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Nom latin : Berberis darwinii Hook.* (1844), synonymes Berberis costulata Gand.* (1913), Berberis knightii (Lindl.) K.Koch* (1869), Berberis darwinii var. pendula G.Nicholson (1925), Berberis darwinii var. magellanica Ahrendt (1961), Mahonia knightii Lindl. (1850) famille : Berberidaceae. catégorie : arbuste à courtes épines de 5 mm, regroupées par 3-5 ou 8 et à l'écorce d'un brun rougeâtre. port : buissonnant, ramifié, étalé, arqué. feuillage : persistant, coriace, vert foncé, brillant, revers nettement plus clair. De minuscules feuilles de 2 à 4 cm, sessiles, cunéiformes, à marge plus claire, irrégulièrement dentée et épineuse, avec, en pointe, une épine trifurquée. Un feuillage rappelant celui du houx. floraison : au printemps, courant mars, avril-mai, nectarifères, avec une remontée possible vers la fin de l'automne-début de l'hiver, visitées entre autres par les abeilles. Entre 10 et 30 petites fleurs hermaphrodites, réunies en grappes pendantes de 4 à 10 cm, à pédoncules rougeâtres. couleur : jaune d'or à jaune orangé, les boutons floraux sont eux aussi, légèrement rougeâtres. fruits : en été, en juillet-août, des petites baies mucronées de 7 mm, ovoïdes, charnues et comestibles à saveur acidulée, d'un bleu pruineux, virant au pourpre à maturité. Elles sont consommées par les oiseaux et les petits mammifères qui assurent la dispersion des graines d'une grande viabilité et qui sont transportées au loin par l'eau. croissance : rapide. hauteur : 1.5 à 3 m pour un étalement de 1.50 un peu plus de 2 m. plantation : au printemps ou à l'automne. multiplication : par semis à l'automne ou en hiver, après stratification à froid ou par boutures à talon en été. sol : tous, même lourd et argileux, une préférence pour les sols acides. emplacement : soleil, mi-ombre ou l'ombre lumineuse, à l'abri des vents violents pour préserver la floraison. Dans son milieu naturel, sous la canopée, il ne fleurit pas. zone : 7-10, U-K hardiness H5, USDA zones 6-9. Tolère aisément -17 °C. Une fois implantée, elle a une excellente adapatation à la à la sécheresse, aux températures élévées ainsi qu'aux embruns. origine : sud de l'Amérique du Sud, dans les clairières et sur les lisières ou dans les forêts tempérées, en compagnie du coigüe, Nothofagus dombey, en région andine patagonienne au sud de l'Argentine, sur la côte de Patagonie ainsi qu'au centre et au sud du Chili, dans la région du Maule, consulter la carte. Cette Épine-vinette de Darwin, découverte en 1835, a été introduite en Europe, vers 1849, via le Royaume-Uni. En Australie-Méridionale, en Nouvelle-Galles du Sud, elle s'est établie dans la brousse des Blue Mountains. Dans l'état du Victoria, elle a envahi les forêts sclérophylles humides, dans la basse chaîne montagneuse des monts Dandenong à l'est de Melbourne et en Tasmanie, quelques populations restreintes sont surveillées par les autorités gouvernementales qui, si nécessaire, l'éradiqueront. En Nouvelle-Zélande, sur les deux îles, elle a été introduite à des fins horticoles, signalée, naturalisée dès 1946 et depuis, elle est devenue une espèce envahissante. Dans les États américains de Californie et de l'Oregon où elle a été également plantée, elle s'est sporadiquement naturalisée, son évolution y est surveillée par Cal-IPC, une organisation qui protège l'environnement et l'écologie de la Californie contre les plantes envahissantes et les principales menaces environnementales depuis 1992. entretien : veiller à l'arroser les premières années, par la suite, il requiert peu d'entretien. Si vraiment nécessaire, la taille s'effectue au milieu du printemps, après la floraison, en prenant soin de mettre des gants. NB : son nom générique Berberis viendrait d'un mot arabe qui désignerait les fruits et darwinii en souvenir du naturaliste anglais qui le découvre au cours de son périple de 5 ans sur le HMS Beagle, lors des relevés qu'il effectue, en 1835, sur les côtes de la Patagonie et l'introduit en Europe, vers 1849. L'épine de Darwin peut entrer dans la réalisation de haies libres ou de haies défensives, également dans la composition de massifs arbustifs, en sujet isolé ou en massifs de 3 à 5 sujets, pour égayer une zone d'ombragée. Ce genre comprend entre 400 et 500 espèces (pour la flore de Chine), originaires de l'Asie dont 216 présentes en Chine, de l'Europe et le reste, des Amériques, principalement en altitude, dans la cordillère des Andes, dont 28 d'entre elles au Chili. Propriétés et utilisations : Les petites baies du vinettier peuvent être consommées crues ou cuites, mais elles contiennent de