Pulsatilla alpina  - Pulsatille des Alpes
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    Gilles Grobel © Flore en ligne
    Nom commun : Anémone des Alpes, Pulsatille des Alpes, nommée par les anglophones 'Alpine pasqueflower'et 'Alpine Anemone'.
    Nom latin : Pulsatilla alpina  (L.) Delarbre*, synonyme Anemone alpina  L.*
    famille : Ranunculaceae.
    catégorie : vivace orophyte à rhizomes épais.
    port : rosette de feuilles basales, puis érigé.
    feuillage : 'caduc', longuement pétiolées, digitées en trois folioles, elles-mêmes profondément découpées en lobes étroits et dentés. Les feuilles sont très découpées.
    floraison : en été. Sur un long pédoncule fleur hermaphrodite solitaire à 6/7 pétales légèrement pubescents sur le revers gros bouquet d'étamines jaunes.
    couleur : blanc pur, étamines jaune d'or.
    fruits : akènes pourvus d'un long filet argenté plumeux et soyeux.
    hauteur : 0.2 à 0.5 m.
    plantation : à l'automne en prévoyant un paillis ou au printemps jusqu'en mars-avril, entre 5 et 7 cm de profondeur et ce tous les 20 cm. Faire tremper les griffes durant une nuit dans de l'eau à température ambiante avant de les planter. Compter 5 à 10 griffes par m².
    multiplication : par semis sous châssis, par division des griffes (pattes) à la fin de l'été. Durée de vie entre 10 et 15 ans pour l'espèce botanique, les variétés .
    sol : léger, calcaire.
    multiplication : semis dès maturité des graines débarrassées de leur plumet.
    zone : 7 - 9, une fois installée, elle tolère de longue période de sécheresse.
    origine : pâturages et pelouses alpines entre 1200 et 3000 m d'altitude.
    maladies et ravageurs : sans maladie, visitée par les limaces, dédaignée par les cervidés et les lapins.
    NB : Son nom Pulsatilla  lui a été donné par le médecin, naturaliste siennois Pietro Andrea Mattioli * (1500 -1577) plus connu sous le nom de Matthiole*. Pulsatilla  vient du verbe latin 'pulsare' qui signifie pousser, agiter ou secouer, faisant référence aux aigrettes plumeuses des akènes qui s'agitent au vent et son nom spécifique alpina  pour nous préciser son origine alpine.
    Le genre Pulsatilla  comprend une trentaines d'espèces toutes originaires de l'hémisphère nord dont un grand nombre d'entre elles figurent sur la liste des plantes protégéeset de nombreux hybrides.
    La Pulsatille des Alpes est un classique des rocailles et jardins alpins.
    Propriétés et utilisations :
    Attention comme toutes les autres du genre, c'est une plante toxique pour l'homme et les animaux domestiques, qui peut provoquer en cas d'ingestion des vomissements, diarrhées, difficultés respiratoires voir convulsions, le suc âcre est irritant.
    espèce apparentée :
    Pulsatilla vulgaris est rose, consulter sa fiche.
    Pulsatilla alpina  (L.) Delarbre ssp apiifolia  (Scop.) Nyman (Anémone soufrée) est jaune ne se trouve qu'en sol non calcaire.
    Autres espèces présentes dans l'Encyclopédie :
    Pulsatilla rubra  Delarbre, Pulsatille rouge, Fleur de Pâques, Coquelourde, consulter sa fiche.

    Annotations :
    *Delarbre, abréviation botanique pour le botaniste et naturaliste auvergnat Antoine Delarbre (1724-1813), un ecclésiastique qui tout en exerçant sa fonction de curé à Royat puis à la cathédrale de Clermont-Ferrand, il se consacre à l'étude de la Flore d'Auvergne, qui sera édité sous le nom de "Flore de la ci-devant Auvergne, ou Recueil des plantes Observées sur les Montagnes du Puy-de-Dôme, du Mont-d'Or, du Cantal."
    *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772, il est le fondateur de l'Académie des Sciences de Suède.
    *Matthiole, on lui doit de forts célèbres Commentaires sur Dioscoride et sur sa Materia medica (Venise 1554) dont il ne reste que 6 livres qui ont été maintes fois traduits.
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