BODY { scrollbar-arrow-color:#445844; scrollbar-highlight-color:FBD468; scrollbar-face-color:#FDE6A9; scrollbar-3dlight-color:#F9DA84; scrollbar-shadow-color:F9CF5B; scrollbar-darkshadow-color:#FDDF8D; scrollbar-track-color:#FFE49A; }
|
||||||||||||||||||||||||
Nom latin : Viburnum opulus L.*, 2 synonymes retenus, Viburnum opulus subsp. opulus, Viburnum opulus var. opulus , demeurent non résolus depuis 2012 Viburnum americanum Mill.*, Viburnum glandulosum Salisb.*, Viburnum lobatum Lam.*, Viburnum oxycoccos Pursh., Viburnum palustre Raf. , Viburnum pinnina Raf., Viburnum primina Raf., Viburnum roseum Steud., Opulus edulis J.Presl , Opulus glandulosa Moench, Opulus lobatofolia Gilib., Opulus edulis J.Presl, Opulus oxycoccos J.Presl, Opulus palustri Gray, I>Opulus trilobifolia Gilib. ex Ledeb., Opulus vulgaris Borkh. famille : Adoxaceae, autrefois Caprifoliaceae. catégorie : arbuste ou arbrisseau à l'écorce d'un jaune grisâtre à la ramure en fausse dichotomie, les jeunes tiges vertes légèrement cannelées virant au brun clair, durant l'hiver portent des bourgeons ovoïdes, glabres, brillants d'un brun rougeâtre à deux paires d'écailles. port : dressé, étalé, arrondi chez les jeunes sujets en vieillissant la viorne à tendance à s'évaser. feuillage : caduc, vert foncé, gaufré, rugueux, glabre sur le dessus au revers pubescent, à l'automne virant progressivement au jaune rouge, rouge pourpré à brun rougeâtre. Feuilles opposées, à 3 ou 5 lobes aigües à marge irrégulièrement dentelée, pétiole cannelé pourvu de petites glandes. floraison : à la fin du printemps, fin mai-début juin, parfumée, nectarifère et mellifère. Larges et plates corymbes ombelliformes composées de 2 sortes de petites fleurs au centre les fertiles hermaphrodites à corolle à 5 lobes, sur le pourtour un peu plus grande les stériles qui sont les premières à s'entreouvrir, ce sont elles qui attirent les insectes pollinisateurs. couleur : blanc pur pouvant virer en fin de floraison au blanc rougeâtre pour les stériles, les fertiles sont d'un blanc crèmeux. fruits : corymbes pendantes de petites baies globuleuses de 9 à 10 mm, d'un rouge brillant et translucide à maturité, d'août à septembre, qui peuvent rester en place une bonne partie de l'hiver, contenant une seule graine brunâtre. croissance : moyenne. hauteur : 2 - 5 m pour un étalement avoisinant les 3 m. plantation : de préférence à l'automne ou en hiver. multiplication : bouturage de tiges aoûtées, marcottage ou prélèvement de drageons, et aussi par semis au printemps en ayant pris soin de conserver les graines au frais durant l'hiver, pour respecter la dormance. sol : frais, humifère, mais tolère aisément les sols pauvres, calcaires ou argileux. emplacement : soleil ou mi-ombre. zone : 2-10, U-K hardiness H6, USDA zones 3-9, parfaitement adaptée à la pollution atmosphérique, supporte assez bien la sécheresse. origine : Afrique du Nord, nord et ouest de l'Asie, en Europe continentale notamment dans les pays scandinaves, l'est de l'Europe dont Russie, dans les sous-bois humides et dans les haies bocagères, présent en France jusqu'à une altitude de 1400m. entretien : les deux premières années, bien arroser. La taille n'est pas nécessaire, juste supprimer le bois mort, les branches ou les rameaux endommagés et celles qui partent vers l'intérieur, si vous souhaitez lui conserver un port arrondi, elle s'effectue de préférence, un peu après floraison. Pour le rajeunir, courant avril-mai, réduire de 1/3 les branches les plus anciennes, en commençant par celles qui sont situées vers la base. Peut être sujet aux pucerons noirs (aphids), en Europe c'est aussi l'hôte des pontes dans des petits trous creusés dans les ramilles, puis des larves ravageuses de la chrysomèle de la viorne Pyrrhalta viburni (Viburnum leaf beetle) qui progressivement en grandissant piquent les feuilles puis dévorent intégralement les limbes ne laissant que les nervures, lorsque ces attaques se renouvellent plusieurs années de suite, elles peuvent entraïner son dépérissement. C'est la plus vulnérable du genre. Des populations ont été introduites au Canada, dans la région d'Ottawa en 1978. NB : son nom Viburnum vient du latin où il désigne déjà le genre, un mot qui viendrait de 'vieo', 'viere' qui signifie tresser et son nom spécifique opulus est le nom commun en latin, qui désigne ,un érable. On suppose qu'il s'agit de l'érable champêtre érable champêtre, faisant référence à la similitude de leur feuillage. L'Acer opulus, est nommé l'érable à feuilles d'Obier. Ce genre comprend deux cents espèces d'arbustes caducs ou persistants, originaires des zones tempérées du globe. La viorne est idéale pour être utilisée en sujet isolé, dans les massifs arbustifs ou encore entrer dans la composition de haies champêtre, fleuries et/ou à baies décoratives. Parmi les cultivars citons :
