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1/ La taille annuelleLa taille a 2 objectifs : obtenir un arbuste équilibré et favoriser la floraison. La technique et la période varient selon le groupe et le port des rosiers. L'essentiel, pour ne pas faire d'erreur, étant uniquement de savoir où se formeront les fleurs de la prochaine saison, sur le vieux bois ou sur les pousses de l'année. Observez vos rosiers, cherchez avant tout à leur donner un port harmonieux en accord avec leur emplacement. La même variété pourra être taillée long si elle est à l'arrière d'une plate-bande alors qu'une taille courte lui évitera de se dégarnir du bas si elle est au premier plan. Une seule règle : taille longue pour les rosiers les plus vigoureux, taille plus courte pour les rosiers faibles.
Drastique ou légère la taille annuelle est toujours accompagnée d'une taille de nettoyage. Celle-ci consiste à retirer le bois mort, les pousses malingres ou abîmées et celles mal placées qui encombrent le centre du buisson. Elle a pour buts de permettre une bonne aération de l'arbuste et de stimuler la croissance de tiges vigoureuses. Utilisez un sécateur bien affûté et faites des coupes nettes, sur du bois sain, 3mm au-dessus d'un œil (bourgeon) orienté vers l'extérieur du rosier. Inclinez la coupe en biseau de façon à mettre la future pousse à l'abri de l'humidité. Et n'oubliez pas : jamais de déchets de taille de rosiers sur le compost.
Rosiers botaniques et buissons anciens non remontants :Ces rosiers fleurissent sur le
bois de l'année précédente ou plus, ils ne doivent pas être beaucoup taillés.
Se contenter de nettoyer les brindilles et branches faibles suffit. Malgré tout
pour leur donner une forme équilibrée vous pouvez, en été après la floraison,
pincer celles des jeunes pousses qui se sont trop allongées et un raccourcir
tiges principales et pousses latérales d'un quart.
Tous les 4 ou 5 ans vous devrez rajeunir l'arbuste en rabattant à la base une
petite partie des rameaux les plus anciens. Cette opération qui aura également
lieu après la floraison, sera suivie d'une application d'engrais de façon à
favoriser la repousse de bois neuf.
La taille de tous les rosiers remontants fleurissant sur les pousses de l'année à lieu après la chute des feuilles, pendant la période de repos végétatif. Exécutée en fin d'automne elle permet aux rosiers une floraison plus hâtive bien qu'à ce sujet les avis divergent puisque certains pensent que cela expose les nouvelles pousses aux gelées tardives. Par précaution vous pouvez, dans les régions à hiver rude, nettoyer en automne et reporter la taille jusqu'à la fin de la période de gel.
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Hybrides de Thé et Polyantha utilisés en massifs :
Taillez court, de 20 à 40cm du sol environ, en hiver. Supprimez les tiges
dirigées vers le centre du rosier de façon à former une coupe ouverte.
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Floribunda, arbustes remontants ou roses anglaises :
Si vous cherchez à obtenir des buissons trapus et de grosses fleurs, rabattez
de moitié. Si vous désirez au contraire un arbuste plus haut et plus florifère,
taillez un tiers des tiges seulement.
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Arbustes de grande taille et rosiers paysagers :
Taille légère ou de rajeunissement uniquement. En fonction de leur vigueur et
de l'effet recherché, vous pouvez rabattre les rosiers utilisés en haie d'un
tiers de leur hauteur, raccourcir fortement les rameaux qui ont fleuri l'année
précédente ou juste supprimer quelques branches gênantes. N'oubliez pas que là
encore il faut tous les 3 ou 4 ans couper à la base une partie du vieux bois
afin d'encourager le renouvellement de la charpente et éviter que les arbustes
ne vieillissent prématurément.
Rosiers grimpants et lianes :
Pas de taille si ce n'est de "formation" pour ces rosiers durant les trois premières années. Contentez-vous de les aider à constituer une charpente équilibrée en privilégiant les pousses les plus fortes.
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Les grimpants remontants :
Généralement à port élancé et tiges raides, ils fleurissent sur les rameaux
latéraux nés sur le bois de l'année précédente. Ne touchez pas à la charpente
ancienne sauf si de grosses branches ont déjà pris le relais des plus vieilles.
Rabattez uniquement les pousses secondaires, jusqu'à 3 yeux si besoin.
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Les sarmenteux non remontants :
Souvent à tiges souples, les sarmenteux à floraison unique seront rafraîchis
après la floraison.
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Les rosiers lianes :
Pas de taille possible pour ces géants. Lorsqu'on le peut, supprimer les tiges
mortes.
Rosiers couvre-sol :
S'il s'agit de buissons à port étalé, coupez les branches qui poussent verticalement et déparent l'arbuste. Si ce sont des couvre-sol rampants qui s'étalent par marcottage, il faut éviter qu'ils ne se transforment en une masse inextricable. Dès la troisième année supprimez à la base une partie des nombreuses tiges ayant fleuri et limitez le cas échéant l'expansion des autres. Raccourcissez les pousses latérales à trois yeux.
