 1823 et 1830, on lui doit l'introduction en Europe via ses établissements de Leide (Pays Bas) de nombreuses nouvelles espèces de la flore japonaise dont les premiers hydrangea japonais en 1860 -1861.
    Auteur en collaboration avec le botaniste allemand Joseph Gerhard Zuccharini (1797-1848) de la très célèbre Flora japonica, publiée entre 1835 et 1870, en 30 volumes avec des illustrations d'artistes japonais tel que Keiga Kawahara, descriptions et dessins consultables sur le site de l'université de Kyoto, le volume 2 est consultable à la BnF.
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