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Nom latin : Arbutus unedo L.*, synonymes Arbutus crispa Hoffmanns, Arbutus integrifolia Sims, Arbutus laurifoliaL.f., Arbutus salicifolia Hoffmans, Arbutus serratifolia Salisb., Arbutus vulgaris Bubani*, Unedo edulis Hoffmans & Link. famille : Ericaceae. catégorie : arbuste fruitier sempervirens pouvant être centenaire. A savoir, après un incendie il se régénérer rapidement. feuillage : persistant, coriace, vert foncé, brillant au revers plus clair, nervure centrale plus pâle. Sur des tiges rougeâtres, feuilles alternes de ± 8 x 3 à 4 cm, elliptiques acuminées, atténuées à la base, sur un court pétiole rose. Les nouvelles tiges sont légèrement poilues et de couleur framboise. port : dressé, buissonnant, tronc court, écorce rouge, écailleuse, gris-brun s'exfoliant légèrement, avec de nombreuses branches tortueuses, ascendantes. floraison : à l'automne, en grappes terminales, retombantes, petites fleurs bisexuées, nectarifères et mellifères, visitée par les abeilles, bourdons, frelons et certaines espèces de papillons, notamment le Vulcain Vanessa atalanta (red admiral butterfly), mais, cela fait plusieurs années que je n'en vois plus venir butiner à la fin octobre. Il est la plante hôte de deux espèces de papillons éditerranéens qui viennent pondre leurs oeufs : le Jason ou Nymphale de l’arbousier Charaxes jasius qui se distingue par de grosses chenilles vertes, voir photo et la Thècla verte de l’arbousier Callophrys avis, voir photo présent dans l'Anti-Atlas au sud-ouest du Maroc. Une fois éclose, les clochettes tombent rapidement et même sur le sol, les abeilles vont chercher, le nectar. Fleurs en forme de grelots renflés au col resserré, les nouvelles fleurs apparaissent lorsque les fruits de l'année précédente finissent de mûrir. couleur : blanc souvent teinté de rose ou de verdâtre à la base, anthères d'un rose soutenu. fruits comestibles : de l'année précédente, des arbouses, des baies charnues et globuleuses au pourtour verruqueux, une multitude de petits tubercules contenant de minuscules graines, baies passant du vert au jaune, puis rouge orangé à l'écarlate à maturité courant octobre-novembre. Issu de semis, patienter au moins sept ans pour en apercevoir. croissance : moyenne, ci-contre le même arbousier 15 ans après, il a été planté en 1990. Il faut qu'il prenne son temps pour installer, finalement. hauteur : 3-10 m. plantation : de l'automne jusqu'au printemps, courant novembre jusqu'en mars. Peut se cultiver en cépée multiplication : par semis, la croissance est très lente, mais cela existe, puisque j'en ai un qui a poussé spontanément au pied d'un Eucalyptus gunnii, également par boutures à talon et marcottage peu évident enracinement assez difficile et par greffage. sol : sec ou frais, pauvre ou fertile, acide ou neutre ou alcalin, supporte le calcaire, pousse habituellement dans des sols siliceux ou décalcifiés. emplacement : ensoleillé de préférence mi-ombre, en évitant le couchant. Il n'aime pas être déplacé, car son enracinement pivotant est profond. zone : 7-9, U-K hardiness H5, USDA zones 7-10, tolère aisément -12 à -15 °, parfaitement adapté à la sécheresse, indice* : 4 - jusqu'à 4 mois sans eau et plus.
entretien : les jeunes arbustes peuvent avoir besoin d'une protection hivernale, il n'a pas besoin de taille, il faut le laisser vivre sa vie. maladies et ravageurs : sensible à un champignon Septoria unedonis, nommé aussi Didymosporium arbuticola, qui provoque la septoriose, qui développe des taches foliaires brunes à marge rougeâtre (arbutus leaf spot), avant de jaunir totalement et de tomber au sol, pour l'instant, il n'y a pas de produit naturel pour l’éradiquer, il est recommandé de ramasser les feuilles mortes et de le brûler, pour ne pas contaminer autour. L'arbousier est la plante-hôte d'un papillon sudiste, le Pacha à deux queues, Charaxes jasius, le Jason, Jasius ou la Nymphale de l’Arbousier, qui vient non pas butiner, le nectar des fleurs, mais les fruits blets qui commencent à fermenter. Il effectue deux pontes, une au début de l'été et l'autre à la fin de l'été, une quinzaine de jours après, des larves qui sont présentes durant ± 6 semaines ; adultes, elles sont vertes et munies de 4 cornes, les chrysalides vertes pendent sur le revers des feuilles, découvrir ce Jasius, en photos ® lepinet.fr. On peut l'apercevoir en été à la cime des arbousiers, au sud de l’Europe, notamment dans le sud de la France et en Corse, présent jusqu'en Turquie, ainsi qu'au Maghreb, dans l'Anti-Atlas au sud-ouest du Maroc. Il est signalé au Royaume-Uni, que l'arbousier peut être sujet aux pucerons (aphids) sur les jeunes pousses, en 37 ans, je n'en ai jamais vu,ici, dans le sud de la France. Sensible à la septoriose qui est dûe à la présence d'un champignon phytopathogène (Septoria unedonis renommée en 2013 Ruptoseptoria unedonis, qui le parasite et provoque l'apparition de taches d'un brun-rougeâtre cernées d'un anneau de petits points noirs , et qui tombent au sol, lorsqu'elles jaunissent. Elles sont à ramasser et à brûler, car elles transmettent les spores asexués (conodies) l'année