Broussonetia papyrifera  - Mûrier de Chine
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    Nom commun : Mûrier de Chine, Mûrier à papier, nommé par les anglophones "Paper Mulberry" ou 'Tapa tree' (dans les îles du Pacifique).
    Nom latin : Broussonetia papyrifera   L'Héritier* ex Ventenat, synonymes Broussonetia billardii  Carrière, Broussonetia cordata  Hort. ex K.Koch, Broussonetia cucullata  Hort. ex Steud., Morus papyrifera  L., Papyrius papyrifera  (L.) Kuntze, Papyrius japonica  Lam.
    famille : Moraceae.
    catégorie : arbre dioïque à l'écorce gerçurée, rugueuse marron clair, les jeunes rameaux sont velus, ils contiennent une mœlle blanchâtre.
    port : étalé, irrégulier
    feuillage : caduc, vert moyen, pubescent et rugueux sur les deux faces. Grandes feuilles (7 à 20 cm environ) alternes, polymorphes soit entières et cordiformes, soit profondément lobées (2 à 3 lobes, surtout sur les jeunes sujets - voir photo ci-contre), nervation palmée, marge irrégulièrement dentée, pourvues d'un long pétiole.
    floraison : axillaire, unisexuée à la fin du printemps (mai-juin). Les mâles en longs chatons cylindriques torsadés à courts pédoncules, les femelles formant des petits capitules (4 sépales et un pistil).
    couleur : vert pâle pour les chatons.
    fruits: syncarpes (ou soroses) globuleux (2 à 3cm environ) hérissés d'un rouge orangé en été (juillet), très convoités par les oiseaux.
    croissance : assez rapide.
    hauteur : 8 à 12 m.
    plantation : printemps ou automne.
    multiplication : semis à l'automne sous serre chaude, par division des rejets, boutures de racines à l'automne ou printemps.
    sol : tous, supporte des sols très calcaires, sablonneux, adapté à la sécheresse.
    emplacement : soleil ou mi-ombre;
    zone : 7 - 12. Tolère aisément jusqu'à -5°C.
    origine : Chine, Japon et subspontanée dans les îles du Pacifique sud (Polynésie).
    entretien : juste supprimer le bois mort, si une taille est nécessaire tailler les branches gênantes lorsqu'elles sont fines, les tailles doivent être franches et nettes (entailler l'écorce en bas de coupe ou soutenir les rameaux, car l'écorce se détache en longues bandes laissant apparaître le bois blanc.
    Le Broussonetia n'apprécie pas la taille de ses grosses branches. Ses rejets le rendent parfois envahissant et pour les sujets femelles la fructification collante pose parfois des problèmes.
    Attention aux enfants, ce n'est pas un arbre pour y grimper ou pour y accrocher une balançoire car son bois est vraiment très cassant.
    NB : Le genre Broussonetia a été découvert lors des missions des Jésuites à Pékin et en Mandchourie à partir de 1687, Charles Louis L'Héritier de Brutelle* le dédie au médecin, naturaliste, montpelliérain Pierre Marie Auguste Broussonet (1761-1807) qui oeuvre entre autre à Paris au Jardin du Roi avant de revenir dans sa ville natale enseigner la botanique et y gérer le Jardin botanique.
    Nous lui devons l'introduction du premier gingko biloba ainsi que le premier catalogue sur ce jardin paru sous le titre de 'Elenchus plantarum horti botanici monspeliensis' en 1805.
    Ce genre ne comprend que peu d'espèces (les avis sont partagés entre 2 et 4) toutes originaires d'Asie du sud-est, en zone tempérée.
    Broussonetia papyrifera fut introduit en Europe vers 1750, les sujets femelles plus tardivement.
    Les sujets mâles étaient autrefois fréquemment sélectionnés en milieu urbain comme arbre d'ornement ou d'alignement pour leur ombre dense, leur rusticité, leur adaptation à la pollution atmosphérique et l'absence d'exigence aux niveaux des sols , l'excellente résistance à la sécheresse d'une part et d'autre part ils peuvent être utilisé sur le littoral mais pas en première ligne en front de mer.
    Parmi les cultivars citons :
    Broussonetia papyrifera  "laciniata" aux feuilles finement découpées.
    Broussonetia papyrifera  "macrophylla" à grandes feuilles.
