BODY { scrollbar-arrow-color:#445844; scrollbar-highlight-color:FBD468; scrollbar-face-color:#FDE6A9; scrollbar-3dlight-color:#F9DA84; scrollbar-shadow-color:F9CF5B; scrollbar-darkshadow-color:#FDDF8D; scrollbar-track-color:#FFE49A; }
|
||||||||||||||||||||||
Nom latin : Scilla peruviana L.* (1753), depuis la révision du genre en 1998, il faudrait la nommée Oncostema peruviana (L.) Speta* (1987), 68 autres synonymes retenus, Scilla stellaris Salisb.*, Scilla speciosa Samp. (1913), Oncostema elongatum (Parl.) Speta (1987), Oncostema africana (Borzì & Mattei) Speta (1987), Oncostema cerulea (Raf.) Speta (1987), Oncostema cupanii (Guss.) Speta (1998), Oncostema hughii (Tineo ex Guss.) Speta (1987) famille : Asparagaceae, sous famille Scilloideae. Autrefois, c'était famille Liliaceae, sous-tribu Hyacintheae. catégorie : vivace herbacée géophyte à bulbe blanc, tuniqué*, gainé de brun, il est excessivement toxique. port : touffe en rosette de feuilles basales imbriquées (cataphylles). feuillage : vert clair à vert foncé épais, glabre, brillant avec la nervure médiane marquée et une marge ciliée, ne persistant que jusqu'à la fin de la floraison. De 9 à 15 longues feuilles semi-dressées de 20 à 30 cm x 4 cm, lancéolées, rubanées et canaliculées. floraison : au printemps, de mars jusqu'en mai, selon climat, visitée pour son pollen par les abeilles, et certaines espèces de papillons et d'autres insectes pollinisateurs*. Inflorescence conique d'une centaine de petites fleurs étoilées à six tépales libres lancéolées, six étamines à anthères bifides et un style simple. couleur : bleu-violet, bleu outremer ou bleu plus pâle, aux étamines de la même couleur ou plus clair avec des anthères jaunes. fruits : des capsules déhiscentes. croissance : lente. hauteur : 0.20 à 0.40 m. plantation : de la fin de l'été, au début de l'automne, sans l'enfouir, il faut que la pointe du bulbe, affleure la surface, tout du moins dans le sud, ailleurs, sous 8 à 10 cm d'un mélange sablonneux. Bien choisir son emplacement, elle déteste être déplacée, prévoir un espacement d'au moins 25 cm. Compter 6 bulbes au m², mais il n'est pas dit, qu'elle décide de fleurir la première année, et les rejets ou bulbilles mettront plusieurs années avant de fleurir. sol : tous, léger, frais, mais bien drainé. Dans les zones, aux hivers trop humides, prévoir un lit drainant et sablonneux. Parfaitement adapté au sol calcaire. emplacement : plein soleil, mi-ombre, à l'abri des gelées printanières qui risquent d'endommager les premiers bourgeons à partir de -10 °C. multiplication : par division des bulbilles. zone : 6-10, U-K hardiness H6, USDA zones 7a-10b. Tolère aisément -20 °C. origine : dans les lieux humides, notamment le long des cours d'eau en Macaronésie*, au sud-ouest de la péninsule ibérique, en Espagne, présente en Andalousie*, au nord-est de l'Afrique, naturalisée et largement cultivée comme plante ornementale, consulter la carte. Cette scille du Pérou a 20 sous-espèces africaines et marocaines. entretien : couper la hampe florale fanée et après la fanaison, effectuer un apport de compost, puis prévoir pour l'hiver un bon paillis de feuilles, sans oublier de marquer son emplacement. maladies et ravageurs : exempt de maladies et ravageurs. NB : son nom Scilla désigne le genre en grec et en latin, nom donné à l'officinale scille maritime, venant du grec 'scullein' qui signifie nuire, faisant allusion aux propriétés toxiques de son bulbe. Issu de 'Skúlla', qui, dans la mythologie grecque, est le nom d'une nymphe, fille de Nisos l'Égyptien, qui tombe amoureuse de Minos. Elle trahit son père, en lui offrant les clés de la ville, qu'il assiège et lui donne une mèche de cheveux de son père. Dans le récit d'Homère, Scilla est changée en monstre marin, et face à elle, se trouve un autre monstre, Charybde, fille de Gaïa et Poséidon, le dieu de la mer, d'où l'expression 'tomber de Charybde en Scylla' qui signifie 'aller de mal en pis'. Son nom spécifique peruviana du Pérou, donné par Linné*, est dû, à un malentendu sur son origine, les premiers spécimens ont été introduits depuis l'Espagne à bord d'un bateau nommé Peru. En 