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Nom latin : Gardenia augusta (L.) Merr.* (1917), parmi les 54 synonymes renus, Gardenia florida L.*, Gardenia grandiflora Siebold ex Zucc.*, Gardenia jasminoides J.Ellis* (1761) famille : Rubiaceae catégorie : arbuste souvent cultivé comme plante d'intérieur, alors qu'il ne s'y plaît pas du tout. feuillage : persistant, épais, vert sombre, brillant, aux nervures fortement marquées, avec un aspect gaufré. Les jeunes feuilles d'un vert plus acide, sont coriaces et vernissées. Des feuilles opposées, ovales, elliptiques, acuminées avec une marge ondulée et de + ou - 7 cm. port : touffu, dressé, arrondi. floraison : très longue, de la fin du printemps à l'automne, approximativement de mai à septembre, à l'abondant et envoutant parfum sucré, jasminé et vanillé, perceptible surtout la nuit. Senteur qui entre dans la composition de parfum en note de fond sucré, mais comme ce parfum naturel ne peut pas être distillé, il est remplacé par d'autres notes olfactives. Des fleurs visitées, entre autres, par les bourdons et les abeilles, mais la pollinisation, est assurée par des papillons nocturnesLepidoptera (moths). Lire l'article sur le rôle des papillons de nuit en tant que pollinisateurs nocturnes (The role of moths as nocturnal pollinators) du Dr Callum Macgregor, associé de recherche postdoctorale, au département de biologie, Université de York, publié dans The Butterfly Conservation en 19 mars 2019. Fleurs solitaires, axillaires et sessiles de 5 à 10 cm. L'espèce type a des fleurs simples avec peu de pétales à l'aspect cireux, mais il existe de nombreux hybrides à fleurs doubles spiralées dont les formes les plus anciennes remontent à 1754. Celle que nous avons l'habitude de voir chez les fleuristes est bien souvent, Gardenia augusta 'Florida' à fleurs doubles. La plupart des cultivars de gardénias fleurissent de la fin mars à la mi-juin. couleur : blanc à crème cireux, des étamines et des anthères d'un jaune safrané, disposées en quinconce avec les pétales. fruits comestibles : ovoïdes de couleur jaune orangé à rouge-orange, au goût amer. croissance : moyenne, voire lente. hauteur : 2 à 8 m, selon le cultivar entre 60 cm et 4 m plantation : au printemps. multiplication : par semis à chaud au printemps ou, boutures à chaud en fin d'été ou par marcottage sous cloche. sol :surtout riche en matière organique, légèrement acide et bien drainé, qu'il faut garder humide, mais jamais détrempé. culture en pot : prévoir un mélange de terre franche et terreau de bruyère enrichi durant la période de croissance, effectuer un apport d'engrais pour plantes de terre de bruyère, c'est-à-dire pour les azalées, camélias, hortensias, et rhododendrons. emplacement : à l'extérieur, plein soleil, à mi-ombre partielle, à l'abri des vents froids et desséchants et à l'intérieur, un endroit lumineux, mais à l'abri des rayons du soleil et des courants d'air. zone : 9-11, U-K hardiness H1C, USDA zones 9a-10b, dans les zones au climat continental et principalement dans les zones tropicales et subtropicales. origine :Asie du Sud-Est, dans l'Himalaya oriental, centre de la Chine et au sud, sur l'île d'Hainan, au Laos ainsi qu'au Vietnam, au sud du Japon et l'île de Taïwan, naturalisé en Corée, consulter la carte. culture en pot : sous serre chaude, véranda ou à l'intérieur, penser à arroser avec une eau non calcaire qu'il n'aime pas, à protéger des courants d'air et des variations de température, conserver une hygrométrie assez importante et constante, mais ne pas asperger directement les fleurs. Prendre le temps d'écouter l'avis d'Alain Baraton* à son sujet sur france-inter (8 min.), dimanche 