Impatiens walleriana   - Impatiente de Waller, I. du Sultan
Portail de Jardin! L'Encyclopédie


    Nom commun : Impatiente, Balsamine de Waller, Impatiente du Sultan, connue aussi sous le nom d'Impatiente des jardins, nommée par les anglophones 'Sultana, Patient Lucy Sultana, Sultan's Flower, Buzy Lizzie , Patient Lucy' autrefois 'Holstani zibar'
    Nom latin : Impatiens walleriana  Hook.f.* (et non wallerana), synonymes Impatiens sultanii  Hook.f, et Impatiens holstii  Engl. & Warb. ex Engl., Impatiens lujai  De Wild
    famille : Balsaminaceae.
    catégorie : annuelle herbacée, cultivée aussi comme plante d'intérieur.
    port : dressé, étalé, compact.
    feuillage : persistant durant toute la vie de la plante, vert moyen suivant les cultivars vert bronze uni, vert pourpré ou panaché de crème, nervures rosâtres revers ver pâle. Sur des tiges charnues feuilles alternes ovales à elliptiques, acuminées ( 7.5cm) à nervures fortement marquées et marge dentelée.
    floraison : longue et abondante dés le printemps jusqu'aux premiers gels. Fleurs hermaphrodites solitaires assez plates (Ø 2,5 à 5 cm) pourvues d'un éperon courbe. Selon les cultivars simples ou doubles.
    couleur : blanc, divers tons de rose, rouge, orange, pourpre et violet ou bicolores comme 'Dazzler Pink Star' violet mauve étoilé de blanc.
    croissance : rapide.
    hauteur : 0.20 à 0.40m, selon le cultivar 0.30 à 0.40m de large.
    plantation : au jardin au printemps en prenant soin d'espacer les plants d'au moins 25cm. Compter 8 à 10 plants au m².
    multiplication : par semis à chaud (21° à 23°c) courant février, dans un substrat au ph entre 5.8 et 6.2, recouvrir à peine les graines, pour la levée compter au moins une quinzaine de jours. De nombreux hybrides sont stériles, multiplication uniquement par bouturage de boutures de tête ( 5-6cm) dans de l'eau ou dans un substrat sablonneux, enracinement en 3 à 4 semaines, n'oubliez pas de pincer les pousses pour favoriser la ramification. Apparition des premières fleurs au bout de 12 semaines.
    sol : riche, humifère, acide ou neutre, frais à humide, mais non détrempé.
    emplacement : ombre, mi-ombre lumineuse ou soleil du matin, à l'abri du vent. A l'intérieur exposition lumineuse.
    zone : 10 - 12.
    origine : est de l'Afrique tropicale, dont Tanganika, Zimbabwé, espèce découverte au Mozambique en altitude le long des ruisseaux sur les versants du Morambala. Présentée pour la première fois en 1868 dans 'Flora of Tropical Africa' en 10 volumes (1868-1937). Introduite et naturalisée dans les forêts de l'Amérique centrale et Amérique du sud.
    entretien : supprimer au fur et à mesure les fleurs fanées. Arrosages régulièrement en prenant soin de laisser sécher le substrat entre deux arrosages, un excès ou un arrosage insuffisant provoque la chute des boutons floraux.
    Pour une culture en pot, effectuer un apport d'engrais pour plantes à fleurs tous les 15 jours toujours sur un substrat humide. En fin de saison, arrachage en fin de saison ou vous pouvez essayer de garder vos plants dans des potées conservées dans une piéce peu chauffée, réduire les arrosages et supprimer les apports d'engrais durant cette période de repos.
    maladies et parasites : comme toutes les autres elle est convoitée par les limaces et les escargots, elle est sujette aux pucerons, thrips et aleurodes. Une atmosphère trop sèche favorise l'apparition des acariens. L'inverse et une plantations trop serrée, sans circulation d'air favorise l'apparition du botrytis, du mildiou (duvet blanchâtre sur le revers des feuilles), du virus des taches nécrotiques qui provoque une nécrose de forme arrondie sur le limbe des feuilles, virus propager par les thrips, sujet aussi à la verticiliose.
    En Grande-Bretagne en 2003, chez les horticulteurs et dans les jardins apparait une souche très résistante du mildiou de l'impatiente Plasmopara obducens  qui se propage dans les autres pays, présence signalée aux États-Unis en 2011, en 2013 au Canada, un mildiou ravageur car ses spores peuvent persister dans les sols une bonne dizaine d'années, il est conseillé de brûler les plants infectés et de ne pas en replanter aux mêmes endroits.
