Lysimachia clethroides  - Lysimaque de Chine
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    Nom commun : Lysimaque de Chine, Lysimaque à feuilles de Clethra, Lysimaque japonaise, Lysimaque en col de cygne, au Canada connue sous le nom de Lysimaque faux-clèthre,autrefois lysimachie, nommée par les anglophones 'Gooseneck loosestrife' (loosestrife est le nom donné aussi à la salicaire).
    Nom latin : Lysimachia clethroides  Duby*.
    famille : Primulaceae.
    catégorie : vivace rhizomateuse traçante ayant un enracinement profond, ses racines sont fibreuses.
    port : touffu, dressé puis arqué.
    feuillage : caduc, vert moyen virant à l'automne au jaune, à l'orange et rouge orangé, léger duvet. Les jeunes feuilles sont très claires. Longues feuilles alternes, lancéolées, nervures fortement marquées donnant un léger aspect gaufré, la médiane est plus claire.
    floraison : longue en été (courant juin-juillet jusqu'en septembre selon climat). En épis en forme de col de cygne, aux petites fleurs (± 10mm) étoilées nectarifères visitées par les papillons. Les épis sont plus inclinés lorsqu'ils sont en boutons.
    couleur : blanc pur gorge légèrement rosée, étamines d'un rose soutenu.
    fruits : petites capsules globuleuses déhiscentes.
    croissance : très rapide, double son volume en une année et se déplace dans les massifs.
    hauteur : 0.60m à 1.0 m
    plantation : au printemps ou à l'automne en prenant soin de bien lui laisser de la place, elle n'aime pas la concurrence racinaire.
    multiplication : par division ou bouturage des racines.
    sol : neutre, humide et frais mais bien drainé, riche en matière organique de préférence, s'adapte à tous les sols, même les plus pauvres.
    emplacement : soleil, mi-ombre.
    origine : du Japon, de l'est et du nord de la Chine, Corée et de la Péninsule indochinoise, naturalisée dans certains pays d'Europe.
    zone : 3 - 10, tolère aisément -25°C.
    entretien : maintenir le sol humide. Cette lysimaque peut devenir envahissante, elle nécessite des divisions fréquentes.
    NB : Plante originale utilisée pour naturaliser les grands espaces, très en vogue dans les jardins au Canada notamment parce qu'elle n'est pas convoitée par les cervidés.
    Pour qu'elle demeure en place sans envahir les autre espèces, enterrer des tuiles, des pierres plates, un conteneur noir au fond découpé ou prévoir une barrière anti-rhizome (film de plastique épais),.
    Son nom Lysimachia  désignerait en latin la salicaire, en grec 'lysis'* signifie diluer, dissoudre faisant allusion aux propriétés astringentes et vulnéraires du feuillage de certaines espèces du genre.
    Pline l'Ancien cite la Lysimachia  dans Histoire naturelle* - livre XXV "Le roi Lysimaque a aussi découvert la plante appelée de son nom Lysimachia, et qu'Erastistrate a rendu célèbre", livre XXVI* qui aurait été découverte par Lysimachos, Lysimaque de Cos, un médecin de la Haute Antiquité, qui fut un des sectateurs d'Hyppocrate, elle est auparavant citée dans les Closes de Nicandre*.
    Ce nom fut, chez les Grecs, celui d'une plante que l'on nommait également lythrum. Le premier dérive du nom du roi Lysimaque, fils d'Agathocles, qui découvrit qu'on lui attribuait la vertu d'arrêter les hémorragies. Selon Dioscoride, "le lysimachia poussoit des tiges frutiqueuses d'une coudée de haut. Ses feuilles ressemblaient à celles du saule, et les fleurs étoient jaunes et dorées. Il croissait dans les marais." Cette description a été regardée comme celle de notre lysimachie commune. Pline prétend que le lysimachia à les fleurs pourpres ; du reste, il s'accorde avec Dioscoride. On pense qu'il a voulu parler de notre salicaire commune (lythrum salicaria) ou peut-être d'une espèce d'épilobe.