trop nombreuses graines. Elles ont une teneur élevée en anthocyanes et polyphénols, une source d'antioxydants naturels pour protéger du vieillissement cellulaire. Des société chiliennes spécialisées dans les baies indigènes et les aliments sains, étudient de longue date, une production . Dans la pharmacopée du peuple Mapuche* du Chili et de l'Argentine, l'écorce, riche en tanins, les racines et les baies du michay, sont réputées auprès des autochtones pour leurs propriétés antibactériennes, antiinflammatoires et tonifiantes, prescrites entre autres, pour traiter les fièvres, les maux d'estomac et les dysenteries. Traditionnellement, est extrait un colorant jaune, utilisé pour teindre laines et textiles. Dans l'abécédaire, consulter les huit autres espèces de Berberis, présentes dans l'Encyclopédie. Annotations : *Chiloé, l'île de Chiloé, ses maisons sur pilotis et ses 16 églises en bois de mélèze et le cyprès, construites par les pêcheurs jésuites et franciscains du 17e et 18e siècle, qui dépendent du diocèse de l’Église catholique d’Ancud, ont été déclarées en 1970 'Monument national chilien' et classées au Patrimoine Mondial de l'’Unesco, depuis 2000. *Darwin, Charles Darwin* (1809-1882) à bord du HMS Beagle, bateau de la Royal Navy transformé en bateau de recherche, qui le 27 décembre 1931, prend le départ pour sa deuxième campagne, vers la Patagonie et la Terre de feu, un tour du monde de 5 ans, sous le commandement du vice-amiral, Robert Fitz Roy (1805-1865), également hydrographe en charge de mission de cartographier les côtes de l'Amérique du Sud. Lire le journal (The Voyage of the Beagle, 1839), la traduction d'Ed. Barbier de 1875 est consultable à la Bnf. C'est à bord de ce trois-mâts britannique que Darwin entreprend ses recherches, sur la faune, la flore, la géologie et les fossiles, échafaudant les bases de sa théorie sur l'évolution perpétuelle des espèces vivantes, le phénomène de sélection naturelle, et que l'homme et toutes les espèces descendent d’un ou de plusieurs ancêtres communs et non des créations divines. Il effectue des relevés, en 1834, à travers les forêts pluviales tempérées et les tourbières de l'archipel de Chiloé*, puis, en 1835, sur les côtes de la Patagonie et, en septembre 1835, il séjourne aux îles Galápagos, y observant les ressemblances, les différences et les changements sur les pinsons des Galápagos, qui se sont transformés au cours du temps (évolution) et que ceux qu'il observe ne sont plus de la même espèce que ceux, observés sur la côte de l'Équateur située en face, à 600 milles (965 km), constatant des changements d'une population à l'autre dans la forme du bec et dans leur taille, donnant in fine 13 ou 14 espèces de pinsons*, nommés plus tard le pinson de Darwin*. Après un tour du monde de cinq ans, le 31 décembre 1838, il s'installe dans le quartier universitaire de Londres, à côté du British Museum et se plonge dans la rédaction de son imposant ouvrage, qu'il publie en novembre 1859, sa réponse aux questions qui préoccupaient les naturalistes de son époque et qui sera source de polémiques et controverses : 'L'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la survie', la traduction de 1873, par Jean-Jacques Moulinié, Bnf ou celle d'Edmond Barbier en 1876, Bnf. Lire 'Charles Darwin, de l'origine d'une théorie', publiée dans le journal du CNRS, n° 227 de décembre 2008. Lire : L’évolution darwinienne, la biodiversité et les humains, consulter le pdf FRB de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, créée en 2008. Écouter sur France Culture, l'émission sur Darwin et sa théorie des espèces, du dimanche 26 août 2018, podcast, de une heure.
Pour certains biologistes, cette évolution et la sélection naturelle a un 'codécouvreur' en la personne d'un autre explorateur britannique, l'anthropologue, biologiste et naturaliste Alfred Russel Wallace (1823-1913), lire ens-lyon sur Planet-Terre par Cyril Langlois, publié le 22 octobre 2015 - Préparation à l'agrégation SV-STU. *Gand, abréviation botanique pour le prêtre catholique, médecin, botaniste et naturaliste français, Jean-Michel Gandoger (1850-1926), qui a séjourné 24 fois dans la Péninsule Ibérique pour y herboriser ainsi qu'Afrique du Nord et en Crète. Il enrichit son immense herbier avec l'achat d'herbiers en provenance de toutes les parties du monde, le tout réunissant plus de 800.000 spécimens, qui ont constitué à sa mort une des toutes premières collections d’herbiers de la fin du 19e et début du 20e siècle, qui a été donné à l’Université de Lyon, lire sa biographie, publiée par, l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon. *Hook, abréviation