Canarina canariensis - Canarine, Campanule des Canaries
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    Canarina canariensis
    James Gaither © Flickr
    Nom commun : Canarine des Canaries, Canarine campanulée, Campanule des Canaries, localement dans les îles nommée 'Bicácaro canario, Bicácara, Bicácarera, Bicácarero, Campanilla, Campanillera', nommée par les anglophones 'Canary-Bell flower, Canary Island Bellflower', en allemand 'Kanaren-Glockenblume, Kanarische Glockenblume', en italien 'Bicacaro '.
    Nom latin : Canarina canariensis  (L.) Vatke*, synonymes retenus après révision du genre Campanula canariensis.  L.*, Canarina canariensis var. angustifolia G.Kunkel, Canarina laevigata G.Don, Mindium canariense (L.) Raf. sont illégitimes Campanula hastifolia Salisb., Canarina campanula L.
    famille : Campanulaceae.
    illustration :, planche 376 (plaque gravée de George Cooke (1781-1834), dans The botanical cabinet consisting of colored declination of plants with a short account of each from all country' du pépiniériste Conrad Loddiges & sons, vol. 4 (1819), contributed by Missouri Botanical Garden, St. Louis, U.S.A., grand format.
    catégorie : vivace herbacée grimpante tubéreuse, aux tiges charnues contenant un latex et des tubercules comme les dahlias.
    port : dressé, étalé.
    feuilles : caduc au début de l'été courant juin; d'un vert légèrement bleuté, plus pâle sur le revers, fortement nervurées lui donnant un aspect gaufré à marge dentelée. Feuilles opposées triangulaires en forme de pointe de flèche. Les jeunes pousses sont pourprées.
    floraison : au bout des tiges légèrement parfumée, localement à Tenerife courant janvier-avril, nectarifère visitée par les abeilles, colibris et par les papillons et d'autres insectes.
    Fleur solitaire en forme de clochette pendante (7,5 x 5 cm de large) axillaires à corolle tubulaire à 6 lobes pointues et retroussée, calice retroussée en forme de soucoupe à 6 longs et fins sépales à marge dentelée, les pédoncules sont souvent violacés et ils peuvent se vriller pour s'accrocher.
    Les boutons floraux sont ovoïdes.
    couleur : orange plus ou moins foncé veinée de rouge sur les deux faces.
    fruits : enchâssées dans le calice persistant des baies comestibles charnues ovales de 3 à 4 cm, jaune-orange à maturité.
    Canarina canariensis croissance : rapide, se met en dormance jusqu'à la fin de l'été.
    hauteur : 1m à 1.50 m en tous sens.
    plantation : selon climat au printemps ou à l'automne, bien choisir son emplacement car son enracinement est profond.
    croissance : rapide.
    hauteur : 0.50à 3 m.
    plantation : au printemps sans oublier de pincer pour favoriser la ramification.
    multiplication : par semis à chaud entre 20° et 21°C, compter pour la levée une vingtaine de jours, par bouturage et surtout prélèvement de tubercules courant juillet, lors de la coupe ils libèrent un suc laiteux, laisser sécher 2 ou 3 jours à l'air libre avant de planter, compter 1 bon mois pour l'enracinement, conserver la potée à l'ombre sans trop arroser.
    sol : acide ou neutre léger riche en humus, frais mais bien drainé. Peut se cultiver dans des potées en serre froide.
    culture en pot : mélange à tendance sablonneuse .
    emplacement : elle est en dormance l'été, évitez les expositions au soleil l'après-midi, une préférence pour le soleil du matin et mi-ombre fraîche aux heures les plus chaudes, ombre et à l'abri des vents froids de l'hiver.
    zone de rusticité : 9 - 11, tolère aisément - 30°C. USDA zone 9b a 11.
    origine : endémique centre et de l'ouest de l'archipel des Canaries, présente sur les îles de Tenerife, Gran Canaria, La Palma, La Gomera et El Hierro dans les forêts de lauriers et les forêts humides de myrtes*, localement nommé 'monteverde canario', consulter la carte des Canaries.
