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Nom latin : Artemisia abrotanum L.*, synonymes retenus Artemisia altissima Ehrh*. ex DC.*, Artemisia anethifolia Fisch. ex DC, Artemisia elatior Klokov famille : Compositae, autrefois Asteraceae. catégorie : sous-arbrisseau, aromatique. port : touffe buissonnante, érigée. feuillage : aromatique à senteur de citronnelle, caduc ou semi-persistant selon le climat, d'un vert grisâtre au revers pubescent. De fines et courtes feuilles très découpées. floraison : à la fin de l'été, en petits capitules, nectarifères, visités par les abeilles, les bourdons et certaines espèces de papillons. couleur : jaune. croissance : rapide. hauteur : 1 m à 1.50 m de haut. plantation : à l'automne ou printemps, éviter cependant de l'installer en bordure, ses tiges sont très cassantes. multiplication : par bouturage de tiges en été, par division des touffes au printemps, ou transplantation en hiver. sol : sol léger, bien drainé, acide ou neutre ou alcalin, plutôt frais, fertile. emplacement : soleil. zone : 4-10, U-K hardiness H6, USDA zones 4a-8b. origine : probablement de l'Espagne ou de l'Italie, présente sur le pourtour du bassin méditerranéen. entretien : légère taille au printemps, et prévoir de la rabattre pour qu'elle reste présentable et fournie. maladies et ravageurs : exempt de maladie et ravageurs pour l'instant. NB : son nom Artemisia est un mot venant du grec, qui aurait peut-être une origine persane. Elle a été ainsi nommée, en l'honneur d'Artémise, célèbre reine d'Égypte Artemisia (v.480-v.475), par la suite 'Reine' de Carie. Le nom de l'Armoise viendrait de la déesse Artémis, qui régularisait, le cycle des femmes et les assistait dans leur accouchement, dans la mythologie grecque, elle était la déesse de la chasse, associée à la lune et aux animaux sauvages, toujours représentée accompagnée d'une biche, armée d'un arc et de flèches, son spécifique abrotanum est le nom donné à l'Aurone en latin. Ce genre, sur 1 598 noms d'espèces référencées, après révision, ne comprend plus que 481 noms retenus, ayant 829 autres noms comme synonymes et 288 autres qui demeurent non résolus depuis mars 2012. Propriétés et utilisations : Pour certaines personnes sensibles, le contact avec quelques espèces d'Armoise, peut être à l'origine de dermatite de contact ou la cause d'autres réactions allergiques, notamment au pollen, mais plusieurs d'entre elles, font parties des pharmacopées traditionnelles pour leurs propriétés antibactériennes, antifongiques, protectrices de la peau. Depuis des siècles cette Aurone mâle a sa place au jardin des simples et des herbes, connue pour ses vertus médicinales, comme d'autres espèces du genre, elle a des propriétés antiparasitaires, digestives, diurétiques, emménagogues et toniques, et ses feuilles sont prescrites sous forme de tisane et aussi, sous forme de décoction, pour un usage externe, pour soigner les plaies et les ulcères. Autrefois, elle entrait dans la préparation de l'eau d'Arquebuse, qui avait la réputation de guérir les blessures causées par les armes à feu, elle était composée d'un mélange de sauge, angélique, absinthe, basilic, calament, fenouil, hysope, lavande, marjolaine, mélisse, origan, romarin, rue, sarriette, serpolet, thym, dans un contre-rendu de la Société des sciences médicinales de Lyon à la séance d'avril 1891, M.Guinard au cours d'une communication sur l'étude expérimentale de l'intoxication par l'eau d'Arquebuse, rapporte entre autre : De nos jours, il existe toujours l'Arquebuse, un spiritueux sans additifs et non sucré, élaboré par macération et distillation d'une quinzaine de plantes qui varient selon le distilleur, qui se boit frappée sur un lit de glace ou qui sert dans la réalisation de cocktails ; en cuisine, elle parfume les salades de fruits, les sorbets et plus subtile, elle sert à flamber un filet ou dos de poisson, ou pour aromatiser une papillote. Quelques autres espèces médicinales : Toutes ces armoises sont à récolter loin des routes, des agglomérations et des infrastructures industrielles, car elles absorbent les métaux lourds, elles sont utilisées pour décontaminer les sols pollués, d'ailleurs l'on raconte qu'en 1945 qu'après l'explosion de la bombe atomique de Hiroshima, elle a été la première plante à y repousser, il en a été de même à Tchernobyl. *DC., abréviation botanique pour Augustin Pyramus de Candolle (1778-1841), botaniste et docteur en médecin suisse, qui occupe en 1880 la chaire de botanique à la Faculté de Médecine de Montpellier, on lui doit une nouvelle classification des espèces expliquées dans 'La théorie élémentaire de la botanique (1813), ainsi que les 7 volumes du 'Prodomus systematis naturalis regni vegetablilis' (1824-1841) où sont décrites 60 000 espèces doublant ainsi les familles. Des ouvrages achevés par son frère et son petit-fils avec 80 000 plantes décrites. Auteur de 'Plantarum Succulentarum' (1799) ou l'histoire des plantes grasses et 'la Théorie élémentaire de la botanique' (1813). Il s'intéresse aux propriétés médicinales des plantes. En 1884, à Genève, le botaniste-taxonomiste suisse Robert Buser est nommé conservateur de l'herbier De Candolle (Herbier du Prodrome de Candolle) initié par ce dernier en 1824. *Ehrh., abréviation botanique pour le botaniste suisse Jakob Friedrich Ehrhart (1742-1795), un des derniers élèves de de Linné à Uppsala, qui pendant un temps a été le botaniste de la cour, aux jardins royaux de Herrenhausen (Hanovre, Allemagne), en charge de l'Herbier d'Herrenhausen, dont une partie est conservée à l'Université d'État de Moscou sous le nom d'Herbier d'Ehrhart; un genre Ehrharta lui a été dédié. *L., abréviation botanique pour Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, médecin, botaniste-naturaliste suédois à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe latins, désignant le genre suivi du nom de l ’espèce, c'est la base de la taxinomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. A partir de 1741, il enseigne à l'université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772, il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède. *Medical Botany, planche illustration 21, Medical Botany de W; Woodville, W., W.J. Hooker et G. Spratt, 3th edition, vol. 1 (1832), illustration contributed by the library of the Missouri Botanical Garden, U.S.A. natacha mauric © 16/07/2002 ® Jardin! L'Encyclopédie ® par la Société des Gens de Lettres - ® Jardin! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l’exploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin! L'Encyclopédie . |
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