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Sempervivum arachnoideum  - Joubarbe araignée
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    Nom commun : Joubarbe aranéeuse, Joubarbe toile d'araignée, Joubarbe araignée, nommée en anglais 'Cobweb Houseleek'.
    F Nom latin : Sempervivum arachnoideum  L.*, synonyme Sedum arachnoideum  E.H.L. Krause.
    famille : Crassulaceae.
    catégorie : vivace succulente à rosette acaule, dense pourvue de stolons duveteux.
    feuillage : persistant, vert clair à vert rougeâtre suivant l'exposition et le climat. Petites feuilles spatulées, acuminées qui sont reliées entre elles (celles du centre) par des soies blanches qui s'entrecroisent comme celles des toiles d'araignée qui servent à retenir l'humidité.
    port : touffe formant un coussin) arrondi, étalé qui a tendance à se dégarnir au centre..
    floraison : en été courant juin-septembre, suivant la région et l'atitude). Sur une courte tige charnue rougeâtre (au centre de la rosette) pourvue de feuilles aranéeuses, petites fleurs (1,5 à 1,8 cm) hermaphrodites à courts sépales glanduleux et velus. Corolle étroite, formée de 8 à 16 pétales linéaires-lancéolés, effilés en pointe et de nombreuses étamines. Les boutons floraux sont duveteux.
    Illustration, planche 106 dans Plantarum Historia Succulentarum (Plantes grasses), vol. 3 (1799-1837) par P.J. Redouté et A.P de Candolle, contribution Missouri Botanical Garden, St. Louis, U.S.A..
    couleur : rose vif à rose soutenu.
    fruits : follicule en étoile contenant de petites graines.
    croissance : lente.
    hauteur : 0.10 m , diamètre 0.5 à 0.15 m.
    plantation : automne ou printemps, sous climat doux en toutes saisons.
    multiplication : par multiplication végétative, par semis au printemps sous châssis (mettre auparavant les graines au frais durant 3 à 4 semaines) ou par bouturage de rejets.
    sol : acide, neutre, surtout très bien drainé et sec.
    emplacement : soleil, à  l'abri de l'humidité hivernale.
    zone : 5-10.
    origine : Europe centrale et sud de l'Europe jusqu'à une altitude de 3000m en zones rocheuses acides.
    entretien : juste veiller à combler les vides laisser par la disparition des rosettes ayant fini par fleurir.
    NB : Son nom Sempervivum  vient du latin 'Semper' qui signifie toujours et 'vivum ' qui vient de vivo, signifiant vivre, faisant réfèrence aux feuilles charnues persistantes.
    Ce genre comprend une cinquantaire d'espèces de vivaces succulentes originaires d'Asie Mineur, d'Afrique du Nord et d'Europe.
    Idéal en couvre-sol dans les rocailles, les potées ou dans les intestices des murets.
    Les Sempervivum  font partie de la liste des plantes protégées notamment en France (exemples au Limousin et dans les Hautes Alpes).
    Parmi les cultivars citons :
    - Sempervivum arachnoideum  'Bryoides' à; fleurs rose foncé;.
    - Sempervivum arachnoideum  'Cristate' à rosette crêpue.
    - Sempervivum arachnoideum  'Hookerii' à petites rosettes.
    - Sempervivum arachnoideum  'Giganteum' à rosette rose.
    - Sempervivum arachnoideum  'Montanum rubrum' à rosette rouge de taille moyenne.
    - Sempervivum arachnoideum  'Minus' de très petite taille.
    - Sempervivum arachnoideum  'Purpureum' à rosette pourpre.
    - Sempervivum arachnoideum  'Spinifolium' à feuilles piquantes.
    Propriétés et utilisations :
    Dans les pharmacopées traditionnelles, le suc âcre et astringent de certains sempervivum  est réputé être bénéfique pour traiter cors aux pieds et verrues, aphtes, abcès, brûlures et coupures c'est un hémostatique. La pulpe elle est réputée pour ses propriétés émollientes, elle est utilisée pour traiter les érythèmes. Certains d'entre eux sont prescrits en homéopathie.
    On raconte que ce serait sous le règne de Charlemagne que fut prise la coutume de planter des rosettes de sempervivum tectorum  Joubarbe des toits ou Artichaut des murailles, sur les toits pour protéger les demeures de la foudre et ses habitants des sorcières et de leurs sortilèges.
    Autres espèces présentes dans l'Encycloédie :
    - Sempervivum grandiflorum  Haw., synonymes Sempervivum globiferum  L., Sempervivum gaudini  Christ, Joubarbe de Gaudin, Joubarbe à grandes fleurs, consulter sa fiche.
    - Sempervivum montanum  L., Joubarbe des montagnes, consulter sa fiche.

    P.J Redouté
    Annotations :
    *de Candolle, Augustin Pyramus de Candolle (1778-1841), botaniste et docteur en médecin suisse, qui occupe en 1880 la chaire de botanique à la Faculté de Médecine de Montpellier, on lui doit une nouvelle classification des espèces expliquées dans 'La théorie élémentaire de la botanique (1813), ainsi que les 7 volumes du 'Prodomus systematis naturalis regni vegetablilis' (1824-1841) où sont décrites 60 000 espèces doublant ainsi les familles. Des ouvrages achevés par son frère et son petit-fils avec 80 000 plantes décrites. Auteur de 'Plantarum Succulentarum' (1799) ou l'histoire des plantes grasses et 'la Théorie élémentaire de la botanique' (1813). Il s'intéresse aux propriétés médicinales des plantes. Abréviation botanique DC.
    * L., L.f. abréviation botanique pour le médecin, botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binomiale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxinomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica' et le récit de son Voyage en Laponie édité en 1738 (la traduction en français a été rééditée en 2002, éditions de la Différence). En 1738, il exerce la médecine durant trois ans, puis il l'enseigne durant une année à l'Université d'Uppsala, et par la suite jusqu'en 1772, il y enseigne la botanique. En 1738, il fonde l'Académie des Sciences de Suède. Son herbier, le plus riche de son époque ne contenant que 7000 plantes.
    *Redouté, Pierre-Joseph Redouté (1759-1840), illustrateur botanique ardennais qui s'installe à Paris comme peintre-décorateur chez son frère ainé, il se rend régulièrement au Jardin du Roi pour y travailler la peinture florale c'est là qu'il rencontre, un magistrat du roi passionné de botanique L'Hé;ritier de Broutelle, qui en fait son assistant, illustrant des ouvrages de botanique, comme l'Encyclopédie botanique de Lamarck. En 1788, il devient le dessinateur de la Reine Marie-Antoinette, puis celui de l'Académie des Sciences et pour finir en 1804 peintre officiel de l'Impératrice Joséphine.
    Le plus connu d'entre eux est son ouvrage sur les Roses en 3 volumes, Paris, Didot, 1817-1824, toujours réédité, des gravures et des lithographies sont à découvrir au Musé communal Pierre Joseph Redouté - 6870 Saint-Hubert.
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