Rosiers tiges et pleureurs :
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Les rosiers sur tige :
Au début du printemps les branches principales des rosiers tiges à floraison
remontante seront raccourcies à 25/30cm et les pousses secondaires rabattues
d'un tiers. Si la tête n'est pas bien
équilibrée, taillez plus court le coté le plus faible afin d'encourager sa
repousse.
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Les rosiers pleureurs :
Les rosiers pleureurs sont obtenus à partir de rosiers rampants : raccourcissez
légèrement les tiges portant les fleurs fanées sans toucher aux rameaux de
l'année.
On ne connaît pas leur nom, ils semblent là depuis toujours tant leur bois est gris et ridé mais ils fleurissent encore. Comment les rajeunir ? Agissez en fin d'hiver en commençant par un bon nettoyage : dégagez le pied en désherbant, supprimez le bois mort et les tiges malingres afin d'y voir clair. Ensuite observez, cherchez comment tirer parti de la charpente existante et lui donner une forme harmonieuse.
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Rosiers arbustes :
S'il s'agit d'un vieux rosier buisson taillez-le en essayant de conserver 6 à 8
branches réparties de façon équilibrée. Supprimez celles qui sont au centre de l'arbuste,
celles qui font double emploi et se chevauchent… de façon à former une coupe au
centre bien aéré.
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Rosiers grimpants :
Vous agirez en deux ou trois fois avec les vieux rosiers grimpants. La première année vous supprimerez totalement deux des anciennes charpentières et raccourcirez seulement les autres. La deuxième (ou la troisième) année, lorsque de nouvelles pousses seront apparues, vous supprimerez progressivement les autres. Après ce traitement : paillis de compost et - si le printemps est proche une poignée d'engrais rosiers accompagnée d'un bon arrosage.
Le palissage sert évidemment à fixer les grands rosiers à leur support mais il a aussi pour but de favoriser la production de pousses latérales florifères. En effet l'arcure des tiges ralentit la montée de la sève, celle-ci ne se concentrant plus à l'extrémité des rameaux de nombreux bourgeons vont apparaître sur toute leur longueur. C'est ainsi qu'on peut encourager les très grands buissons à fleurir tout le long de leurs branches en arquant doucement celles-ci et en les attachant à un cadre de bois carré ou triangulaire posé, sur des pieds, à 60 cm du sol.
Murs et façades :Pour palisser un rosier contre une façade vous avez le choix entre y installer d'abord un treillage ou fixer sur le mur des rangées horizontales de fil de fer galvanisé espacées de 50/60cm. Ceci sans oublier d'inclure un tendeur dans chaque rangée de fil que le poids du rosier finira par détendre. Treillage ou fils devront être écartés du mur à l'aide de cales afin de permettre à l'air de circuler et limiter les risques de maladies cryptogamiques.
Palissez les tiges principales des grimpants à port raide en éventail ouvert contre ce treillage ou le long de ces fils, en veillant à faire des attaches lâches (en 8) de manière à ne pas les blesser.
Clôtures et chaînes :Contre une clôture même palissage en éventail ouvert. Si celle-ci est basse, s'il s'agit d'une rambarde ou d'une chaîne, les tiges peuvent être palissées quasiment à l'horizontale. Le résultat sera spectaculaire mais il faut choisir le bon moment pour les arquer. Si le bois est trop jeune il cassera, attendez la fin de l'été pour agir et opérez en plusieurs fois en raccourcissant peu à peu le lien qui courbe la tige.
Colonnes et pergolas :Pour cet usage choisissez de préférence des sarmenteux à tiges souples. Ils seront enroulés en spirale autour de colonnes, pergolas ou portiques et ceinturés par endroit avec des liens souples.
Broderies de roses :Il existe des techniques sophistiquées destinées à obtenir un tapis de fleurs. On utilise pour cela des rosiers à tiges flexibles : rampants, Noisettes, Bourbons… dont on cintre les branches à la fin de l'été. Celles-ci sont, soit doucement repliées jusqu'au sol et fixées avec de solides cavaliers fichés en terre, soit attachées comme précédemment à un cadre de bois, grillagé ou non, fixé cette fois à 40cm du sol. En taillant les rameaux qui dépassent de ce cadre, caché dans les jardins formels par une bordure de buis, on parvient à former des motifs géométriques.
Finalement dans le palissage le plus problématique
est la solidité des supports et des liens. Le fil de fer blesse les tiges, le
raphia (naturel ou synthétique) est peu solide et les attaches plastique pas
toujours faciles à trouver. Si vous le pouvez, amadouez un professionnel afin
qu'il accepte de vous vendre une bobine de ce lien de plastique creux, souple
et très solide qu'il utilise. Certes vous en aurez pour une vie mais rien ne
vous empêche de partager avec vos amis jardiniers. Quoi qu'il en soit vérifiez
deux fois par an, à l'automne et au printemps, la solidité des liens.
® par la Société des Gens de Lettre-Catherine Baral© -
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