    Propriétés et utilisations :
    En Asie depuis la nuit des temps, la sous-couche de son écorce est utilisée pour confectionner du papier adapté à la calligraphie et à la peinture ou encore elle est transformée en fibre textile que l'on trouve encore commercialisée en Polynésie sous le nom de 'tapa'.
    Dans les pharmacopées traditionnelles toutes les parties sont utilisées, l'écorce est réputée être astringente et purgative, le suc laiteux astringent est utilisé pour traiter les affections de la peau (eczéma et abcès), les piqûres et les morsures.
    Broussonetia kazinoki Sieb., synonymes Broussonetia sieboldii  Blume, Broussonetia monoica  Hance, Papyrius karinoki  Kuntze, se rencontre en Chine, Corée, Japon et Taïwan à base altitude, arbuste appelé 'Kozo' au port buissonnant de 2 à 4 m de haut, dont l'écorce et les fibres sont utilisées au Japon pour confectionner l'un des papiers traditionnels appelé 'hoshogami', le 'mistumata' lui est obtenu à partir de l'écorce du Edgworthia chrysantha  et le 'gampi', avec le rarissime Diplomorpha sikokiana .
    Broussonetia kurzii  (Hook.f.) Corner, synonyme Allaeanthus kurzii  J. D. Hooker, en chinois 'Luo ye hua sang', est présent au nord-est de l'Inde, au Sikkim, au Bhoutan, en Chine au sud du Yunnan, au nord de la Birmanie, au Laos, en Thaïlande et au Vietnam, un arbuste buissonnant de petite taille, ses fleurs et son jeune feuillage riche en protéines, en potassium, calcium et magnésium sont consommés par les humains et les animaux. Dans la pharmacopée traditionnelle son écorce est réputée être hémostatique, ses fruits comestibles ont des propriétés diurétique, ophtalmique, stimulante, stomachique et tonique, sa racine cuite est galactogogue et sa sève est laxative et sudorifique, elle s'utilise aussi en cataplasme pour soigner les piqûres et réduire les oedèmes.
    Les autres mûriers présents dans l'Encyclopédie :
    Morus integrifolia  Lev. & Vaniot, de son vrai nom Cudrania tricuspidata  Bur ex Lavallée., Cudranie trilobé, Mûrier chinois, consulter sa fiche.
    Morus kagayamae  Koidz., Mûrier à feuilles de platane, Mûrier platane, consulter sa fiche.
    Morus nigra , Mûrier noir, consulter sa fiche.
    Quelques autres espèces de mûriers :
    Morus alba  L, synonyme Morus tatarica  Pall., Mûrier blanc, Mûriers du ver à soie, consulter sa fiche.
    Morus diabolica  Koidz. synonymes Morus mongolica   (Bureau) C.K. Schneider, Morus mongolica  Schneider var. diabolica Koidz.
    Morus laevigata  Wall. ex Brandis, synonyme Morus macroura  Miq., originaire de l'Asie, région de l'Himalaya.
    Morus latifolia  Poir., synonyme Morus multicaulis  Loud., Mûrier à feuilles larges.
    Morus microphylla  Buckley., Mûrier à petites feuilles, nommé Mûrier du Texas: originaire de l'est des États-Unis.
    Morus rubra  L. , synonyme Morus canadensis  Poir., Mûrier rouge, originaire de l'est des États-Unis.
    Morus serrata  Roxb., synonyme Morus pabularia  Decne. ex Jacq., originaire de l'Asie, région de l'Himalaya.
    Morus stylosa  Ser., synonymes Morus japonica  Bailey, Morus australis Poir., Morus acidosa  Griff., originaire entre autre de l'Asie (Japon).
    Morus tiliaefolia  Makino, originaire de Corée.

    Annotations :
    L'Héritier de Brutelle , Charles Louis L'Héritier de Brutelle (1746-1800), magistrat botaniste français nommé en 1772 procureur du roi à la maîtrise des Eaux et Forêts de Paris, fonction qui lui permet de vivre pleinement sa passion au contact des grands botanistes de son époque. On lui doit la parution en 1784 de 'Stirpes novae aut minus descriptionibus et iconibus illustravit' en 2 volumes, éd. Paris, consultable en ligne à la BNF, sur (Gallica).
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broussonetia papyfera, fin avril

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