23 avril 2023. S'il survit, rempotage tous les trois ans dans un substrat approprié. entretien : ne pas oublier de l'arroser régulièrement avec une eau non calcaire ou de l'eau de pluie, et ce, sans excès, car il est sensible au stress hydrique et prévoir un bon paillis riche en matières organiques pour maintenir le substrat frais. Supprimer le bois mort et, au fur et à mesure, les fleurs fanées, en coupant juste en dessous du noeud formé au niveau de la feuille sous la fleur, pour favoriser une longue floraison. Taille éventuelle en fin d'hiver ou juste après la floraison, pour les hybrides à floraison printanière, car les boutons floraux se développent juste après celle-ci. maladies et ravageurs : à l'intérieur, il est fréquemment sujet aux aleurodes (whiteflies), aux araignées rouges (red spiders) ainsi qu'aux cochenilles (mealybugs). Comme les autres, il peut subir les assauts des pucerons (aphids) et il est sensible à l'oïdium (powdery mildew), un champignon Cercospora, dont la présence est facilité par des arrosages trop fréquents ou par une chaleur élevée et un excès d'humidité, il signale sa présence avec l'apparition de taches foliaires, circulaires (leaf spots) qui finissent par provoquer le dessèchement du feuillage, voir photos. NB : en 1761, son nom Gardenia lui a été donné par le naturaliste britannique John Ellis*, qui dédie le spécimen qu'il reçoit de Chine, à son ami britannique, le botaniste et médecin Alexander Garden (1730-1791) qui à Charleston en Caroline du Sud, fut son correspondant. Gardenia, est nommé, dans la langue française, Gardène, dans le tome 6 de l'Herbier général de l'amateur, contenant la description, l'histoire, les propriétés et la culture des végétaux utiles et agréables dédié au Roy par feu Mordant De Launay continué par M. Loiseleur des Longchamps avec des figures peintes de M.P. Bessa en 8 volumes, édité à Paris 1822 et son nom spécifique augusta signifie majestueux.
Introduit en Europe, depuis les provinces du nord de la Chine par Robert Fortune*, collecteur pour le compte de la RHS* de Londres et de là, importé sur la côte atlantique de l'Amérique du Nord, dans les 13 colonies britanniques*, notamment en Floride, où de nos jours, sont installés les obtenteurs et les hybrideurs de gardénias. C'est une des espèces vedette des jardins floridiens, pour confectionner des haies brise-vue ou brise-vent, des bordures le long des cheminements, dans les massifs arbustifs ou comme couvre-sol, ou en sujet isolé, près d’une allée ou d'une ouverture. Le genre comprend 250 espèces d'arbres ou d'arbustes originaires de l'Asie tropicale et de l'Afrique australe, dont 6 d'entre elles en Afrique du Sud. C'est durant son long séjour à Pékin de 1687, que le missionnaire jésuite Dominique Parennin* découvre l'utilisation du Gardenia radicans Thunb., pour obtenir ces belles teintures jaunes des robes portées par les bonzes, pigment que l'on retrouve dans d'autres espèces de gardénia. Ils ont été ramenés de Chine, à partir de 1749 par Pierre Poivre qui crée sur l'île Maurice, le jardin des Pamplemousses, l'annexe du jardin du Roy pour les plantes exotiques, et c'est le botaniste Bernard de Jussieu (1699-1777) qui s'occupe de l'acclimatation à partir des notes de Pierre Poivre sur l'exposition, la composition du terrain et le temps de floraison. Propriétés et utilisations : En 1925 pour Chanel, son parfum a été mis à l'honneur, en note de coeur, avec en note de fond, le mimosa et la vanille, par l'un des plus grands parfumeurs au monde, l'avant-gardiste chimiste Ernest Beaux (1881-1961), qui concocte l'un des premiers parfums floraux aldéhydés avec des molécules synthétiques, les aldéhydes* et