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Nom latin : Vinca major L.* (1753), 3 synonymes retenus, Pervinca major (L.) Garsault (1764), opus utique oppr.Vinca grandiflora Salisb.* (1796), Vinca minor subsp. major (L.) Bonnier & Layens(1894) pour certes flores synonyme aussi de Vinca ovatifolia Stokes.* (1812) et de Vinca pubescens d'Urv (1822). Trois sous-espèces retenues : Vinca major subsp. balcanica (Pénzes) Kozuharov & A.V.Petrova (1982), Vinca major subsp. hirsuta (Boiss.) Stearn (1932), Vinca major subsp. major famille : Apocynaceae. catégorie : vivace ou sous arbrisseau, stolonifère et allélopathique. port : touffe dressée, puis étalée et tapissante. Un couvre-sol, émettant des racines sur de longues tiges. feuillage : persistant, coriace, brillant, nervure médiane plus claire. Feuilles opposées, elliptiques-lancéolées. floraison : longue du printemps à l'été, de la fin mars/avril jusqu'en juin, pouvant être remontante à l'automne. Nectarifère, fort appréciée par les insectes pollinisateurs et visitée par les abeilles. Fleur axillaire, solitaire dans un court calice aux minces et pointus sépales. Corolle tubulaire, évasée, à cinq lobes obovales, coupés en oblique et soudés à la base. Les boutons floraux sont turbinés. couleur : divers tons de bleu-violet à bleu lilas. fruits : composés de deux capsules allongées, mais dans bien des cas, cette fructification n'a pas lieu. croissance : rapide. hauteur : 0.20 à 0.40 m, pour un étalement supérieur. multiplication : par division des rejets au printemps ou à l'automne, par bouturage de tiges aoûtées durant l'été ou de fragments de racines et par marcottage spontané. sol : tous, bien drainé, fertile, même calcaire. emplacement : soleil, mi-ombre, ombre légère. La floraison est moins importante à l'ombre profonde. plantation : au printemps ou à l'automne selon climat. Compter entre 4 et 6 plants au m². origine : pourtour du bassin méditerranéen, sud de l'Europe jusqu'en TransCaucasie et Caucase et le nord-ouest des Balkans. Largement introduite et naturalisée dans les jardins du monde entier. Parfois, figurant même sur la liste des espèces envahissantes, ce qui est le cas, en Caroline du Nord, en Australie ainsi qu'en Nouvelle-Zélande où elle figure parmi les 12 plantes envahissantes du pays. Introduite dans les jardins anglais dès 1597, dont elle se serait rapidement échappée et signalée répandue à l’état sauvage vers 1650. zone : 6-7 à 10, U-K hardiness H6, USDA zones 5b-9b. Tolère aisément - 10 à -15 °C, voire plus. Une fois installée, elle supporte bien la sécheresse, indice* sécheresse 2 à 3 selon l'exposition et la nature du sol, c'est-à-dire jusqu'à 3 mois sans eau, mais elle sera peut-être moins volubile et dense et sa floraison plus discrète. entretien : ne nécessite aucun entretien, puisqu'elle a des propriétés allélopathiques ; éventuellement, la rabattre en fin d'hiver. Avec le temps, elle peut former un couvre-sol envahissant. Au bout de quelques années, elle peut coloniser l'espace au détriment des autres espèces, formant un couvre-sol envahissant. Elle est à surveiller... car, l'arrachage de tout le système racinaire n'est pas évident et il faut revenir surveiller les repousses au moins deux fois dans l'année. Ne pas mettre à composter les parties arrachées, les brûlées où les déposer dans une déchetterie pour y être broyée avant compostage. maladies et ravageurs : sensible à la rouille (rust), qui se développe au coeur de l'été, et elle peut subir les assauts des pucerons (aphids). NB : son nom Vinca, vient du latin 'Vinco, Vincire' qui signifie vaincre, faisant peut-être allusion à son feuillage persistant, soit 'Vincio' qui signifie lier, faisant référence aux tiges liées, regroupées entre elles, et son nom spécifique, major signifie grande. Dans le langage des fleurs, la pervenche est le symbole de la mélancolie, mais pour les anglophones, elle incarne la confiance, la foi et l'amour éternel. C'est un excellent couvre-sol, dans les massifs arbustifs, sur les talus, notamment en zone semi-ombragée, et dans les sous-bois clairs, puisqu'elle