suivante... Progressivement toutes les feuilles tombent, les rameaux se dessèchent puis, progressivement, le dépérissement de branches entières. Il est préconisé deux traitements à la bouillie bordelaise, le premier à l'automne et le second au sortir de l'hiver. NB : son nom Arbutus vient du latin où il désigne le genre (arbre = 'arbor' et arbuste = 'arbustum'), son nom spécifique unedo vient du latin 'unum' et 'edo' qui signifie j'en mange un, faisant référence au fait que consommée en grande quantité l'arbouse est purgative. Ce genre comprend une douzaine d'arbres persistants, originaires du Mexique, de l'Amérique du Nord et quelques-uns des régions méditerranéennes. Propriétés et utilisations : Les arbouses, selon la maturité, sont légèrement farineuses et/ou granuleuses, à la saveur acidulée, elles se consomment crues, sans excès, ou cuites sous forme de confiture, gelée et pâtes de fruit, elles entrent dans la confection de vins, liqueurs ou d'eau-de-vie digestive. Elles ont des propriétés astringente et antidiarrhéique, lorsqu'on la consomme, en faible quantité, et comme signalé, plus haut, purgative lorsqu'on en consomme en trop grande quantité, à vous de trouver le bon dosage. Les arbouses et le feuillage ont des propriétés anti-inflammatoire, antirhumatismale, digestive, diurétique et stomachique. L'écorce est riche en tanin, elle a des propriétés astringente, antiseptique, antispasmodique connues des pharmacopées traditionnelles où elle était prescrite aussi pour soigner le foie et les diarrhées ; celle des racines, contient des glucosides comme l'arbutoside, un antiseptique réputé pour traiter les infections urinaires (cystite), les maladies vénériennes (blennorragie) et régler les problèmes d'incontinence. Parmiles cultivars, citons : Annotation : *Arbousier, c'est aussi le nom donné au raisin des Ours, le Busserole Arctostaphylos uva ursi. *Bubani, abréviation botanique pour le médecin-botaniste italien Pietro Bubani (1806-1888), qui à partir de 1845, et durant une quinzaine d'années, explore la chaîne pyrénéenne. Oretrouve ses travaux dans 'Flora Pyrenaea per ordines naturales gradatim digesta, opus posthumum editum curante', édité de 1897 à 1901, par l'italien Albert Julius Otto Penzig (1856-1923), professeur de botanique à l'Université de Gênes. *Indice, indices de résistance à la sécheresse : indice : 1 - jusqu'à 1 mois sans eau, indice: 2 - jusqu'à 2 mois sans eau, indice: 3 - jusqu'à 3 mois sans eau, indice: 4 - jusqu'à 4 mois sans eau, indice: 5 - jusqu'à 5 mois sans eau, indice: 6 - jusqu'à 6 à 7 mois sans eau, correspond à des zones désertiques. *Hoffmanns, abréviation botanique pour le botaniste Johann Centurius von Hoffmannsegg (1766-1849), ses collectes de 1795 à 1801 au Brésil, en Malaisie et au Portugal où il a étudié la flore de 1796 à 1846, sont regroupées sous le nom de collection 'Hoffmannsegg', conservées au Musée d'histoire naturelle. Ces dernières lui ont permis d'avoir l'autorisation du Roi du Portugal pour entreprendre une expédition au Brésil, et c'est son assistant, le botaniste Friedrich Wilhelm Sieber (1789-844), qui lui fera parvenir ses collectes de plantes, des plumes oiseaux et des coiffes de l'ethnie Munduruku, qui ont contribué à la fondation du Zoologisches Museum de Berlin avec les collections envoyées par Sieber entre 1806 et 1812.
Ce désastre a mis en lumière, l'importance des premières collections amazoniennes et des autres, se trouvant conservées, dans les musées d'Europe, principalement au Musée d'Ethnologie de Berlin ainsi qu'au Musée de Göteborg. Lire l'article sur le Musée de Rio publié dans sciencesetavenir. *L., abréviation botanique pour le médecin, botaniste, naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linneaus, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe latins, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Au cours de ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie, qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier. Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite par le philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, publiée par l'academie-sciences.fr, format pdf. *RHS., abréviation pour The Royal Horticultural Society, la Société Royale d'Horticulture, fondée à Londres, le 7 mars 1804, elle décerne chaque année à de nouvelles obtentions, "The Award of Garden Merit" (AGM), au cours du Chelsea Flower Show, qui se déroule 5 jours durant au mois de mai à l'hôpital royal de Chelsea, à Londres. C'est l'une des plus grandes expositions florales au monde. Cette distinction, l'AGM, est la référence qui aide chaque année, les jardiniers britanniques à choisir les meilleures plantes pour leur jardin. *Sims, abréviation botanique pour le médecin botaniste-taxonomiste écossais John Sims (1749-1831), on lui doit 'Annals of Botany' en deux volumes (1806) en collaborations avec Charles König F.L., réédité en 2011, existe en version numérisée. natacha mauric© 27/06/2001 ® Jardin! L'Encyclopédie - ® Jardin ! L'Encyclopédie- Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin ! L'Encyclopédie. |
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