son odeur est remplacée par celle du jasmin associé à la fleur d'oranger, enrichi avec celle de la capiteuse tubéreuse Polianthes tuberosa et avec des notes boisées de patchouli, de santal et de vétiver. Un des parfums de l'époque perpétué par la maison Chanel. Cette même année 1925, le couturier Jean Patou (1887-1936) lance Adieu Sagesse avec en note de coeur, le gardénia associé à la tubéreuse, au narcisse et avec le girofle, et, en notes vibrantes, le muguet et le néroli, et en note de fond, la noix de coco et l'iris renforcé avec des molécules de synthèse de musc blanc*. Dans la pharmacopée chinoise, les fruits nommés 'zhizi', sont réputés avoir des effets bénéfiques sur la circulation sanguine, le système cardiovasculaire, nerveux et digestif, ayant des propriétés hépatoprotectrice, antidépressive et anti-inflammatoire qui ont été validées. Ce gardénia contient des pigments caroténoïdes jaune orangé (crocine et crocétine), nommé jaune de gardénia*, largement utilisé comme colorant naturel dans l’industrie alimentaire, un additif alimentaire, référencé au codex alimentaire sous le numéro (E164), dans l'industrie chimique, des textiles et dans l'art de la peinture. Il recèle des glucosides iridoïdes (géniposide et génipine) qui ont des propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes et anti-tumorales. Parmi les cultivars, citons : Le nom Gardenia jasminoides est utilisé pour la commercialisation des obtentions nord-américaines, la série de gardenia First Love®, sont des obtentions greffée sur le gardénia de Thunberg* Gardenia thunbergia Thunb., le gardénia des forêts sud-africaines du sud du Mozambique, du nord du KwaZulu-Natal et de la province du Cap-Occidental, qui offre de grandes fleurs tubulaires de 5 à 6 cm, à corolle plate, hélicoïdale, étoilée, composés 7 étroits pétales imbriqués. Il est présent à Kew, dans la Palm House. *aldéhydes, composés organiques volatils, classés cancérogène certain ou probable par le Centre international de recherche sur le cancer. Le formaldéhyde y est classé cancérogène certaine, et l'acétaldéhyde cancérogène
Prendre le temps de lire Parfum de scandale, l'enquête de Greenpeace 2005, sur la composition chimique d'eaux de toilette et eaux de parfum de marques parfois prestigieuses, contenant des phtalates et des muscs de synthèse. Télécharger l'enquête en format pdf. *Dark Philip, sa passion pour les gardénias et leur sélection a été suscitée par un échange avec James Chester Raulston du Département des sciences horticoles de l'Université d'État de Caroline du Nord, le créateur en 1976 de l'Arboretum NCSU aujourd'hui c'est l'Arboretum JC Raulston. Lire l'article en anglais sur cette passion, en consultant ISSUU. *Colonies britanniques, l'empire britannique possédaient 13 colonies florissantes sur la côte atlantique, Nouvelle-Angleterre (Massachusetts, New Hampshire, Rhode Island, Connecticut), New York, Pennsylvanie, Delaware, New Jersey, et celles du sud, où la Virginie fut la première en 1607, Maryland, Caroline du Nord, Caroline du Sud et la Géorgie. *Fortune, Robert Fortune (1812-1880), botaniste anglais qui effectue plusieurs longs séjours en Chine, pour le compte de la compagnie des Indes orientales, à la recherche des thés et pour tenter en même temps de découvrir les techniques de fabrication. Il est à l'origine de l'introduction en Europe de nombreuses espèces extrême-orientales, découvertes que l'on trouve citées dans ses récits de voyages dont - La route du thé et des fleurs - 1852. *Gardénie, dans 'Flore des serres et des jardins de l'Angleterre 'Botanical Magazine sous la direction de la société des botanistes, Bruxelles - 1838. *Gardène, dans