Dischidia platyphylla - Dischidie, Plante escargot
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    Dischidia platyphylla Nom commun : Dischidie* à larges feuilles, Plante des fourmis*, Plante escargot, nommée par les anglophones 'Snaily plant, Snaily shell plant', en espagnol 'Planta de formiga'.
    Nom latin : Dischidia platyphylla  Schltr.*, pas de synonyme retenu lors de la révision du genre.
    famille : Asclepiadaceae (Apocynaceae).
    catégorie : vivace épiphyte myrmécophyte, contenant un latex collant et laiteux.
    <>billustration : page 817 par le botaniste autrichien Anton Joseph Kerner von Marilaun et Adolf Hansen dans Pflanzenleben: Erster Band: Der Bau und die Eigenschaften der Pflanzen. (1913) (La vie végétale. Premier volume : forme et vie de la plante) published by Kurt Stüber.
    port : très ramifié grimpant ou retombant selon le support, développant des racines le long des fines tiges charnues géniculées au niveau des noeuds.
    feuilles : persistantes, charnues, opposées, convexes, ovales, sur le dessus d'un vert jade et le vert grisâtre, revers violet. Celles de la base sont plus épaisses et plus larges, ce sont des réservoirs d'eau et de nutriments qui servent de refuge aux fourmis*.
    floraison : dans un milieu idéal toute l'année, nectarifère visitée par les fourmis qui vivent en symbiose et en assurant la pollinisation. Bouquets axillaires de quelques petites fleurs hermaphrodites de 4 à 4.5cm.
    couleur : blanc à blanc crème, blanc verdâtre vers la base, en partie haute légèrement rosé, pétiole et calice violet, les boutons floraux sont d'un vert jaunâtre.
    fruits : paire de follicules cylindriques, déhiscents pubescents, contenant de nombreuses graines à aigrette soyeuses imbriquées, formant une navette soyeuse.
    croissance : lente.
    hauteur : 0.10 à 0.40 m pouvant atteindre plus de 1.8m.
    multiplication : par semis à chaud entre 20 et 21°C, par bouturage de paire de feuilles, et par marcottage.
    sol : mélange riche en humus.
    emplacement : mi-ombre sans soleil direct, ombre lumineuse loin des radiateurs qui favorisent le dessèchement du substrat.
    zone de rusticité : 10 - 12, minima 15°C, une fois installée supporte de courte période de sécheresse comme dans la nature.
    Sa préférence serait d'être cultivée dans une serre chauffée et humide, certains amateurs la cultive dans un terrarium et d'autres dans leur salle de bains avec une source de lumière naturelle.
    origine : endémique aux Philippines dans les forêts secondaires* dans la province de Rizal, région de Baras et dans la péninsule de Zamboanga, décrite en 1906. De nos jours c'est une espèce protégée. Consulter la carte de l'Asie.
    Introduite et abondamment cultivée à l'ouest de l'Indonésie sur l'île de Sumatra.
    entretien : immerger la potée dans une eau non calcaire (de l'eau de pluie serait parfaite) une fois par semaine pendant environ 10 minutes, effectuer un apport d'engrais organique durant la période de croissance toutes les 2 ou 3 semaines.
    maladies et ravageurs : rien de signaler pour l'instant.
    NB : son nom Dischidia vient du grec dis' qui signifie deux fois et de 'schizô' qui signifie je fends, je scinde, divise, le mot grec 'dischidès' signifie qui se partage en deux, et son nom spécifique platyphylla vient du latin 'platy' large et 'phylla' qui désigne la feuille, donc Dischidie à larges feuilles.
    Elle est appelée 'Snaily shell plant' parce qu'elle est cultivée et commercialisée dans une vraie coquille d'escargot que l'on trouve dans les rizières en Thaïlande et peut-être ailleurs en Asie.
    Le nom commun Plante fourmi, Ant plant, plante des fourmis est le nom commun donné généralement à la Dischidia pectinoides aux feuilles plus grandes à la floraison d'un blanc rosé.
    Il existe de nombres plantes des fourmis, lire "les fourmis dans les forêts tropicales", Yves Caraglio, revue 2003, Cirad-Inra-Cnrs-Université de Montpellier II-EPHE 2003 article.
