Nymphaea lotus - Lotus d'Égypte, Lotier d'Égypte
Portail de Jardin! L'Encyclopédie


    Nom commun : Lotus d'Égypte, Lotier d'Égypte, Lotus blanc nommé par les égyptiens 'naufar' et les anglophones 'white water lily, white egyptian lotus'.
    Nom latin : Nymphaea lotus  L.*, synonymes Nymphaea dentata  Schumach. & Thonn., Nymphaea liberiensis  A. Chev., Castalia edulis  Salisb.*, Castalia lotus  Tratt., Castalia mystica  Salisb, Castalia pubescens  Wood, Castalia sacra  Salisb., Leuconymphaea lotus  Kuntze.
    famille : Nymphaeaceae.
    catégorie : vivace aquatique.
    feuillage : flottant, persistant, vert foncé brillant, très épais, écussonné avec des tiges charnues et rigides. Feuille de 30- 50 cm, circulaire, irrégulièrement dentée assez aigue, fendue à la base.
    port : étalé.
    floraison : de fin printemps à été, très parfumée, nocturne s'ouvrant de l'après-midi au matin durant 4 jours, bien au-dessus du niveau de l'eau. Grandes fleurs 20 - 35 cm, 16 à 20 pétales étroits, pointus, implantés en spirale, étamines entre 30/75 et plus. Son pollen est récolté par abeilles et visité par les coléoptères
    couleur : blanc avec l'extérieur des pétales légèrement rosés, étamines jaune.
    fruits : baies charnues, mûrissant sous l'eau, les graines sur le delta du Nil sont appelées dokhn el bachenyn.
    croissance : rapide.
    hauteur : immergée 0.2 à 0.45 m, envergure 1 à 1,50 m.
    plantation : au printemps, dans des pots, planter dans du limon, immersion d'au moins 40 cm.
    multiplication : au printemps par semis, ou division des rhizomes tubéreux (possible aussi en été).
    sol : limoneux, enrichi tous les ans.
    emplacement : chaud, plein soleil, en eau calme.
    zone : 10 - 11. Température minimale 10°.
    origine : Égypte, Afrique et Asie du Sud-Est, zone tropicale.
    entretien : sous climat froid, les enlever et les faire hiberner en serre froide ou conserver les rhizomes dans du sable humide.
    maladies et ravageurs : peut-être sujet aux pucerons, à la galéruque du nénuphar Galerucella nymphaeae un petit coléoptère dont les larves noires dévorent les feuilles, il passe tout son cycle de vie au milieu d'une feuille à l'abri de tous les prédateurs.
    Le bord des feuilles est également grignoté par la chenille jaunâtre de la pyrale du nénuphar Nymphula nymphaeata.
    Il est sensible à une maladie cryptogamique Ramularia nymphaearum qui provoque des taches foliaires.
    NB : c'est le vrai lotus d'Égypte avec Nymphaea caerula , lotus vient du grec "lotos", désigne des plantes de la famille des légumineuses, pour Linné et les botanistes, le lotus est le lotier.
    Ce genre comprend une cinquantaine d'espèces de vivaces aquatiques persistantes ou caduques, rustiques ou tropicales, à floraison diurne ou nocturne, plus ou moins odorant suivant l'espèce.
    Démons & Merveilles ©
    Propriétés et utilisations :
    Les tiges, les rhizomes et les graines sont comestibles, utilisées depuis la nuit des temps pour ses propriétés calmante set sédatives (rhizomes et fleurs). Appelé autrefois "L'herbe aux moines" coupant les élans amoureux. L'analyse chimique a prouvé que certains d'entre eux contiennent plus ou moins de la nuciférine et de la nor-nuciférine.
    Ne pas le confondre avec le Lotus sacré Nelumbo nucifera de l'hindouisme et du bouddhisme. Ce Lotus blanc, est le Lotus sacré des Égyptiens "sushin", que l'on retrouve stylisé sur les fresques, les chapiteaux des temples. Le Nymphéa serait né d'une nymphe morte de jalousie pour Héraclès ( récit de Pline). Dans la mythologie grecque et romaine, dédié aux divinités protectrices des jeunes filles et déesses des eaux.
    Autres espèces de lotus ou nénuphars présents dans l'Encyclopédie :
    - Nelumbo nucifera , le lotus sacré, consulter sa fiche.
    - Nymphaea caerulea Savigny, lotus Bleu, lotus d'Egypte, consulter sa fiche.
    - Nymphaea x, Nénuphars hybrides, consulter la fiche.
    Autres espèces :
    - Nymphea alba L., Lis des étangs, Nénuphar blanc, Grand nénuphar, originaire de l'Europe, Asie, Afrique du Nord. Rustique, très développé 3 m, caduc, vert sombre à fleurs (10 à 20 cm) parfumées, nombreux pétales blanc, photo du bas Nymphaea alba var. rubra .
    - Nymphea candida, originaire de l'Europe, Asie. Variété naine à petites fleurs blanches, zone 4.
    - Nymphaea capensis Thunb., Lotus bleu du Cap, sud et est de l'Afrique, grandes feuilles (40 cm) à lobes croisés et pointus. Fleur parfumée, diurne, bleu vif, zones 9-10.
    - Nymphaea capensis Thunb., de couleur bleu.
    - Nymphaea capensis 'Rosea' le même en rose.
    - Nymphaea nouchali Burm.f., originaire d'Asie du Sud-est, emblème du Bangladesh. Fleur émergée, diurne, parfumée: bleu, rose, blanc, une dizaine de pétales pointus, étamines jaunes. Utilisé en Inde en cosmétologie et parfumerie, zones 11-12.
    - Nymphaea odorata Ait., originaire d'Afrique, fleur blanche diurne, parfumée, zones 3-11.
    De nombreux hybrides rustiques (zone 5) issus d'espèces de l'Europe et de l'Amérique du Nord, à fleurs simples ou doubles, en forme de coupe, ouvert de 3 à 5 jours de 10 à 16 heures, dans les tons de blanc, carné, rose clair, saumon, cramoisi, carmin, vermillon, jaune cuivré, ou jaune orangé.
    Les hybrides tropicaux ont des fleurs diurnes ou nocturnes dans les tons de blanc, jaune, bleu tendre, bleu ciel, bleu pourpré, violet, rouge, d'une hauteur immergée entre 35 et 50 cm. La température ne doit pas descendre en dessous de 10°C pour ces derniers.

    Annotations :
    *L., abréviation botanique pour le médecin, botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe latins, désignant le genre suivi du nom de l ’espèce, c'est la base de la taxinomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772, il est le fondateur de l'Académie des Sciences de Suède.
    *Salisb., abréviation botanique pour le botaniste britannique Richard Anthony Salisbury (né Markham) (1761-1829), un homme ayant eu un passé financier peu scrupuleux, qui fut un farouche opposant à la nomenclature de Linné, boudé par un bon nombre de ses contemporains, rejeté par ses confrères botanistes lorsqu'ils découvrirent qu'il s'était approprié l'oeuvre d'un autre botaniste.
    - nmauric© 23.06.2001 - ® par la Société des Gens de Lettres - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites.
un compteur pour votre site