    NB : son nom Impatiens  vient du latin 'impatiens' qui signifie impatient, fait allusion aux gousses qui éclatent au moindre frollement projetant les graines au loin, son nom spécifique walleriana  ainsi nommé en l'honneur du géographe anglais Horace Waller (1833-1896), en 1861 il participe comme surintendant à l'une des premières missions protestantes en Afrique centrale, retourne en Grande-Bretagne en 1862, il est ordonné révérend en 1867. C'est le médecin anglais John Kirk (médecin de Livingstone) qui collecte et adresse en 1889 depuis Zanzibar des graines à Kew garden. En octobre 1870, nommé consul britannique à Zanzibar.
    Dans 'Le Dernier journal du docteur David Livingstone relatant ses explorations et découvertes de 1866 à 1873', il est le rédacteur du récit des serviteurs sur les derniers moments de Linvingstone (Le tome 1 est consultable en ligne sur Gallica).
    Impatiens sultanii  Impatience du Sultan, Hooker la dédie au Sultan Sayyid Majid bin Sa’id (1856- 1870), au spécimen qu'il trouva sur l'île de Zanzibar, les sultans d'Oman, qui depuis 1698 furent les gouverneurs l'île de Zanzibar, plaque tournante du commerce des esclaves noirs depuis l'Afrique orientale jusqu'au golfe Persique. Ce sultan dont la fortune venait de cette traite créa en Tanzanie la ville de Dar es Salam (la demeure de la Paix), il confia des esclaves affranchis à Livingstone et aux missionnaires, assurant ainsi leur protection.
    Espèce en vogue, dés les années 70 dans les plates-bandes, les massifs ombragés et comme couvre-sol dans les jardins boisés de l'Europe, mise à l'honneur en Amérique du Nord en 1965 par le spécialiste du genre l'hybrideur texan Claude Hope (1907-1993) - Linda Vista S.A. (Cartago - Costa Rica), où il découvre cette future coqueluche, naturalisée dans les forêts et le long des routes en 1941, père de plus de 900 cultivars dont les célèbres séries 'Elfin' (1969) , Super Elfin (1972), 'Super Elfin Paradise' (interview sur You Tube à découvrir). Ce genre comprend plus de 850 espèces d'annuelles, de vivaces ou de sous arbrisseaux, originaires d'Asie et d'Afrique, en zone tropicale et subtropicale.
    Autres espèces présentes dans l'Encyclopédie :
    Impatiens balfourii  Hook., Impatiens de Balfour, consulter sa fiche.
    impatiens_walleriana Curtis’s Botanical Magazine, vol. 131[ser. 4, vol. 1]: t. 8029 (1905) [M. Smith
    Curtis’s Botanical MagazineM. Smith - 1886
    Impatiens balsamina  L., Balsamine des jardins, consulter sa fiche.
    Impatiens glandulifera  Royle, Balsamine glandulifère, consulter sa fiche.
    Impatiens niamniamensis  Gilg., Impatience du Zanzibar, bec de perroquet, consulter sa fiche.
    Impatiens x  'Nouvelle Guinée', hybride, consulter sa fiche.

    Annotations:
    *Hook.f. abréviation botanique pour le médecin-botaniste anglais Joseph Dalton Hooker (1817-1911), ami de Charles Darwin qui dés 1839 participe à des expéditions vers l'Antarctique, la Tasmanie et la Nouvelle-Zélande.
    En 1847, il se rend dans l'Himalaya (au Népal et les confins du nord de l'Inde), il collecte de nouvelles espéces pour enrichir les collections de Kew Garden, à son retour il fait paraître l'ouvrage de référence sur les Rhododendrons du Sikkim-Himalaya en 3 volumes de 1849 à 1851, et des flores comme "Botany of the Antarctic Voyage Flora Novae Zelandiae" en 2 volumes - 1852, et la plus célèbre réside dans les 7 volumes de 'Flora of British India' (1872-1897). Membre de la Royal Society en 1847, nommé en 1855 assistant du directeur du Jardin botanique de Kew.
    *Engl. abréviation botanique pour le réputé botaniste, taxonomiste, professeur de botanique systématique prussien Heinrich Gustav Adolf Engler (1844-1930), nommé membre de l'Académie allemande des naturalistes Leopoldina en 1876, fondateur et rédacteur en chef en 1880 de la revue 'Botanische Jahrbücher'. Créateur en 1889 du jardin botanique de Berlin à Dahlem, il en assurera la direction jusqu'en 1910.
    *Warb. abréviation botanique pour le médecin, biochimiste et physiologiste allemand Otto Heinrich Warburg (1859-1938), Prix Nobel de Médecine en 1931 pour sa découverte sur l'origine du cancer, démontré dans son ouvrage 'Métabolisme cellulaire et Métabolisme des tumeurs' (1928), travaux réalisés à Berlin au Kaiser Vilhelm Institut de Biologie (aujourd'hui Institut Max Planck) dont il fut le directeur.
    nmauric©03/06/2014 - - ® par la Société des Gens de Lettres - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l’exploitation commerciale sont expressément interdites..
compteur pour votre site