Cneorum tricoccon  - Camélée à trois coques
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    Cneorum tricoccon, Camélée à trois coques Nom commun : , Camélée vraie, Camélée de Montpellier, Garoupe*, Petit olivier, Bois de la Dive, en italien 'Timelea tricocca', en espagnol 'Olivilla', nommé par les anglophones 'Spurge olive'*.
    Nom latin : Cneorum tricoccon  L., orthographié parfois tricoccum  synonyme Chamaelea tricoccos  (L.) Lam.
    famille : Cneoraceae.
    catégorie : arbrisseau ou sous-arbrisseau à l'écorce grisâtre.
    port : buissonnant, compact à la ramure dressée en chandelier.
    feuillage : persistant, coriace, brillant, vert acide pour les jeunes pousses à vert olive, marge et revers rougeâtre sur les jeunes feuilles, nervure médiane marquée. Petites feuilles dressées alternes, étroites, oblongues et sessiles.
    floraison : au printemps mars-juin selon climat, nectarifère. En cime,axillaires petites fleurs (±9mm) hermaphrodites à corolle à 3à 4 pétales lancéolés, 3 à 4 étamines et 1 style trifide, calice à lobes obtus et court pédoncule.
    couleur : jaune vif, étamines jaune vif anthères plus claires, ovaire trilobé vert acide.
    fruits : en été, petites drupes globuleuses au suc âcre et purgatif, composé de 3 coques grumeleuses de couleur rose fraise à rouge virant au noir verdâtre à maturité; chaque coque contient deux graines.
    croissance : lente.
    hauteur : 0,30 m à 0,50m parfois plus, Ø plus ou moins 0,60m.
    plantation : au printemps ou à l'automne.
    multiplication : difficile par bouturage par marcottage ou semis de graines fraîches.
    sol : ordinaire, pauvre à tendance calcaire, surtout très bien drainé, déteste l'humidité.
    emplacement : soleil à mi-ombre.
    zone : 4 - 9, tolère sur de courtes durées entre - 12 et -15°C, excellente résistance à la sécheresse 5 sur 6.
    origine : garrigues et lieux arides de l'Europe méridionale en zone rocheuse et calcaire, en France porésente en Languedoc-Roussillon, absente en Corse et en Provence; présente en Espagne et aux Baléares, Italie et Sardaigne. C'est une espèce protégée par Arrêté du 9 mai 1994 notamment en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
    entretien : juste supprimer le bois mort.
    NB : Son nom Cneorum  lui a été donné par Linné vient du grec 'kneôron' qui signifie laurier, c'est aussi le nom du Daphnée* et son nom spécifique tricoccon  à trois coques, qui le fit momentanément classé dans le genre des Euphorbes. Découvert et décrit par Tournefort* vers 1700.
    Ce genre ne comprend que 3 espèces qui figurent au livre rouge des espèces menacées.
    La Camélée est vraiment l'idéal pour les jardins secs, à utiliser dans les rocailles, massif arbustifs, en couvre-sol arrondi dans les sous-bois naturel de chênes .
    Propriétés et utilisations :
    Les drupes âcres et le feuillage sont riches en tanin, autrefois réputés pour leurs propriétés révulsives, diurétiques et purgatives.
    Les deux autres espèces :
    Cneorum pulverulentum  Vent., synonyme Neochamaelea pulverulenta  Cneorum trimerum  (Urbain) Chodat, synonyme Cubincola trimera  Urb. Camélée trimère, endémique à l'île de Cuba dans la Sierra Maestra.
    Cneorum tricoccon, Camélée à trois coques * Garoupe* ne pas con fondre avec Garou nom commun du Daphne gnidium.

    Annotations :
    *Spurge olive c'est aussi le nom commun donné au Daphne mezereum.
    * Daphne cneorum  L. Daphné Camélée ou Fausse Camélée, sous-arbrisseau d'environ 0.50 de haut, à la floraison rose bonbon, découvrir le genre la liste s'affiche dans la colonne à droite.
    * Joseph Pitton de Tournefort (1656-1708) médecin, botaniste aixois, qui constitue un célèbre herbier comprenant les flores dauphinoise, savoyarde,parisienne et montpelliéraine, il fixe définitivement le genre Aphyllanthes monspeliensis, l'initiateur du premier système de classification des fleurs sur leurs caractères constants, repris par Linné.
    Conseiller du Roy, en 1683 il est nommé professeur de botanique au jardin du Roy (aujourd'hui le Jardin des plantes), en 1691 académicien pensionnaire de l'Académie Royale des Sciences, puis en 1696 docteur de la faculté de médecine de Paris.
    En 1700, à la demande de Louis XIV il entreprend un voyage de deux ans aux pays du Levant qu'il relate en deux volumes publiés en 1717 sous le titre 'Relation d'un Voyage du Levant fait par ordre du Roy' (contenant, l’histoire ancienne et moderne de plusieurs isles de l'archipel, de Constantinople, des côtes de la Mer Noire, de l'Arménie, de la Géorgie, des frontières de Perse et de l'Asie Mineure) au cours de ce séjour il s'intéresse aux drogues, préparations médicinales et plantes d'où on les tire (Histoire abrégée des drogues simples). On lui doit l'acclimatation des térébinthacées afin de ne plus dépendre de l'Orient.
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