    Dischidia major
    Richard Wettstein (1924)
    illustration 2 : ci-contre dans Handbuch der Systematischen Botanik par Richard Wettstein (1924).
    Ce genre comprenait 207 noms d'espèces connues, après révision seulement 116 noms ont été acceptés. Des espèces de vivaces ou sous arbrisseaux dont certaines sont épiphytes et lithophytes, toutes originaires de l'Asie, notamment en Inde, Indonésie, Malaisie, les îles Moluques, les Philippines et l'Australie, certaines d'entre elles sont prescrites dans les pharmacopées traditionnelles.
    Propriétés et utilisations :
    Aux Philippines, son latex est réputé soigner les furoncles.
    A découvrir :
    Nombreuses photos de plusieurs espèces sur Flickr.
    Quelques autres espèces :
    - Dischidia cochleata  Blume*, un seul synonyme retenu Dischidia coccinea  Griff., originaire des Philippines, se distingue par ses feuilles pourvues de boursouflures coniques et ses fleurs en forme d'urne rouge vif avec la marge à ourlet à 5 lobes arrondis d'un blanc bleuté.
    - Dischidia major  (Vahl*) Merr., autrefois nommée Dischidia rafflesiana  Wall., qui est synonyme avec Dischidia clavata  Wall., Dischidia merguiensis  Becc., Dischidia pubiflora  Schltr., Dischidia timorensis  Decne., Dischidia viridescens  Griff., nommée parles anglophones 'Malayan urn vine, Rattle Sculls, Mangrove ant-house plant', Vigne malaise originaire des mangroves du sud-est de la Malaisie, dans l'état de Johore région de Singapour présente également dans le sud-est de l'Inde dans l'état de Tamil Nadu dans la région de Madras, feuilles ovales, orbiculaires et concaves, fleurs en forme d'urne ovoïde verte à la base puis jaune et des stries vertes remontantvers les lobes, follicules cylindrques de 5 cm de long.
    Des feuilles se développent en se recourbant et resserrant pour former une sorte de réservoir, planche ci-contre.
    Le premier spécimen décrit a été collecté à Madras par Mr. Robertson.
    Dans la revue horticole belge de 1865 rédigé par Edouard Moren, il est repris de la Flore des serres, mai 1863, pl. 1392-1395.
    Les Dischidia sont des plantes des régions intertropicales de l'Asie et de la Nouvelle-Hollande. Le Dischidia Rafflesiana, découvert dans la seconde moitié du siècle dernier près de Malacca et de Sallongohr par le botaniste et missionnaire danois Koenig, fut retrouvé plus récemment près de Singapour par feu le savant Daniel Wallich. Son introduction en Europe à l'état vivant est toute récente et elle est due à l'établissement de M. Van Houtte, consulter l'article, pdf.
    illustration 3 : planche 142 par Sarah Anne Drake et description page 36 et 37 dans "Plantaeasiaticae rariores or Descriptions and figures of a select numberof unpublished east indian plants" par Nathaniel Wallich volume 2 Londres, 1830-32, consultable en ligne à la BHLibrary.

    Annotations :
    *Blume, abréviation botanique pour le botaniste germano-hollandais Carl Ludwig Von Blume (1796-1862) il s'intéresse à la flore des Indes orientales néerlandaises et à celle de Java.
    *Sarah Anne Drake (1803–1857), illustratrice anglaise spécialiste des orchidées, son talent a été rapidement reconnu par Lindley et elle illustre son Sertum Orchidaceum'. Pour James Batemen, elle illustre 'The Orchidaceae of Mexico and Guatemala' (1837-1843), d'ailleurs un genre australien lui a été dédié Drakaea. Rien que pour le The Botanical Register entre 1815 et 1847, elle réalise plus de 1100 planches d'illustration, lire article du Jardin botanique de Kew.
    *forêt secondaire contrairement à la forêt primaire, c'est une forêt qui a repoussé (plantée ou de manière spontanée) par régénération naturelle après avoir été détruite, elle est plus dense et les arbres sont de plus petite taille que dans la forêt primaire qui est composée d'espèces indigènes dépourvue d'activité ou de traces d'activités humaines, des arbres centenaires avec un sous-bois clairsemé.
