Pistacia terebinthus - Térébinthe
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    Nom commun : Térébinthe, nommé par les anglophones 'Turpentine tree', 'Terebinth'.
    Nom latin : Pistacia terebinthus  L.*, synonymes Pistacia crassifolia  Salisb.*, Pistacia terebinthus  Scop., Pistacia terebinthina  St.-Lag., Pistacia palaestina  Boiss., Pistacia vera  Mill.
    famille : Anacardiaceae.
    catégorie : arbuste dioïque, à l'écorce lisse d'un gris cendré et les jeunes rameaux souples d'un vert olive.
    port : diffus, étalé en tout sens.
    feuillage : caduc, épais, vert et rouge pour les nervures et les pétioles, mat. Feuilles alternes, composées pennées de 7 à 11 folioles au rachis terminé par une foliole.
    floraison : fin printemps. Petites fleurs insignifiantes réunies en grappes composées en dessous des feuilles.
    couleur :jaunâtre.
    fruits :petites drupes comestibles d'un rouge vif virant au brun à maturité, pédonculées globuleuses peu charnues de saveur aigrelette et rafraîchissante, contenant une petite graine verte comestible, en forme d'amande, que nos anciens consommaient fréquemment.
    croissance : lente.
    hauteur : 3 à 5 m.
    plantation : à l'automne.
    multiplication : semis de graines fraîches à l'automne, bouturage à la fin de l'été ou par greffage.
    sol : sec et rocheux.
    emplacement : soleil.
    zone : incursion en zone 7/8-10.
    origine : région méditerranéenne, mais on le retrouve dans les zones dégradées associé au chêne vert et au chêne pubescent au Périgord, en Savoie, dans le Jura et les Pyrénées orientales mais il est absent en Corse, présent en Provence et dans le Languedoc.
    entretien : peut être rabattu pour lui conserver une forme buissonnante.
    maladies et ravageurs : il porte souvent des gousses aplaties rougeâtres qui sont des gales dues à des pucerons du genre Pemphigella où se développent leurs oeufs; ces gousses se nomment Caroube de Judée, photo du bas.
    NB : son nom Pistacia  déjà donné par les Romains vient du grec 'pistakê' dérivé du persan 'posta' et son nom spécifique terebinthus  vient du grec et désigne la résine qui s'écoule des blessures faites sur l'écorce. Il porte le nom d'un lieu biblique en Palestine, 'Les Térébinthes de la vallée de Mambré' près d'Hébron, où dans une chênaie, vécut le patriarche Abraham, dans cette vallée se trouve également la caverne de Macpéla, où reposent les dépouilles d'Abraham et Sara, d'Isaac, de Rébecca et Jacob. Ce térébinthe serait né d'un bâton fiché dans le sol par l'un des 3 anges que reçu Abraham, se reporter au livre de la Genèse, XIII, 21-24.
    Le térébinthe a été introduit aux USA en 1854, où il est utilisé comme porte-greffe pour le vrai Pistachier (Pistacia atlantica ).
    Ce genre ne comprend que 9 espèces d'arbustes, d'arbres caducs ou persistants, originaires des zones tempérées de l'hémisphère nord.
    Pistacia × hybrida  Gasparr. ex Parl. un hybride qui se rencontre en Europe.
    Propriétés et utilisations :
    Son bois dur est utilisé en marqueterie, son écorce exsude une résine odorante le mastic de Chio, commercialisée en Orient notamment pour être utilisé dans la confection du raki.
    Dioscoride le citait dans son traité 'Materia medica', pour traiter l'asthme et la toux. Son écorce est brûlée en guise d'encens lors des cérémonies et dans les pharmacopées traditionnelles avec les feuilles, elles étaient réputées soigner les diarrhées et l'huile extraite des graines prescrites pour calmer les douleurs rhumatismales
    Autres espèces présentes dans l'Encyclopédie :
    Pistacia atlantica  Desf, Pistacia vera  L., vrai Pistachier (franc), consulter sa fiche.
    Pistacia lentiscus  L., Lentisque, Arbre à mastic, consulter sa fiche.
    Autres espèces :
    Pistacia aethiopica  J. O. Kokwaro, originaire d'Afrique (Ethiopie, Kenya, Ouganda, Somalie,Tanzanie).
    Pistacia americana  Mill.
    Pistacia badghysi  K.P. Popov, originaire d'Asie centrale, au Nord de l'Hindukush dans les régions semi-désertiques de Badghyz et Karabile, se rencontre dans les ex états satellites de la Russie.
    Pistacia brevifolia  Gand., se rencontre en France.
    Pistacia × cappadocica  Planch.
    Pistacia atlantica  DC. synonymes de Pistacia chia  Desf., Pistacia mutica  Fisch. & Mey., Pistacia cabulica  Stocks, originaire d'Asie Mineure et centrale.
    Pistacia choulettei  Gand., originaire d'Algérie.
    Pistacia coccinea  Collett & Hemsl., se rencontre en Asie en Birmanie.
    Pistacia chinensis  Bunge, comme son nom l'indique originaire de Chine, il serait proche de Pistacia atlantica , caduc, feuillage virant au rouge à l'automne, fructification rouge virant au bleu foncé à maturité.
    Pistacia eurycarpa  Yaltirik, originaire d'Asie Mineure (Iran, Iraq, Syrie,Turquie) et Asie centrale du Caucase jusqu'en Afghanistan.
    Pistacia falcata  Becc. ex Martelli., se rencontre en Ethiopie (Abyssinie).
    Pistacia formosana  Matsum., comme son nom l'indique originaire de l'île de Taïwan (anciennement Formose).
    Pistacia khinjukv  Stocks, synonymes Pistacia acuminata  Boiss. & Buhse, Pistacia integerrima  Stew. ex Brand, originaire d'Asie Mineure (Perse, Egypte) et Asie centrale dans la région de l'Himalaya.
    Pistacia malayana  M.R. Hend., originaire d'Asie du sud-est, en Malaisie.
    Pistacia mexicana  H.B. & K.
    Pistacia multiflora  Gand., se rencontre en Italie.
    Pistacia nemausensis  Req. ex Planch. synonyme de Pistacia x narbonnensisa  L.
    Pistacia oleosa  Lour., se rencontre en Asie dans l'ex Cochinchine.
    Pistacia philippinensis  Merr. & Rolfe.
    Pistacia subfalcata  Gand., se rencontre en France.
    Pistacia vera  L. , Pistachier franc le vrai pistachier donné pour synonymes de Pistacia macrophylla  Pers., Pistacia nigricans  Crantz, Pistacia officinarum  Ait., Pistacia reticulata  Willd., Pistacia variifolia  Salisb., serait originaire de Syrie, se rencontre en Afrique du Nord (Algérie).
    Pistacia wienmannifolia  Poiss. ex Franch., originaire de Chine dans la province du Yunnan.

    Annotations :
    *L., abréviation botanique pour le médecin, botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binomiale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l ’espèce, c'est la base de la taxinomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. A partir de 1741, il enseigna à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772, il est le fondateur de l'Académie des Sciences de Suède.
    *Salisb., abréviation botanique pour le botaniste britannique Richard Anthony Salisbury (né Markham) (1761-1829), un homme ayant eu un passé financier peu scrupuleux, qui fut un farouche opposant à la nomenclature de Linné, boudé par un bon nombre de ces contemporains, rejeté par ces confrères botanistes lorsqu'ils découvrirent qu'il s'était approprié l'oeuvre d'un autre botaniste.
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