    Introduite et cultivée en 1696 au jardin royal du château de Hampton Court sous le règne de Guillaume III d'Orange-Nassau, Roi d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande (1689 – 1702).
    entretien : arroser durant la période de croissance.
    maladies et ravageurs : rien de connu pour l'instant.
    NB : son nom Canarina  désigne l'espèce en latin signifie Canarine, son nom spécifique canariensis des Canaries, pour préciser son origine.
    Ce genre comprenait 10 noms connus après révision en 2012 seulement 3 espèces ont été retenues et 6 synonymes, elle est l'espèce emblématique des îles Canaries, considérée comme l'emblème nationale.
    Canarina eminii Cette campanule des Canaries à sa place dans les jardins doux dans les massifs et en arrière plan dans les mixed-borders, sur les talus, également en lisière de sous-bois, ou encore entrer dans la composition de haies basses ou tout simplement dans d'éphémères potées pour orner temporairement les balcons, patios et terrasses pas trop ensoleillées.
    Pour la découvrir sur toutes les faces, photos.
    Les autres espèces du genre :
    - Canarina abyssinica Engl., un seul synonyme retenu Canarina abyssinica var. umbrosa Engl., Canarine d'Abyssinie, originaire de l'est de l'Afrique présente en Éthiopie, au Soudan, en Ouganda, au Kenya et en Tanzanie. Elle est représentée sur un timbre au Kenya édité en 1983 et pour la République centre africaine. La campanule est plus courte d'un orange plus rouge, timbre 2.
    - Canarina eminii Asch. & Schweinf., seulement 2 synonymes retenus Canarina elegantissima T.C.E.Fr., Canarina eminii var. elgonensis T.C.E.Fr. originaire des clairières et forêts l'Afrique de l'Est en zone tropicale, présente en Éthiopie, Soudan, Burundi, Kenya, au sud du Malawi, au Rwanda, Tanzanie, Ouganda et à l'est du Congo. timbre publié Ouganda en 1985, Éthiopie 1982 et au Rwanda. La campanule est plus longue et étroite, l'intérieur est jaune, timbre 1.
    - Canarina zanguebar Lour. est non résolu depuis 2012.


    Annotations :
    *myrte, il s'agit du Myrica faya un arbre endémique de la Macaronésie qui y côtoie les bruyères arborescentes blanches.
    *L., abréviation botanique pour le médecin, botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l ’espèce, c'est la base de la taxinomie et de la nomenclature internationale.
    Canarina abyssinica Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica' et le récit de son Voyage en Laponie édité en 1738 (la traduction en français a été rééditée en 2002, éditions de la Différence). En 1738, il exerce la médecine durant trois ans, puis il l'enseigne durant une année à l'Université d'Uppsala, et par la suite jusqu'en 1772, il y enseigne la botanique. En 1738, il fonde l'Académie des Sciences de Suède. Son herbier, le plus riche de son époque ne contenait que 7000 plantes.
    *Vatke, abréviation botanique pour le botaniste allemand Georg Carl Wilhelm Vatke (1849-1889), de 1868 à 1876 il collecte des spermatophytes (plantes à graines) au début en Autriche, puis en Allemagne, Madagascar et en Angola. En 1880, botaniste allemand Karl Otto Hoffmann (1853 - 1909) lui dédie le genre Vatkea Hildeb. & O.Hoffm., qui ne comprend qu'une seule espèce Vatkea diandra O.Hoffm., qui est aujourd'hui synonyme de Martynia annua L., famille : Martyniaceae (Pedaliaceae) et des espèces malgaches lui ont été dédiées sous le nom spécifique de vatkeana.
    De 1876 jusqu'en 1879, il occupe la fonction d'assistant dans un jardin botanique.
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