    *Schltr., abréviation botanique officielle pour le botaniste-taxonomiste allemand Rudolf Schlechter (1872- 1925), spécialiste des orchidées, qui effectue des expéditions en Afrique, Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Amérique du Sud, Amérique centrale et en Australie, hélas son remarquable herbier a été détruit en 1945 lors d'un bombardement sur Berlin.
    On lui doit son célèbre et toujours édité "Die Orchideen. Ihre Beschreibung, Kultur und Züchtung, édit. Paul Parey, Berlin - 1915, consultable en ligne à la BHLibrary (Biodiversity Heritage Library).
    Dischidia major
    Sarah Anne Drake
    *Vahl., abréviation officielle pour le botaniste-naturaliste dano-norvégien Martin Henrichsen Vahl (1749-1804), qui enseigne l'histoire naturelle à Copenhague; entre 1761 et 1782, il herborise à travers son pays et il publie Flora Danica' avant d'entreprendre un séjour aux Pays-Bas, France puis en Afrique du Nord, auteur de 'Symbolae botanicae en 1794.
    Louis Benoît Van Houtte, célèbre horticulteur, collectionneur flamand Louis Benoît Van Houtte (1810-1876), on lui doit en collaboration avec Charles Lemaire* et le botaniste belge M. Scheidweiler une revue horticole 'Flore des serres et des jardins de l'Europe'* en 23 volumes qui fut publiée en plusieurs langues (Gand - Belgique de 1845 à 1883). En 1834, il effectue un séjour au Brésil en collaboration avec le Jardin Botanique de Bruxelles. En 1839, en association avec Adolf Papeleu, il installe à Gendtbrugge (région de Gand) ses pépinières avec 50 serres dédiées aux plantes exotiques collectées en Amérique centrale et Amérique du Sud. Il est considéré comme le père de l'horticulture gantoise, en 1840 il y créa une école d'horticulture.
    *Wall., abréviation botanique pour le chirurgien danois Nathaniel Wallich (1786-1854) qui travaille au Bengale pour le compte de la Compagnie des Indes orientales, là-bas il s'intéresse à la flore de l'Inde, sa santé fragile fait qu'il passe 3 années à partir de 1811 sur l'île Maurice au climat plus tempéré.
    En 1814, il est nommé surintendant du Muséum de Calcutta et 3 années plus tard nommé surintendant du Jardin botanique de la East India Company, puis en charge de celui de Singapour. Tout au long de sa carrière, il offre des spécimens aux collecteurs et se charge de l'acheminement des collectes vers l'Angleterre, en innovant des techniques pour les conserver durant les longs mois de transport, les graines sont stockées dans de la cassonade qui les conservent parfaitement. En 1847 il rentre en Angleterre pour y passer sa retraite.
    Durant sa vie, il échange une longue correspondance avec Charles Darwin et Sir Joseph Banks. Un genre de palmier poussant en Inde et en Birmanie lui a été dédié Wallichia et des centaines d'espèces lui ont été dédiées sous la forme wallichii wallichiana ou wallichianus.
    Ses découvertes et descriptions ont été intégrées à 'Flora Indica, or, Descriptions of Indian plants par William Roxburgh, éditée en 6 volumes par l'éditeur scientifique William Carey à la Mission Press entre 1820 et 1824, consultable en ligne à la BHL ou Googlebook jardin de Calcutta et ses dessins.
    'Tentamen florae Napalensis illustratae : consisting of botanical descriptions and lithographic figures of select Nipal plants' édité à Serampore aux presses de la Mission en 1824-1826.
    'Plantae Asiaticae rariores; or, descriptions and figures of a select number of unpublished east indian plants, by Nathaniel Wallich, illustré par Vishnu Prasad.. à Londres par Treuttel et Würtz en 1830.
    L'herbier de la Compagnie des Indes orientales, plus connu sous le nom de 'Wallich Herbarium' est le plus grand herbier séparé de Kew.
    'Descriptions of some rare and curious plants édité à Calcutta par Medical and Physical Society of Calcutta en 1834.
    'Notes on the drugs called Mishme Teeta and Pucha Pat ; Notes on Cassia lanceolata (Senna) édité à Madras en 1837.
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