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Nom latin : Helleborus niger L.*, synonymes, Helleborus altifolius Hayne, Steud.*, Helleborus grandiflorus Salisb.*, Helleborus macranthus Freyn ex Schiffn. famille : Renonculaceae. catégorie : vivace herbacée, vénéneuse à courts rhizomes fibreux et noirâtres et aux courtes et épaisses tiges vertes, marbrées de rouge. feuillage : persistant, coriace, vert franc. Sur un long pétiole, feuille engainante de 7 à 11 folioles ou lobes oblongs-lancéolés à marge partiellement dentée en partie haute. port : touffe et hampe florale dressée. floraison : longue, du milieu de l'hiver au printemps, de novembre à mars/avril selon climat et lorsqu'il ne gèle pas, nectarifère et pollinifère, visitée par les abeilles et les bourdons qui en sont les insectes pollinisateurs, selon le botaniste japonais Siro Kurita*, ce seraient des levures de champignon qui vivraient en symbioses avec les nectaires des fleurs qui produiraient des substances qui en réchauffant les fleurs, ont un effet significatif sur l'odeur du nectar floral qui attirent les bourdons et les abeilles, en faisant référence à des articles* de chercheurs sur l'interaction levure-nectar. De 2 à 4 fleurs hermaphrodites solitaires de 5 à 10 cm, ou géminées à corolle composée de 5 sépales pétaloïdes, les vrais pétales sont minuscules tubulaires placés tout contre les nombreuses étamines, sur le haut des tiges d'une à trois bractées ovales- lancéolées, entières ou fendues. couleur : blanc virant progressivement avec l'âge au blanc rosé puis au rose plus soutenu, des étamines jaunes aux anthères verdâtres. fruits : cinq à sept follicules allongés et soudés à la base et sont pourvus d'un bec, contenant plusieurs graines ovoïdes marron foncé. croissance : rapide. hauteur : 0,30 à 0,40 m pour un étalement identique. plantation : à l'automne ou au printemps en prenant soin de bien choisir son emplacement, car son sysstème racinaire n'aime pas être déplacé, compter 6 plants au m², et il peut demeurer en place une vingtaine d'années. multiplication : par semis dès qu'elles parviennent à maturité, au milieu de l'été, compter pour la levée 6 mois, patienter jusqu'au printemps suivant, mais il faut savoir que la première floraison peut avoir lieu à partir de 3 ans, mais dans bien des cas, compter 5 ans ou par division racinaire avant l'automne courant aôut, tous les 3 ou 4 ans. sol : riche, humifère, frais, neutre ou alcalin (calcaire accepté), plutôt lourd pour cette espèce. emplacement : soleil vraiemnt léger, préférence pour la mi-ombre, ombre fraîche. zone : 3-9, U-K hardiness H7, USDA zones 3a-9b. origine : dans les broussailles ombragées de l'Europe occidentale, dans les Alpes, en Europe centrale, ainsi qu'en Russie, présente en France, dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans les bois de feuillus ou dans les zones calcaires en moyenne altitude. entretien : un nettoyage après la floraison ou la fructification, si elle a lieu et faire un apport de compost. Enlever les vieilles feuilles de l'année précédente, dès qu'elles commencent à devenir disgracieuses ou lorsqu'elles sont flétries. maladies et ravageurs : peut être sujette aux pucerons (aphids) , à la pourriture grise (grey moulds) et aux taches noires (leaf spot). Ce serait une des plantes hôtes, pour les larves et chenilles d'un papillon nocturne, la méticuleuse Phlogophora meticulosa, voir des photos de la verte chenille et celles du papillon. Les peintres illustrateurs des siècles passés, comme le Français Pierre-Joseph Redouté* et l'Allemande Barbara R. Dietzsch (1706-1783) représentaient les hellébores, notamment celle-ci, en compagnie de papillon, comme l'orange et noir, Vanesse de l'ortie ou Petite tortue Aglais urticae, mais, ils avaient l'habitude de rajouter des insectes et des oiseaux sur leur planche, qui n'avaient dans bien des cas, de lien direct entre eux. Il semble qu'il n'y ait pas d'attrait nectarifère, pour les papillons. NB : son nom Helleborus vient du grec 'helleboros' où il désigne déjà le genre et son nom spécifique nigrus signifie noir, faisant référence à ses racines noires, pour le différencier avec l'Hellébore blanc, les deux étaient prescrits par autrefois par les médecins, c'est le nom commun donné au Vératre blanc Veratrum album, tous deux toujours prescrits en médicament homéopathique. Ce genre comprenait 83 noms d'espèces référencés, après révision, en 2012, seulement 13 noms ont été retenus avec 16 autres noms considérés comme étant juste des synonymes et 54 demeurent en 2020 non évalués. Des espèces de vivaces rhizomateuses, toutes originaires de l'Asie Mineure, de l'Europe centrale et de l'Europe occidentale à floraison hivernale ou juste au tout début du printemps, dont six d'entre elles, sont présentes, en France. Les variétés hybrides étaient surtout cultivées en Angleterre et en Allemagne, et en France, c'est grâce à un horticulteur français à Fontainebleau,, M. Dugourd, ancien jardinier de M. le comte de Circourt, qui a obtenu, à la suite d'hybridations, une véritable collection d'Hellébores, qu'il a présenté aux Expositions, ainsi qu'aux Sociétés d'horticulture comme celles de Nancy et de Lyon qui en avril 1892, relatent les faits dans son bulletin annonçant, que "quelques sortes remarquables ne tarderont pas à se répandre dans les