Centranthus ruber - Valériane rouge, Herbe de Jupiter
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    Nom commun : Valériane des jardins, Valériane rouge, Lilas d'Espagne, Herbe de Jupiter ou Barbe de Jupiter, en occitan ' Lo pan cogon', nommée par les anglophones 'Red Valerian', 'Jupiter’s Beard', 'Keys to heaven' et 'Kiss me quick".
    Nom latin : Centranthus ruber  (L.*) DC.*
    famille : Caprifoliaceae (précédemment Valerianaceae).
    catégorie : vivace herbacée héliophile, à souche ligneuse et rhizomes, aux tiges creuses pruineuses et cassantes.
    feuillage : caduc ou semi-persistant, charnu, vert jade à vert-de-gris. Feuilles molles (2 à 4 cm x ± 12 cm) opposées ovales-lancéolées, sessiles et engainantes en partie haute en partie basse elles sont pétiolées.
    port : touffe dressée, évasée.
    floraison : du printemps à la fin de l'été (mai à septembre), parfumée, nectarifère visitée par les abeilles, les papillons; la préférée du moro-sphinx. En cime, corymbes de minuscules fleurs hermaphrodites (± 10mm) pourvues d'un éperon, corolle tubulaire à 5 lobes arrondis, une étamine et un style saillant, certaines corymbes sont axillaires et pourvues de deux feuilles opposées.
    couleur : rouge, rouge-rose, rose entre le rose bonbon et l'incarnat.
    fruits : nombreuses akènes à aigrettes plumeuses, dispersées par le vent, voir bas de page. Graines (1 mm) en forme de poire dans une enveloppe ocre jaune striée longitudinalement.
    croissance : rapide.
    hauteur : 1-2 m.
    multiplication : par semis spontané ou division des souches à l'automne.
    sol : tous, surtout bien drainé, avec une prédilection pour les sols pauvres et calcaires.
    emplacement : soleil, mi-ombre, une ombre trop prolongée favorisera une inclinaison vers le sol et la lumière.
    zone : 5 - 10, tolère aisément -15°C, parfaitement adaptée à la sécheresse et aux embruns.
    origine : Asie Mineure, sud de l'Europe (du Portugal à la Grèce) et au Maghreb sur les rochers, les talus et les murs; naturalisée dans les états de l'Arizona, Utah, Californie, Oregon et l'état de Washington. Présente un peu partout en France, Corse incluse.
    entretien : régulièrement, supprimer les fleurs fanées pour limiter sa propagation, en cours de saison rabattre les tiges pour favoriser la ramification et une nouvelle floraison d'arrière-saison.
    NB : Son nom Centranthus  vient du grec 'kentron' qui désigne un aiguillon, un éperon et 'anthos' qui signifie fleur, faisant allusion aux fleurs munies d'un petit éperon à la base et son nom spécifique ruber  désigne en latin la couleur rouge.
    Ce genre comprend une dizaines d'espèces d'annuelles ou vivaces herbacées, originaires d'Asie Mineure et du pourtour méditerranéen.
    Cette valériane à sa place dans tous les jardins notamment les jardins secs et ceux en bord de mer, le long des allées et des murs, dans les massifs, les mixed-borders, les rocailles et sur les talus ou simplement dans des potées.
    Propriétés et utilisations :
    Son rhizome dans les pharmacopées traditionnelles est réputé pour ses propriétés antispasmodiques, hypotensives et sédatives comme la Valériane.
    Parmi les cultivars, citons :
    Centranthus ruber  'Alba' ou 'Albus', photo ci-contre.
    Centranthus ruber  'Coccineus' assez intéressante, notamment en mélange.
    Autres espèces :
    Centranthus amazonum  Fridl. & A. Raynal, endémique à la Sardaigne, présente dans la région d'Oliena, sur les pentes calcaires du Mont Corrasi, corymbe bombée d'un blanc à peine rosé, courant mai avec une remontée en fin de saison.
    Centranthus angustifolius  (Mill.) D.C., Centranthe à feuilles étroites, vivace présente à l'est de la France, en altitude, 0.40 à 0.80m de haut, à fines feuilles à 1 nervure médiane, floraison en corymbe bombée d'un rose pâle de mai à septembre.
    Centranthus calcitrapae  (L.) Dufresne, synonymes Valeriana annua  Gray, Centranthe chausse-trappe (chausse-trape), Valériane espagnole, annuelle présente sur le pourtour méditerranéen, sud de l'Espagne et les îles Canaries, au sud de la France et sud de la Corse, en zone côtière au centre de l'Italie (Latium et Toscane), Madère, Sardaigne, Algérie méridionale, Maroc (Moyen-Atlas), nord de la Tunisie, sur les rochers, en bordure du chemin présente dans les Alpes et les Pyrénées jusqu'à 1000 m d'altitude). De 0.20 à 0.70 m de haut, feuilles laciniées, petites corymbes d'un rose très pâle, base tubulaire plus foncé, selon climat d'avril à juillet.
    Centranthus lecoqii  Jord., Centranthe de Lecoq, se différencie par des feuilles à trois nervures, corymbes un peu conique d'un rose incarnadin clair.
    Centranthus trinervis  (Viv.) Bég., synonymes Centranthus nervosus  Moris, Valeriana trinervis  Viv., Centranthe à trois nervures, vivace endémique au sud de la Corse, vert moyen brillant. Feuilles larges lancéolées, effilées en pointe, floraison d'avril à juin en denses corymbes bombées d'un rose presque blanc.
    Valérianes présentes dans l'Encyclopédie :
    Polemonium caeruleum  L. Valériane grecque, consulter sa fiche.
    Valeriana officinalis  L., synonyme Valeriana repens  Host, Valériane officinale, consulter sa fiche.

    Annotations :
    * L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binomiale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772, il est le fondateur de l'Académie des Sciences de Suède.
    *DC., abréviation botanique pour Augustin Pyramus de Candolle (1778-1841), botaniste et docteur en médecin suisse, qui occupe en 1880 la chaire de botanique à la Faculté de Médecine de Montpellier, on lui doit une nouvelle classification des espèces expliquées dans 'La théorie élémentaire de la botanique (1813), ainsi que les 7 volumes du 'Prodomus systematis naturalis regni vegetablilis' (1824-1841) où sont décrites 60 000 espèces doublant ainsi les familles, ouvrages achevés par son frère et son petit-fils avec 80 000 plantes décrites. Auteur de 'Plantarum Succulentarum' (1799) ou l'histoire des plantes grasses et 'la Théorie élémentaire de la botanique' (1813). Il s'intéresse aux propriétés médicinales des plantes.
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