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Nom latin : Helianthus annus L.*, synonymes retenus Helianthus annuus subsp. annuus, Helianthus annuus var. annuus famille : Asteraceae. catégorie : annuelle à tiges poilues et racine pivotante qui lui procure un enracinement profond et puissant. port : dressé, rectiligne. feuillage : 'caduc', de grandes feuilles rugueuses d'un vert soutenu, cordiformes, alternes à marge dentelée vers le pétiole, les basales peuvent être opposées parfois. floraison : de l'été à l'automne, de la fin juin/début juillet ou d'aôut jusqu'en octobre selon la date du semis, visitée par les abeilles, les bourdons, les colibris et certaines espèces de papillons, notamment le Monarque (Danaus plexippus). Grande fleur solitaire de 30 à 40 cm, en forme de marguerite, composée de capitules de fleurs hermaphrodites, tubulées appelés fleurons ligulés, ceux du centre ont un petit ligule, ils sont disposés en spirale et sont cernés de ligules lancéolés, sur le revers de nombreuses bractées se chevauchant. Les hybrides peuvent avoir une double rangée de ligules. Les fleurs sont toujours orientées dans la direction de l'est/sud-est pour capter un maximum de soleil. couleur : jaune d'or, fleurons du coeur, jaune foncé à brun pour l'espèce type. fruits : akènes comprimés appelés 'pépites*', pubescents et presque glabres à maturité, d'un brun strié de blanc, contenant des graines oléagineuses, largement convoitées par les insectes, les oiseaux et les rongeurs. En principe, la récolte débute vers le milieu du mois août. croissance : rapide. hauteur : 2 à 3 m, jusqu'à 4 m selon variété. plantation : au printemps en prenant soin d'espace les plants d'au moins 40 à 50 cm (suivant la taille), il n'aime pas être déplacé à cause de son pivot. multiplication : par semis à chaud courant mars-avril, par poquet de 2 à 3, à éclaircir ensuite, ou carrément en place, d’avril à juin, à 1-2 cm, pour les grandes variétés entre 3 et 4 cm de profondeur, tous les 50 cm, compter 2 plants au m². Pincer à la cinquième feuilles Il est très bien adapté à l’agriculture biologique, et sa culture est moins gourmande en eau ainsi qu'en intrants* que d’autres. Dans ce cas il est semer dans des sols bien réchauffés (entre 8 et 10°C), aux alentours de la mi avril, densité du semis 70 à 75 000 grains/ha, à entre 3 et 4 cm de profondeur tous les 30 à 45 cm, ces semis attirent fortement les palombes (pigeons ramiers), corneilles noires, corbeaux freux et autres corvidés et d'autres espèces de passage qui finissent par se sédentariser pour certaines d'entre elles. sol : riche, frais mais bien drainé. emplacement : plein soleil. origine : sud des États-Unis donnant sur le golfe du Mexique jusqu'au Pacifique dont l' Arizona et le Nouveau-Mexique et une partie du Mexique, certains auteurs plus restrictifs la située au Mississippi*, la forme sauvage plus petite était présente au Minnesota, Missouri et Texas, consulter la carte. Largement répandu par les oiseaux et l'homme, dans l'hemisphère boréale et de là vers la Sibérie et le nord de la Chine. Depuis les années 1970, en France il est principalement cultivé dans le Sud-Ouest, le Centre et en Côte-d'Or, et en raison du conflit russo-ukrainien, les céréaliers du Sud-Ouest ont tendance à doubler voire tripler les surfaces. en fin de rotation des cultures de 6 à 7 ans, en évitant de le planter après des proteagineux, c'est-à-dire des légumineuses, des féveroles, des pois, du lupin et de la luzerne, celle-ci est la bienvenue après le passage du tournesol. zone : 4 - 11, U-K hardiness H 4, USDA zones 3-10, tolère jusqu'à -12°C. entretien : arroser régulièrement, pour maintenir le sol humide, tout au long de l'été, car au jardin, c'est un grand soiffard égoïste, il assèche le sol et déshumidifie l'air. maladies et ravageurs : Brachycaudus helichrysi (aphids) et ceux des limaces grises (slugs) Agriolimax agrestis et des escargots (snails) ; il peut être sujet à l'oïdium (powdery mildews) ainsi qu'au mildiou du tournesol Plasmopara helianthi(downy mildew) et peut subir les attaques d'un champignon le Sclerotinia sclerotiorum, qui s'installe sur le collet reconnaissable à son mycélium d'un blanc cotonneux puis noir couvrant également la base du système racinaire, flétrissant puis desséchant la tige, il s'attaque également aux capitules et boutons floraux. En agriculture, les