botanique pour le botaniste écossais William Jackson Hooker (1785-1865), spécialiste des mousses et des fougères ; en 1820, en charge de la chaire de botanique de l'Université de Glasgow avant d'assurer en 1841, la fonction de directeur du jardin botanique royale de Kew, qui est alors, un peu à l'abandon, depuis la disparition de son prédécesseur Joseph Banks. Jardin qu'il va agrandir et enrichir avec plusieurs serres, dont la célèbre Palm House de D. Burton et R.Turner, réalisée entre 1844 et 1848. On lui doit l'ouverture des jardins au public durant les après-midis. Auteur de forts nombreux ouvrages et parutions botaniques dont entre autre : La première Flore des îles britanniques "Flora Scotia; or a description of scottish plants arranged both according to the artificial and natural methods" en 2 volumes publiés en 1821. The british flora compresing the phaenogamous, or flowering plants and ferns" (2 volumes, Londres, éd. Longman, Brown, Green and Longmans 1831, édition revue et corrigée en 1842). L'édition d'un guide "Kew Garden or Popular guide to the Botanic garden of Kew". "Genera filicum; or Illustrations of the ferns, and other allied genera; from the original coloured drawings of the late Francis Bauer; with additions and descriptive letterpress", by Sir William Jackson Hooker. London, H. G. Bohn, 1842. "Synopsis filicum : or, A synopsis of all known ferns, including the Osmundaceae, Schizaeaceae, Marattiaceae, and Ophioglossaceae (chiefly derived from the Kew herbarium) Accompanied by figures representing the essential characters of each genus"" avec son assistant Joseph Gilbert Bakers, responsable de l'Herbier de Kew (éd. Robert Harwicke, 1868). *K.Koch., abréviation botanique pour l'abbé Karl Heinrich Émile Koch (1809-1879), botaniste, dendrologue et collecteur allemand, nommé à Berlin, directeur du Jardin botanique de l'Université Humboldt où il enseigne, il effectue des séjours dans la région du Caucase ainsi qu'en Turquie. *Mapuche, nom qui se traduit par les gens de la terre. L'émission, "Les gens de la terre, le peuple Mapuche au Chili" qui voit son territoire peu à peu grignoté par les projets de barrage hydroélectrique, de compagnie d'électricité espagnole qui veut les chasser de leur territoire ancestral. A été diffusée pour la première fois le 27 novembre 2003 dans les nuits de France-Culture, écouter le podcast de 32 minutes. *Pinsons des Galápagos, depuis 1973, les biologistes et chercheurs britanniques Peter Raymond Grant (1936-) et Rosemary Grant, du département de l'Écologie et biologie évolutive de Princeton, ont poursuivi les études de Darwin sur les pinsons des Galápagos, elle écrit : "Mes recherches portent sur le maintien de la variation phénotypique et le processus de spéciation dans les milieux naturels. Avec mon mari Peter Grant, j'étudie les pinsons de Darwin sur les îles Galápagos depuis 1973. Notre travail combine l'écologie et le comportement avec la génétique et plus récemment la génomique. Des travaux de terrain intensifs sur l'île de Genovesa pendant dix ans et sur la petite île de Daphne Major pendant 40 ans ont révélé comment la sélection naturelle entraîne un changement évolutif lorsque les populations de pinsons sont soumises à de graves sécheresses et à une pénurie de nourriture. Nous avons découvert comment un échange de gènes par hybridation peut conduire à l'effondrement de deux espèces en une seule dans certaines circonstances, et à la formation d'une nouvelle espèce dans d'autres conditions. Ces deux milieux insulaires étant entièrement naturels, n'ayant jamais été dérangés par l'homme, l'étude fournit un modèle d'évolution dans le temps contemporain qui aide à comprendre la diversification biologique au cours du temps géologique. Certaines des questions en suspens que nous poursuivons avec nos collaborateurs concernent les effets de l'hybridation introgressive sur la composition génétique sous-jacente des changements connus dans la morphologie du bec et la taille du corps." Ils poursuivent leurs recherches avec d'autres scientifiques, sur l'importance évolutive de l'hybridation. Lire l'article : Les Pinsons de Darwin : survol de la théorie de l’évolution, sur CBioNum (Unité d’Enseignement Culture Biologique Numérique). Comprendre et apprendre, en savoir plus sur les pinsons de Darwin et la sélection naturelle jeretiens.net, publié le 3 mars 2021 par l'historien Sam Zylberberg, professeur d'histoire médiévale à l'Université de haute Normandie – Rouen. natacha mauric © 13/03/2000 ® Jardin! L'Encyclopédie - ® Jardin! 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