Buddleja globosa  - Buddléia, Buddleja globuleux
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    Université Joseph Fourier-Grenoble
    Nom commun : Buddléia ou Buddleja globuleux, Lilas d'été globuleux, appelé localement au Chili 'El Matico' ou 'Pañil' nommé par les anglophones 'Orange Ball Tree'.
    Nom latin : Buddleja globosa  Hope, synonyme Buddleja globifera  Mirb.
    famille : Buddlejaceae (Loganiaceae).
    catégorie : arbuste à souche ligneuse à l'écorce écailleuse et aux jeunes tiges quadrangulaires pubescentes d'un gris blanc argenté.
    port : buissonnant, dense, dressé.
    feuillage : persistant à semi-persistant selon le climat, gaufré aux nervures marquées, vert foncé au revers pubescent d'un gris blanc argenté. Feuilles assez molles (5 à 20cm), opposées, elliptiques-ovales à lancéolées effilées en pointe à marge régulièrement dentelée et court pétiole.
    floraison : longue de la fin du printemps à début de l'automne (selon climat), parfumée rappelant un peu celui du miel et de la cire d'abeille, nectarifère et mellifère, visitée par les abeilles et certaines espèces de papillons. En partie terminale à l'aisselle des feuilles, longs panicules de denses petits capitules (2 à 3cm) parfaitement sphériques composés de nombreuses petites fleurs hermaphrodites tubulaires à 4 lobes et un long pédoncule.
    couleur : jaune-orangé.
    fruits : petites capsules sphériques contenant de nombreuses graines dispersées par les oiseaux.
    croissance : rapide.
    hauteur : 3 à 4.50m pour un étalement identique.
    plantation : printemps.
    multiplication : semis à chaud au printemps ou bouturage de tiges aoûtées (dont bouture à talon).
    sol : tout type de sol bien drainé, acide ou neutre ou alcalin ou calcaire, fertile, frais ou sec.
    emplacement : soleil, ombre partielle c'est à dire au moins une bonne demi-journée.
    zone : 7-10, tolère aisément -6 °C, parfaitement adapté à la sécheresse, supporte les embruns.
    origine : en zone tempérée dans la Cordillère des Andes au centre et sud du Chili* (matorral chilien dans la région du Choapa et l'île de Chiloé - territoire Mapuche), en Argentine (Patagonie), au Pérou où il fut découvert.
    entretien : supprimer les inflorescences fanées pour avoir une floraison plus longue. Taille éventuellement de mise en forme après la floraison, il faut savoir que contrairement aux autres buddleja que l'on taille généralement tous les ans, très court à la fin de l'hiver, celui-ci ne se taille qu'après la floraison qui à lieu sur le bois de l'année précédente.
    Il peut être sujet aux araignées rouges et visité par les chenilles de certaines espèces de papillons, consulter la liste des plantes nectarifères, dans l'encyclopédie la liste s'affiche dans la colonne de droite.
    Idéal pour être utilisé en sujet isolé, dans les massifs arbustifs, en arrière plan dans les mixed-border ou encore entrer dans la composition de haies libres.
    NB : son nom Buddleja  lui a été donné en souvenir du révérend, botaniste anglais Adam Buddle (1660-1715) qui œoeuvra avec plusieurs botanistes anglais sur un herbier et participa à la rédaction d'une flore 'English Flora' achevée en 1708 mais qui ne fut jamais éditée, aujourd'hui il se trouve au Muséum d'Histoire Naturelle à Londres, dans la collection Sloane.
    Ce genre comprend une centaine d'espèces caduques ou persistantes calcicoles, originaires de l'Afrique, du sud de l'Asie (dont la Chine et l'Inde), d'Amérique du sud et de Madagascar en zones tempérées et de très nombreux cultivars dont certains comme Buddleja davidii  font partie de la liste des aliens.
    L'Agence Méditerranéenne de l'Environnement du Languedoc-Roussillon (AME) et l'Agence Régionale Pour l'Environnement de Provence-Alpes-Côte d'Azur se sont associées au Conservatoire Botanique National Méditerranéen de Porquerolles pour mettre en place un dispositif régional et européen sur les plantes envahissantes; en juillet 2003 l'AME a réalisé des fiches sur les plantes envahissantes de la région méditerranéenne, télécharger le fichier format pdf (2.13Mo).
    Il semblerait que ce fut le premier buddleja issu de semis planté en France au Jardin du Roy vers 1774, c'est le premier du genre découvert par le médecin, botaniste et naturaliste Joseph de Jussieu (1704-1779) lors de son séjour dans la province de Quito au Pérou à partir de 1737 membre de longue expédition scientifique (1735-1743) avec pour objectif de mesurer in situ la longueur d'un arc de méridien au niveau de l'équateur (afin de mettre un terme définitif à la question de la forme de la terre, plate ou non aux pôles) sous la direction Charles-Marie La Condamine (1701-1774)
    Propriétés et utilisations :
    Dans la pharmacopée traditionnelle mapuche, le feuillage est utilisé en usage externe sous forme de cataplasme ( ou sous forme d'onguent) pour soigner les plaies et les ulcères, en décoction pour traiter les troubles digestifs, hépatiques, surtout prescrit pour soigner les ulcères d'estomac ou ceux du colon et les dysenteries. De nos jours, il est planté et cultivé à cet effet au Chili.
    En 2001, des études ont révélé la présence de flavonoïdes, phénols et saponines qui confirme ses propriétés anti-inflammatoire, antiseptique, antioxydante, hémostatique et vulnéraire (cicatrisante), diurétique et hémoptysique.
    Le feuillage est aussi utilisé pour obtenir une teinture marron.
    Autres espèces présentes dans l'Encyclopédie :
    Buddleja davidii  Franch. ou Buddléia du père David, consulter sa fiche.
    Buddleja davidii  'White profusion', consulter sa fiche.
    Buddleja madagascariensis  Lam., synonyme Buddleja nicodemia  ou Buddléia de Madagascar, consulter sa fiche.
    Buddleja salvifolia  Lam., Buddléia à feuilles de Sauge : originaire d'Afrique du Sud, fleur parfumée violette; zones 8-11.
    Buddleja x weyeriana  Weyer, Buddléia de Weyer, consulter sa fiche.

    Consulter la liste des plantes mellifères, dans l'encyclopédie la liste s'affiche dans la colonne de droite.

    Annotations :
    * autre espèce typiquement chilienne Buddleja suaveolens  Kunth & Bouché.
    Joseph de Jussieu découvrit et rédigea un traité sur les propriétés transmises par les chamans et les sorciers, sur la quarantaine d'espèces du genre Cinchona  le quinquina arbre dont on extrait la quinine, qu'il parvint à faire parvenir à ses frères qui oeuvraient au Jardin du Roy, on lui doit aussi la découverte de la coca, de l'héliotrope du Pérou et participa à la découverte du caoutchouc que la Condamine rapporta dans ses bagages en s'appropriant un peu trop les découvertes des autres.
    Le récit de cette l'incroyable expédition au Pérou et son herbier que vous pouvez retrouver dans 'L'herbier du monde. Cinq siècles d'aventures et de passions botaniques au Muséum national d'histoire naturelle' Ph. Morat, G Aymonin et J-C Jolinon aux Éditions du Muséum.
    - nmauric©25/08/2006 ->Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l’exploitation commerciale sont expressément interdites.
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