supporte la concurrence racinaire. Ce genre ne comprend que sept espèces de vivaces herbacées ou de sous-arbrisseaux persistants, originaires de l'Afrique du Nord, de l'Europe centrale et septentrionale et de la Macaronésie, de l'ouest de l'Asie (Turquie et Liban) et une seule de l'Asie centrale, présente au nord-est de l'Afghanistan, Kirgizstan, Tadzhikistan, Uzbekistan, la pervenche dresséeVinca erecta Regel & Schmalh. (1879). Au sud-ouest de la Turquie, en 2015, une nouvelle espèce a été répertoriée, la pervenche de Sparte, Vinca ispartensis Koyuncu & Eksi (2015). Présente au sud-ouest de l'Anatolie, dans la province du même nom Isparta (Sparte), dans les plateaux calcaires du Taurus, une région célèbre pour la culture des roses d'Isparta, qui sont destinées à la parfumerie. Comme les autres, cette petite pervenche est un excellent couvre-sol, à implanter dans les massifs arbustifs et les rocailles, sur les talus, notamment en zone semi-ombragée, et dans les sous-bois clairs, puisqu'elle supporte la concurrence racinaire. Propriétés et utilisations : Toutes les Vinca sont considérées comme des plantes toxiques en cas d'ingestion, Vinca erecta, Vinca major et Vinca minor, contiennent, entre autres, un alcaloïde, la vincamine, dont on utilise aujourd'hui un dérivé, la vinpocétine qui est prescrite en gériatrie, pour augmenter, la circulation sanguine dans le cerveau et comme oxygénateur cérébral. Son feuillage amer entre dans la composition d'un mélange de plantes médicinales appelé 'Thé suisse' qui a des propriétés dépuratives et qui est réputé traiter les dyspepsies (digestions difficiles et douloureuses). Autrefois, dans les pharmacopées populaires, il était employé pour ses propriétés vulnéraire, vasodilatatrice, fébrifuge, hypotensive, astringente, antihémorragique, anti-galactogène et décongestionnante. Employé pour tarir le lait des nourrices, et aussi prescrit, dans le traitement de la pleurésie, et ses racines, pour leurs propriétés hypotensives et diurétiques. Parmi les cultivars, citons : *Indice, indices de résistance à la sécheresse : indice : 1 - jusqu'à 1 mois sans eau, indice : 2 - jusqu'à 2 mois sans eau, indice : 3 - jusqu'à 3 mois sans eau, indice : 4 - jusqu'à 4 mois sans eau, indice : 5 - jusqu'à 5 mois sans eau, indice : 6 - jusqu'à 6 à 7 mois sans eau, correspond à des zones désertiques. *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnaeus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d(une Flora lapponica'. Il enseigne à l'université d'Uppsala durant une année, à partir de 1741, la médecine, puis la botanique, jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier. Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite par le philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, publiée par l'academie-sciences.fr, format pdf. *Oxylobe, 'oxy' préfixe venant du grec désignant un élément aigu, pointu, tranchant, acide et de lobe, qui indique une division, des lobes aigus. Oxylobium est le nom d'un petit genre d'arbustes ou sous -arbrisseau dans la famille des Fabacées, majoritairement de l'Australie (selon les flores de 8 à 17) affichant des fleurs de pois jaune et/ou jaune orangé, photos dans flickr. *Salisb., abréviation botanique pour le botaniste britannique Richard Anthony Salisbury (né Markham) (1761-1829), un homme ayant eu un passé financier peu scrupuleux, qui fut un farouche opposant à la nomenclature de Linné, et fut boudé par un bon nombre de ces contemporains, rejeté par ces confrères botanistes lorsqu'ils découvrirent qu'il s'était approprié l'oeuvre d'un autre botaniste. *Stokes, abréviation botanique pour le médecin-botaniste Jonathan Stokes (1755-1831), resté célèbre pour ses travaux et essais cliniques sur l'utilisation de la digitale dans le traitement de l'insuffisance cardiaque. *Vinca balcanica, non retenu juste la sous-espèce Vinca major subsp. balcanica (Pénzes) Kozuharov & A.V.Petrova (1982), présente au nord-ouest de la péninsule balkanique, en Bulgarie. natacha mauric © 20/06/2000 ® Jardin! 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