Coronilla emerus - Coronille des jardins, Coronille faux-séné
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    Coronilla emerus
    Nom commun : Coronille émérus, Coronille des jardins, Coronille arbrisseau, Coronille faux-séné, Séné bâtard ou sauvage, Faux baguenaudier, plus rarement Coronille broussailleuse et Hippocrépide émérus, nommée par les anglophones 'Scorpion senna', en grec 'Grmoliki grasar'.
    Nom latin : Coronilla emerus  L.* synonyme Hippocrepis emerus ( L.) P. Lassen.
    famille : Papilionaceae (Légumineuse)
    catégorie : arbrisseau calcicole à souche ligneuse dont l'écorce est grisâtre, les jeunes pousses vertes sont souples.
    port : compact, dressé, étalé.
    feuillage : caduc, vert franc, mat. Feuilles alternes, imparipennées à 7 à 9 folioles ovales-obovales.
    floraison : au printemps courant avril-juin, selon climat, tout au long de l'année, excepté en été s'il fait trop chaud, parfumée, nectarifère, visitée par les bourdons et les abeilles.
    Sur un long pédoncule ombelle axillaire de 2 à 4 fleurs hermaphrodites papilionacées
    couleur : jaune griffé de rouge ou de brun rougeâtre, calice lavé de rouge.
    fruits : fines siliques de + ou - 10 cm, pendantes, faiblement articulées et courbes, teintées de rouge au niveau des articulations, maturent à l'automne.
    hauteur : 1.50 à 2 m
    multiplication : le semis spontané est très efficace, par boutures de tiges vertes, également par marcottage ou prélèvement de rejets.
    sol : tous même calcaire, pauvre et sec; de préférence léger, modérément fertile, bien drainé.
    emplacement : soleil, mi- ombre même sous un arbre.
    zone : 6-9, U-K hardiness H5, USDA zones 6a-9b à l'abri des vents froids. Tolère allégrement - 15 °C, une fois installé parfaitement adapté à la sécheresse.
    origine : Europe méridionale depuis le Portugal jusqu'en Croatie, notamment dans les sous-bois lumineux.
    entretien : la taille s'effectue après la floraison, courant juin, elle supporte aisément d'être taillé en boule. Pour la rajeunir, rabattre presque jusqu'à la base au printemps.
    maladies et ravageurs : exempt de maladies et ravageurs pour l'instant.
    NB : son nom Coronilla vient du latin 'corona' qui désigne une couronne, ce nom lui aurait été donné par le médecin-botaniste flamand Mathias de L'Obel* et, son nom spécifique emerus est aussi le nom donné à une autre espèce de légumineuse l'Emerus sesban ou Sesbania emerus ce nom aurait une origine gallo-romaine.
    Sous climat approprié, la Coronille des jardins est idéale pour entrer dans la composition de haies, de plates-bandes, mixed borders et dans les massifs arbustifs notamment dans les jardins en bord de mer et les jardin secs.

    Autres espèces présentes dans l'Encyclopédie :

    • Coronilla glauca  L, Coronille glauque, Coronille des garrigues, consulter sa fiche.
    • Coronilla valentina  L. subsp. valentina, Coronille de Valence, consulter sa fiche.
    • Coronilla viminalis  Salisb., Coronille viminale, consulter sa fiche.

    Dans l'abécédaire, consulter la liste des autres espèces de Coronille, présentes dans l'Encyclopédie.

    Annotations :
    *de L'Obel, médecin-botaniste flamand, Mathias de L'Obel (1538-1616), qui effectue ses études à Montpellier, sous la direction du médecin-naturaliste Guillaume Rondelet (1507-1566), avant de rentrer aux Pays-Bas pour y exercer la médecin durant 10 ans à Anvers et à Delft.
    En 1584, fuyant la guerre civile, il s'installe en Grande-Bretagne où il devient le médecin de Jacques Ier. On lui doit entre autres, une flore des environs de Montpellier et le genre Lobelia lui a été dédié.

    *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnaeus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une Flora lapponica et son herbier, le plus riche de son époque contenant 7000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm.
    Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède.
    Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier.
    Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite par le philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, publiée par l'academie-sciences.fr, format pdf.
    natacha mauric© 12/04/2000 ® Jardin! L'Encyclopédie
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