jardins" issues de croisement entre l'Hellébore d'Orient (H. orientalis)et l'Hellébore d'Abasie (H. abaschasicus avec deux ou trois autres espèces ou races, parmi lesquelles il place l'Hellébore tacheté {H. guttatus (caucasicus)) de Leitchlin, qui est assez voisine de l'Hellébore antique (H. antiquorum) et l'Hellébore antique lui-même, dont les fleurs sont blanches et globuleuses". Il recommande les meilleurs espèces à introduire dans les jardins Helleborus atrorubens, H. orientalis, H. olympicus, H.intermedius. Dans le langage des fleurs, l'hellébore est associé à la folie, tandis que l'Hellébore à fleur rose, la Rose de Noël, liée à la consolation. Propriétés et utilisations : Tous les hellébores contiennent des substances toxiques, comme l'helléboreine et l'hélléborine, de puissants alcaloïdes, qui ont des effets sur le système nerveux et le coeur et les racines contiennent de la protoanémonine qui irrite les muqueuses. Depuis l'Antiquité, l'Helleborus niger était cultivé, pour ses propriétés drastiques, analgésiques et cardiotoniques, prescrit en naturopathie et homéopathie, à des doses infinitésimales pour traiter les crises d'épilepsies, la folie, les migraines, et comme purgatif et vermifuge. La laxative racine de l'Hellébore était également utilisée, séchée et broyée pour servir de poudre à éternuer. Dans l'abécédaire, consulter les 6 autres espèces présentes dans l'Encyclopédie. Quelques autres espèces : *articles intitulés : 'Interactions levure-nectar : métacommunautés et effets sur les pollinisateurs' publiés en 2010 puis 2021 par María I. Pozo Romero de l'université de Valladolid, Hans Jacquemyn, Sergio Álvarez-Pérez, Bart Lievens etTadashi Fukami. Il en ressort, que le nectar supposé initialement stérile est colonisé par des levures qui ont une interaction complexe, qui améliore la condition physique des abeilles, mais les effets dépendent largement des espèces de levures et cette colonisation par les levures a un effet significatif sur l'odeur du nectar floral. *Hellébore ou ellebore, il n'y a pas d'erreur, l'ellébore est du genre masculin donc, c'est, l'hellébore noir et non noire. *Kurita, botaniste-biologiste, généticien japonais Sirö Kurita (1936-2019), qui, en 1958, est professeur au département de biologie de l'Université de Chiba, nommé professeur émérite en 2001. Docteur en sciences ( Université métropolitaine de Tokyo (1949-2011). Il y mène des recherches sur les fougères, puis, sur les amaryllidacées japonaises, qui se reproduisent sans produire de graines, en divisant les bulbes, il a publié l'histoire et les résultats sous la forme d'un livre scientifique destiné au grand public 'Higanbana Museum Magazine" Kenseisha (1998), hélas son blog sur les Higanbana a été fermé. Membre de la Botanical Society of Japan, de l'American Botanical Society, de l'International Fern Society et d'autres. *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), avant d'être anobli en 1757, nommé, Carl Linnaeus, également médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie, qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. En 1738, il fonde l'Académie des sciences de Suède, et à partir de 1741, il enseigne à l'université d'Uppsala, durant une année, la médecine, puis, la botanique jusqu'en 1772. Son herbier, le plus riche de son époque contenait 7 000 plantes. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et 'Species plantarum'. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et 'Species plantarum', qui est consultable en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto. *Redouté, Pierre-Joseph Redouté (1759-1840), illustrateur botanique ardennais qui s'installe à Paris comme peintre-décorateur chez son frère ainé, il se rend régulièrement au jardin du Roi pour y travailler la peinture florale, c'est là qu'il rencontre un magistrat du roi, passionné de botanique L'Héritier de Broutelle, qui en fait son assistant, illustrant des ouvrages de botanique, comme l'Encyclopédie botanique de Lamarck. En 1788, il devient le dessinateur de la reine Marie-Antoinette, puis celui de l'Académie des Sciences et pour finir, en 1804, le peintre officiel de l'impératrice Joséphine. Le plus connu d'entre eux est son ouvrage sur les Roses en 3 volumes, Paris, Didot, 1817-1824, toujours réédité. Des gravures et des lithographies sont à découvrir au musée communal Pierre-Joseph Redouté - 6870 Saint-Hubert. *Salisb., abréviation botanique pour le botaniste britannique Richard Anthony Salisbury, né Markham (1761-1829), un homme ayant eu un passé financier peu scrupuleux, un farouche opposant à la nomenclature de Linné, boudé par un bon nombre de ses contemporains, rejeté par ses confrères botanistes, lorsqu'ils découvrirent, qu'il s'était approprié l'oeuvre d'un autre botaniste. *Steud., abréviation botanique pour le médecin, botaniste allemand Ernst Gottlieb von Steudel (1783-1856), auteur de nombreux ouvrages dont 'Nomenclator botanicus' en 2 volumes, édités entre 1821 et 1824. Deux genres lui ont été dédiés, Steudelia famille des Molluginaceae et Steudelella chez les Poaceae et 47 espèces, sous la forme steudelii, steudeliana, steudelianus, steudelianum. *Waldst. & Kit., abréviations pour Waldstein & Kitaibel. natacha mauric © 16/12/2000 ® Jardin ! L'Encyclopédie ® Jardin! 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