    Ces deux opinions ont fait donner le nom de lysimachia :
    - 1° aux espèces de salicaires à fleurs jaunes en épis ou en grappes, ou en panicule; ce sont les lysimachia lutea
    - 2° à toutes les épilobes; ce sont les lysimachia siliquosa.
    - 3° aux salicaires, à la toque et à l'épiaire des marais (Stachys palustris), dont les fleurs sont pourprées.
    - 4° au genêt des teinturiers (Genista tinctoria ). La plante supposée être celle de Dioscoride est le type du genre lysimachia de Tournefort et de Linnæus.
    Ce genre comprend 180 espèces de vivaces ou d'arbustes persistants, originaires des zones tempérées et sub-tropicales de l'hemisphère nord, plus de 138 espèces présentes en Chine, 10 à Taïwan, 42 en Amérique du Nord, et quelques espèces en Afrique, Australie et Amérique du sud.
    Parmi les hybrides, citons :
    Lysimachia x  ‘Snow Candle’, nommé par les anglophones 'Snow Candles Creeping Jenny' issue de croisements entre Lysimachia clethroides  et Lysimachia fortunii , de ± 35 à 45 cm de haut, Ø 45cm, touffe compacte et dense, croissance rapide, fin, étroit épis (7cm) à la tête inclinée, floraison en petites fleurs étoilées blanches, attention n'aime pas la sécheresse.
    Autres espèces à fleurs blanches :
    Lysimachia barystachys  Bunge, originaire aussi de l'est de l'Asie, 60 à 90cm de haut, se différencie par des feuilles non acuminées et ses fleurs blanches aux pétales plus longs et étroits et aux anthères rose pâle
    Lysimachia ephemerum  L., Lysimaque ephemère, originaire des prairies humides du sud-ouest de l'Europe présente dans les Pyrénées (France et Espagne)et à l'ouest du Portugal, feuillage très étroites, floraison courte courant juin-juillet en épis plus éffilés et moins dense.
    Quelques autres espèces présentes dans l'Encyclopédie:
    Lysimachia ciliata  L., synonyme Steironema ciliata  ( L. ) Baudo, Lysimaque ciliée, consulter sa fiche.
    Lysimachia ciliata   'Firecracker' ou 'Purpurea', au feuillage pourpre, consulter sa fiche.
    Lysimachia congestiflora  Hemsley, consulter sa fiche.
    Lysimachia mummularia  L. Lysimaque nummulaire, Herbe aux écus, consulter sa fiche.
    Lysimachia punctata  L., consulter sa fiche.
    Lysimachia vulgaris  L., Lysimaque commune, consulter sa fiche.

    Annotations :
    * Duby pasteur, botaniste suisse Jean Étienne Duby (1798 - 1885), qui étudie les primulacées, les mousses,les algues, les fougères et les lichens, et publie de nombreux mémoires sur ces cryptogames notamment les exotiques, et un mémoire sur la famille des Primulacées en 1844; à partir de 1860 il assure durant 6 années la présidence de la Société de physique et d'histoire naturelle de Genève.
    *lysis c'est aussi le nom d'un texte philosophique de Platon sur l'amitié.
    * Histoire naturelle, livre XXVI chapitre 26, 82 et 87, traduit du latin "On emploie la lysimachia, soit en boisson, soit en topique, soit introduite dans les narines,... La lysimachia guérit les plaies récentes; le plantain, les plaies de toute espèce, particulièrement celles des femmes, des vieillards et des enfants. Cette plante, attendrie par l'action du feu, est meilleure : avec du cérat, elle déterge les ulcères à bords épais, et elle arrête les ulcères rongeants. Il faut, après l'avoir appliquée pilée, la recouvrir de ses propres feuilles...
    'Lysimachia contrita ac nymphaea arida infriata. polythris inueteratis iisdem utilior est' 'On se sert en particulier, pour les ulcérations produites par la chaussure, de la verveine, de la lysimachia pilée, du nymphaea séché, et réduit en poudre, d'où son nom de chasse-bosse'.
    *Closes de Nicandre oeuvre du médecin, poète et grammairien grec Nicandre de Colophone(185-138 avant J.C) à laquelle se réfère Pline l'Ancien.
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