l'Encyclopédie méthodique, vol.4 par Alexandre-Henri Tessier, André Thouin et Auguste-Denis Fongeroux de Bondaroy - 1796. *Jaune de Gardénia, des pigments caroténoïdes que l'on retrouve aussi dans les stigmates des fleurs du Crocus sativus. *Kurita, botaniste-biologiste, généticien japonais Sirö Kurita (1936-2019), qui, en 1958, est professeur au département de biologie de l'Université de Chiba, nommé professeur émérite, en 2001. Docteur en sciences, Université métropolitaine de Tokyo de 1949 à 2011. Il y mène des recherches sur les fougères, puis sur les amaryllidacées japonaises, qui se reproduisent sans produire de graines, en divisant les bulbes. Il a publié l'histoire et les résultats, sous la forme d'un livre scientifique destiné au grand public 'Higanbana Museum Magazine' Kenseisha (1998), hélas, son blog sur les Higanbana a été fermé. Membre de la Botanical Society of Japan, de l'American Botanical Society, de l'International Fern Society et d'autres. *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. Il enseigne à l'Université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772, il est le fondateur de l'Académie des Sciences de Suède. *Musc blanc, obtenus initialement à partir du musc extrait des glandes abdominales du chevrotain porte-musc (cerf porte-musc alpin), Moschus chrysogaste, substance qu'il produit entre décembre et janvier, période pendant laquelle les mâles cherchent à féconder les femelles afin de perpétuer la survie de l'espèce qui est en voie d’extinction dans l'Himalaya, Sibérie, Chine et Tibet (partie oriental du plateau Qinghai), Bhoutan, Népal, Inde et l'Afghanistan. *Parennin, jésuites français Dominique Parennin (1665 -1761), connu à Pékin sous le nom de Pâ To-ming, qui séjourne plusieurs années dans cette ville sous le règne de 3 empereurs de la fin de règne de Kangxi (1661- 1722), surnommé le Roi-Soleil, troisième empereur de la dynastie Qing, l'intégralité de celui de Yongzheng (1722-1735) et à partir de 1735, de l'empereur Qianlong (1711-1799), règne qui sera l'apogée de la dynastie mandchoue des Qing. A son sujet Voltaire aurait écrit : "si quelqu’un avait pu sauver la religion chrétienne, c’était lui [Parrenin]" car il était considéré comme étant le plus remarquable, sans doute, de tous les jésuites français présents à Pékin et l’un des plus proches de Kangxi. Lire à son sujet Le père Pâ dans La France en Chine Du XVIIe siècle à nos jours, par l'historien, professeur d'histoire de l'art, Bernard Brizay, publié chez Perrin, dans la collection : Synthèses Historiques., en 2013, 560 pages; un coup d'oeil sur le chapitre qui lui est dédié, sur cairn.info. *RHS, The Royal Horticultural Society, La Société Royale d'Horticulture, fondée à Londres, le 7 mars 1804 qui décerne chaque année The Award of Garden Merit (AGM) à de nouvelles obtentions au cours du Chelsea Flower Show qui se déroule 5 jours durant du 23 au 27 mai à l'Hôpital Royal de Chelsea, à Londres. C'est l'une des plus grandes expositions florales au monde. *Thunberg, le médecin, botaniste, naturaliste, explorateur suédois Carl Peter Thunberg (1743- 1822), à qui l'on doit, la publication de Flora japonica en 1784, suivie de Flora capensis de 1807 à 1812, qu'il a étudié directement dans la province du Cap. Un genre riche de 200 espèces lui a été dédié Thunbergia et 261 espèces et sous-espèces sous la forme thunbergii. Abréviation botanique officielle Thunb. natacha mauric©02/04/2001 ® Jardin ! L'Encyclopédie natacha mauric©02/04/2001 ® par la Société des Gens de Lettres - ® Jardin ! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin ! L'Encyclopédie . |
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