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Nom latin : Viburnum tinus L.*, synonymes Viburnum laurifolium K. Koch.*, Viburnum tinus L. subsp. tinus, Viburnum tinus L. var. tinus pour certaines flores, synonymes de Viburnum lucidum Mill.*, Viburnum tinus L. var. hirtum Aiton*, Viburnum tinus L. var. lucidum (Mill.) Aiton famille : Adoxaceae, anciennement, Caprifoliaceae. catégorie : arbuste à l'écorce marron grisâtre couverte de lenticelles plus foncées et de jeunes pousses rougeâtres et velues. Dépassant sans soucis la quarantaine d'années port : compact, très ramifié, arrondi. feuillage : persistant, coriace, lustré, vert foncé, aux nervures plus claires, au revers rugueux, plus pâle et légèrement velu, surtout au niveau de la nervure centrale et glanduleuse. En hiver, s'il fait froid, il peut s'empourpré. Des feuilles opposées, simples, elliptiques-ovales, acuminées, de 9 à 10 cm x 4,5 cm, à marge irrégulière, ondulée et poilue, au pétiole rougeâtre et velu. floraison : longue floraison s'échelonnant de janvier à avril, faiblement parfumée, abondamment visitée par les abeilles et de nombreux autres insectes. Denses, corymbes terminaux, bombés de + ou - 10 cm, de petites fleurs à 5 lobes ovales et 5 étamines saillantes incurvées. couleur : blanc à blanc rosé. Les boutons floraux sont souvent roses. fruits : des petites baies ovoïdes de 0,6 cm, d'un bleu foncé, métallique, presque noir, contenant une seule graine convoitée par les oiseaux. Attention, ces baies sont fortement purgatives, l'ingestion peut provoquer également des vomissements. croissance : moyenne, certains cultivars sont plus rapides. hauteur : 2-4 m pour un étalement équivalent. plantation : automne ou printemps, selon le climat. multiplication : en été par boutures à talon, par marcottage en automne ou par semis, après avoir conservé les graines au froid, et aussi par séparation des rejets. sol : drainé, accepte les sols secs, calcaires et salés. emplacement : soleil, mi-ombre, ombre (moins fleuri) à l'abri des gelées printanières et des vents desséchants qui l'été en période de sécheresse prolongée peuvent lyophiliser le feuillage en place. zone : 7-10, U-K hardiness H4, USDA zones 6b-9b. Tolère -12 à -15 °C. Parfaitement adapté aux vents, aux embruns et à la pollution atmosphérique urbaine. Il supporte assez bien la sécheresse sur de longue période. origine : Afrique du Nord, Proche-Orient et Europe méridionale, sur le pourtour du bassin méditerranéen, dans les bois de feuillus et les chênaies, en garrigue ou dans le maquis. En France, présent en Corse, au Languedoc-Roussillon, en Provence et naturalisé dans le sud-ouest. Introduit en Amérique du Nord entretien : taille éventuelle de mise en forme, après la floraison, mais elle supprimera la fructification, la floraison a lieu sur les pousses de l'année. Ce laurier-tin accepte des tailles plus sévères, car il redémarre de souche. Des blessures, aux niveaux du système racinaire, pourraient favoriser l'apparition de drageons. maladies et parasites : peut être sensible au Phytophthora, à la pourriture grise (grey moulds) et subir les assauts des pucerons (aphids). En atmosphère trop sèche, il peut être sujet aux araignées rouges (red spiders) et il semble, qu'il offre une bonne résistance à l'armillaire Armillaria (honey fungus), un champignon qui forme des rhizomorphes, qui pénètrent dans le système racinaire des feuillus et des conifères, détruisant les cellules véhiculant la sève et provoquant le dépérissement de l'arbre hôte, contaminant le sol et les arbres aux alentours. Comme d'autres espèces de Viorne, elle peut être la plante-hôte des pontes (petits trous creusés dans les ramilles), puis des larves ravageuses de la chrysomèle de la Viorne Pyrrhalta viburni qui progressivement en grandissant, piquent les feuilles, puis dévorent intégralement les limbes, ne laissant que les nervures, lorsque ces attaques se renouvellent plusieurs années de suite, elles peuvent entraîner son dépérissement, en principe cette viorne tin est modérément vulnérable. NB : son nom Viburnum vient du latin où il désigne le genre, nom venant du verbe 'viere' qui signifie lier, tresser faisant référence aux branches souples qui étaient utilisées en vannerie et son nom spécifique de tinus vient du latin où il désigne déjà l'espèce. Idéal pour être utilisé dans les jardins au climat doux et dans ceux en bord de mer, en sujet isolé, dans les massifs arbustifs, et dans les sous-bois clairs ou entrer, dans la composition de haies ou simplement, dans de grandes potées pour orner balcons, patios et terrasses, qu'il faudra arroser, tout au long de l'année. C'est dans le département du Rhône, à Saint-Romain-en-Gal, que dans le jardin du pépiniériste Maurice Laurent, une collection de viornes, initiée en 1992, et qui a été agréée, en juin 1994, ‘Collection Nationale’, par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées. (C.C.V.S.*). La liste de la collection, ou découvrir une vidéo.