nouveux hybrides de tournesol sont résistants au mildiou, mais ils demeurent sensibles au thrips du tabacThrips tabaci. NB : son nom Helianthus vient du grec 'helios' qui désigne le soleil et de 'anthos' qui désigne la fleur, qui dans sa forme rappelle le soleil et ses rayons. Le nom commun de Tournesol vient de son nom en italien 'girasole' qui signifie 'qui tourne avec le soleil. Ce genre sur 364 noms référencés après la révision de 2012 seulement 60 noms ont été retenus (74 avec les infraspécifiques) avec 135 autres noms qui sont considérés comme étant des synonymes et 169 autres demeurent non résolus depuis. Toutes des espèces d'annuelles et de vivaces oléagineuses dont certaines sont depuis toujours utilisées comme plantes fourragères. Les Amérindiens, considèrent le Tournesol comme une plante sacrée, qui passait auprès des Conquistadors pour être un puissant aphrodisiaque, d'où son interdiction établie par les prêtres Espagnols et sa suppression au Mexique, où il était pour les Aztèques à la fois le symbole du culte solaire et celui de la guerre, dédié à Huitzilopochtli, Dieu du Soleil et de la Guerre, lire l'article publié dans Universalis sur cette civilisation et cet empire que les Conquistadors détruisirent dans la vallée de Mexico. Découvrir le Codex Azcatitlan*, considéré comme étant le plus précieux et le plus important des manuscrits, relatant l'histoire aztèque, où est décrit la succession des souverains aztèques, l'arrivée des troupes espagnoles menées par Hernán Cortés et l'introduction du christianisme, un manuscrit figuratif, datant du XVIe siècle, 1530, le consulter à la Bnf. Introduction en Europe via l'Espagne vers 1519, rapporté par le conquistador Hernán Cortés (1485-1547) et le tournesol cultivé vers 1596, issu d'une sélection effectué par les Péruviens. Des chercheurs de l'Université de l'état de Floride et de l'Université de Cincinnati (Ohio), ont pu dater, des graines trouvées au Mexique, en bon état de conservation, ayant plus de 2600 avant JC., ils sont parvenus à la conclusion que contrairement à ce que l'on croyait, le tournesol était bien cultivé au Mexique, il y a plus de 4000 ans. Il est la fleur nationale de l’Ukraine et en France, l'emblème des Verts qui, d'ailleurs en novembre 2002, ont organisés la "souscription Tournesol 2002", plus de 875 000 graines (75kg) garantis bio et sans OGM, achetées à un producteur bourguignon, souscription d'abord auprès des militants, puis, à l'échelon national, pour réunir 180 000 euros, pour parvenir à combler les dettes causées par la participation aux éléctions législatives. En février 2004, le tournesol deviendra l'emblème des parties écologistes européens, sous le nom de Fédération européenne des Partis Verts/Parti Vert Européen*. Propriétés et utilisations : Chez certaines personnes, le contact des poils glandulaires, peut provoquer des dermites de contact. De ces graines par pression à froid on extrait une huile jaune poly-insaturées, acides gras saturés environ 12%, des acides gras mono-insaturés (21%), composés principalement d'acide oléique (environ 19%) et majoritairement des acides gras (67%), riche en acide linoléique* qui est indispensable pour la croissance, à des effets préventifs sur les maladies cardiovasculaires, agissant aussi sur le taux mauvais cholestérol et ralentissant l'apparition de l'athérosclérose, il a aussi à la réputation de freiner l'évolution de la sclérose en plaques. Riche aussi en Omega 3 et 6, cette huile entre dans la composition de la margarine. Comme pour les autres huiles, les tourteaux sont depuis toujours donnés comme complément alimentaire au bétail, et les tiges comme fourrage, mais depuis quelques années on leur a trouvé une autre utilisation comme biocombustible au même titre que l'huile qui, après traitement, est utilisée pour les moteurs diesels comme biocarburant. L'Argentine serait le plus grand producteur à l'échelon mondiale. Les graines sont consommées tel que, décortiquées ou torréfiées, depuis l'Antiquité réduites en farine, pour confectionner des galettes, pains, les graines peuvent être incorporées à d'autres graines, dans la confection de pain aux céréales. Elles sont incluses, dans les mélanges de graines, données à certains oiseaux, comme les perroquets et les tourterelles. Parmi les hybrides, citons : |
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