Les baies charnues et juteuses, à saveur très âpre, ne peuvent être consommées qu'après cuisson, généralement elles sont récoltées après les premières gelées, crues consommées en quantité elles peuvent provoquer des vomissements, des irritations de la peau et/ou des muqueuses et des désordres intestinaux, elles contiennent entre autre de l'acide valérianique (qui a des propriétés sédatives), de la viburnine et des saponines. Dans les pays scandinaves et en Russie, elles sont couramment cueillies pour confectionner des confitures appelées en Russie 'kalinka', des gelées parfois mélangées avec des pommes, des desserts, des jus de fruits (réputé fortifiant, sirops, vins, eau de vie, ou tout simplement les baies séchées en lieu et place aux raisins secs. Autrefois, les graines torréfiées étaient employées comme succédané du café. Dans les pharmacopées traditionnelles, la viorne est réputée pour ses propriétés antispasmodiques, calmantes et sédatives, prescrites pour traiter la toux, l'asthme, les oreillons, les règles douloureuses, les infections utérines, les dermatoses et prurits. Dans l'industrie pharmaceutique de son écorce est extraite une teinture mère. En homéopathie, aromathérapie et phytothérapie, la viorne est prescrite en usage interne ou externe pour traiter les spasmes musculaires, les syndromes prémenstruels et les dysménorrhées. Dans l'abécédaire, consulter la liste des autres espèces présentes dans l'Encyclopédie.
*Lam., abréviation botanique pour le naturaliste-biologiste-botaniste français Jean Baptiste Antoine Pierre de Monnet de Lamarck (1744-1829), fondateur de la biologie, il en établi les principes théoriques, voir Philosophie zoologique (1809) où il met en place une nouvelle classification pour les animaux; il est considéré comme le plus grand botaniste de son temps, on lui doit un traité de botanique 'Encyclopédie méthodique' (1783-1793), il y énonce un principe fondamental sur l'évolution des animaux et végétaux qui sous l'influence de diverses conditions induisent des adaptations et modifications. Auteur 'Histoire des mollusques', ouvrage de référence dans la nomenclature des coquillages. L., abréviation botanique pour le médecin, botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l ’espèce, c'est la base de la taxinomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica' et le récit de son Voyage en Laponie édité en 1738 (la traduction en français a été rééditée en 2002, éditions de la Différence). En 1738, il exerce la médecine durant trois ans, puis il l'enseigne durant une année à l'Université d'Uppsala, et par la suite jusqu'en 1772, il y enseigne la botanique. Il fonde l'Académie des sciences de Suède, en 1738. Son herbier, le plus riche de son époque contenait 7 000 plantes, qui est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier. Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite par le philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, publiée par l'academie-sciences.fr, format pdf. *Mill., abréviation botanique pour le jardinier, botaniste écossais Philip Miller (1691-1771), qui fut nommé en surintendant en chef du Jardin botanique de Chelsea (Apothecaries’ Garden 1673), l'un des plus anciens jardins botaniques aujourd'hui connu sous le nom de Chelsea physic garden de Londres. On lui doit la référence pour les jardiniers du 18 ème siècle 'The Gardener's Dictionary' du jardin de Chelsea, édité à Londres 1755-1760, illustré de nombreuses gravures de Ehret, Lancake et John Miller. Dans ce vieux jardin botanique il y cultive de nouvelles espèces comme l'Arum d'Éthiopie. *Rose de Gueldre, c'est le nom d'un des duchés du Saint empire romain germanique, qui en 1477 faisait partie des Pays-Bas bourguignons, aujourd'hui c'est la province du Gerlderland (chef-lieu Arnhem) situé à l'est des Pays-Bas. *Salisb., abréviation botanique pour le botaniste britannique Richard Anthony Salisbury (né Markham) (1761-1829), un homme ayant eu un passé financier peu scrupuleux, qui fut un farouche opposant à la nomenclature de Linné, boudé par un bon nombre de ses contemporains, rejeté par ses confrères botanistes lorsqu'ils découvrirent qu'il s'était approprié l'oeuvre d'un autre botaniste. natacha mauric© 021/01/2000 ® Jardin! L'Encyclopédie natacha mauric©02/01/00 - par la Société des Gens de Lettres® - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites. |
||||||||||||||||||||||||