Des espèces d'arbustes ou petits arbres persistants, semi-persistants ou caducs, originaires principalement de l'Asie tempérée, 73 d'entre elles sont présentes en Chine, dont 45 y sont endémiques, quelques espèces de l'Afrique du Nord et du Caucase, 39 espèces sont présentes en Amérique du Nord (Nouveau-Brunswick*, Colombie-Britannique), quelques-uns au nord-ouest de l'Amérique du Sud, en zone mitoyenne, dans les bosquets andins de l'ouest du Venezuela*, de la Colombie, de l'Équateur (7), du Pérou, ainsi qu'en Bolivie, et une seule espèce endémique à un plateau (tepuy), en zone limitrophe entre le Venezuela, la Guyane et le Brésil. Certaines d'entre elles sont réputées dans les pharmacopées traditionnelles pour leurs propriétés médicinales. Sous climat pas trop rigoureux, on peut, en jouant sur les très nombreuses variétés, avoir dans son jardin des Viburnum en fleurs pratiquement d'un bout à l'autre de l'année et certains jardiniers se servent de certaines espèces pour les façonner à la cisaille, selon les règles de l'art topiaire. Parmi les cultivars, citons : *Ait., abréviation botanique pour le jardinier, botaniste écossais William
Il est l'auteur du célébrissime "Hortus Kewensis, a catalogue of the plants cultivated in the Royal botanic garden at Kew" en 3 volumes, impr. Georges Nicol - 1789 (le volume 3 est consultable en ligne sur books.google.fr). *Bognor, plus précisément Bognor Regis est le nom d'une petite station balnéaire située sur la côte sud de l'Angleterre, dans le comté du Sussex de l'Ouest (West Sussex). *Boskoop, est également le nom donné à une ancienne variété de pomme française, à croquer ou à cuire, aux arômes bien différents des autres variétés proposées qui se ressemblent beaucoup trop. *CCVS, association de scientifiques et d'amateurs créée en 1989, le Conservatoire des collections végétales spécialisées, oeuvrant de concert avec les détenteurs de collections publics, professionnelles ou privés contre la disparition des espèces botaniques et variétés horticoles, participant au recensement de ce patrimoine national avant de décerner ou non son réputé label. *K.Koch., abréviation botanique pour l'abbé Karl Heinrich Emile Koch (1809-1879), botaniste, dendrologue et collecteur allemand, nommé à Berlin, directeur du jardin botanique de l'Université Humboldt où il enseigne, il effectue des séjours dans la région du Caucase et en Turquie. *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linneaus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une flora lapponica. Il enseigne à l'Université d'Uppsala, à partir de 1741, durant une année, la médecine, puis la botanique, jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède. Son herbier 'Linnean Herbarium', le plus riche de son époque, contenant 7 000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier. Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite par le philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, publiée par l'academie-sciences.fr, format pdf. *Mill., abréviation botanique pour le jardinier, botaniste écossais Philip Miller (1691-1771), nommé surintendant en chef du Jardin botanique de Chelsea (Apothecaries’ Garden, 1673), l'un des plus anciens jardins botaniques, aujourd'hui connu, sous le nom de Chelsea PhysicGarden de Londres. On lui doit la référence pour les jardiniers du 18e siècle : 'The Gardener's Dictionary' du jardin de Chelsea, édité à Londres de 1755 à 1760, illustré de nombreuses gravures d'Ehret, Lancake et John Miller. Dans ce vieux jardin botanique, il y cultive, en 1757, de nouvelles espèces, telles que l'Arum d'Éthiopie et la Pervenche de Madagascar, adressées, depuis le jardin du Roy de Paris. natacha mauric © 15/01/2000 ® Jardin! L'Encyclopédie ® Jardin! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites ® Jardin! L'Encyclopédie.
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