1994, la république de Tunisie édite un timbre-poste de 1 Dinar tunisien, qui lui est dédié, réalisé par A.Pekih, le découvrir ici. Ce genre, selon les flores, comprenait entre 60 et 90 espèces de bulbeuses, mais il a été révisé en 1998 par le botaniste autrichien Franz Speta* et depuis novembre 2011, il comprend 81 espèces originaires de l'Europe, avec entre 22 et 27 espèces, Grèce incluse, de Macaronésie*, de l'Inde, de l'Afrique du Sud et les 4 autres, de l'Afrique centrale et de l'Afrique du Nord, présentes également jusqu'en Iran. Le genre Oncostema formé en 1867 par Samuel Rafinesque*, est un mot composé de 'onco' qui vient du grec ancien 'onkos' qui désigne à la fois un tas en vrac, une tumeur, et une masse, que l'on retrouve désignant une discipline médicale qui étudie et traite les cancers : l'oncologie et du mot grec 'stema' qui désigne une tige. Il est composé de 21 espèces qui sont toutes des synonymes des Scilla. Au jardin, la scille du Pérou a sa place dans les bordures, les plates-bandes, les massifs et mixed borders, dans les rocailles et sur les talus pentus, au pied des massifs arbustifs ou simplement dans d'éphémères vasques et des potées pour fleurir balcons, patios et terrasses. Parmi les cultivars et les variétés, citons : *Andalousie, présente dans le parc naturel de la Sierra de Grazalema, provinces de Cadix et Malaga, déclaré réserve de biosphère par l'UNESCO en 1977, dont la particularité est d'être l'un des points les plus pluvieux de la Péninsule Ibérique, points phares la gorge Garganta Verde, la grotte Hundidero-Gato et les vestiges préhistoriques de la Cueva de la Pileta.
Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une Flora lapponica et son herbier, le plus riche de son époque contenant 7000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm. Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier. Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite par le philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, publiée par l'academie-sciences.fr, format pdf. *Macaronésie, un terme ressuscité à la fin du XIXe siècle par des botanistes pour désigner l'ensemble des quatre archipels volcaniques, les Açores, les Canaries, Madère et le Cap-Vert depuis 1975. Suivre le tour d'horizon proposé par Michel Chandeigne dans cet entretien. *Pollinisateurs, nos abeilles domestiques n'assurent pas la pollinisation, elles viennent juste récolter le nectar en partie basse devant, sans toucher aux étamines. Cela a été démontré en 1966, par les chercheurs anglais J.B. Free et P.A Racey, dans une publication parue dans 'The journal of apiculture' sous le titre 'The pollinisation of Freesia refracta in glasshouses', des recherches effectuées au département de recherches apicoles de la station expérimentale de Rothamsted à Harpenden, dans le comté du Hertfordshire - Angleterre, station fondée en 1843. *Salisb., abréviation botanique pour le botaniste britannique, Richard Anthony Salisbury, né Markham (1761-1829), un homme ayant eu un passé financier peu scrupuleux. Un farouche opposant à la nomenclature de Linné*, boudé par un bon nombre de ses contemporains, rejeté par ses confrères botanistes, lorsqu'ils découvrirent qu'il s'était approprié l'oeuvre d'un autre botaniste. *Speta, abréviation botanique, pour le botaniste autrichien Franz Speta (1941-2015), le spécialiste des Hyacinthacées. Il débute en 1970, comme chercheur au musée de Linz en Autriche, avant d'en devenir le directeur du département de botanique puis, à partir de 1985, celui du musée national. Il est l'auteur de nombreux articles et ouvrages sur les Scilla et les Hyacinthaceae, avec le botaniste autrichien Martin Pfosser (1958– ). Ils ont démontré en 1999 que les genres nord-américains Camassia et Chlorogalum ne peuvent plus être inclus dans la famille des Hyacinthaceae qui peut être divisée en quatre sous-familles Oziroeoideae, Urgineoideae, Ornithogaloideae et Hyacinthoideae. natacha mauric© 29/02/2000 ® Jardin! L'Encyclopédie ® par la Société des Gens de Lettres - ® Jardin! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites. - ® Jardin! L'Encyclopédie |
||||||||||||||||||||||