Plumbago capensis  - Dentelaire du Cap
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    plumbago capensis Nom commun : Plumbago du Cap, Dentelaire du Cap, nommé par les anglophones 'Cape leadwort'.
    Nom latin : Plumbago capensis  Thunb., synonyme Plumbago auriculata  Lam.*
    famille : Plumbaginaceae.
    catégorie : arbuste sarmenteux très ramifié aux tiges vertes cannelées anguleuses à l'aspect strié portant des lenticelles foncées, arbuste drageonnant.
    port : buissonnant, évasé, étalé, retombant.
    feuillage : persistant à semi-persistant selon climat, vert franc au revers couvert de petits granules blancs lui conférant un aspect rugueux. Feuilles alternes, spatulées, oblongues (± 5/6 x 1,5 à 2cm) à très court pétiole, réunies en bouquets axillaires.
    floraison : longue de l'été à automne jusqu'au début de l'hiver selon le climat. Courts épis terminaux de fleurs hermaphrodites, corolle en fin entonnoir, quinquépartite et plate, long calice tubulaire, hérissés de poils glanduleux collants (trichomes), les 5 sépales sont soudés entre eux. Boutons floraux turbinés, à la base de chaque calice 3 bractées lancéolées l'une d'entre elles est plus longue.
    couleur : bleu ciel, bleu azurin, bleu dragée, bleu .., le plus simple est de l'acheter en fleurs, calice vert chartreuse à vert anis.
    fruits : petites capsules déhiscentes à 5 valves contenant une graine aux poils collants.
    croissance : rapide.
    hauteur : 0.90 à 1.20 m, voire 2m en tout sens et plus selon le cv.
    plantation : au printemps, sous climat approprié en toute saison.
    multiplication : par semis à chaud courant mars, bouture de jeunes pousses en été à l'étouffée, par bouturage de tiges aoûtées à l'automne qu'il ne faut pas oublier de pincer pour favoriser la ramification, ou encore par prélévement et division des rejets.
    sol : normal, non humide et même plutôt sec en hiver et frais en été, ce serait les conditions idéales pour lui assurer une excellente et floraison.
    emplacement : plein soleil, accepte l'ombre partielle mais sa floraison sera moindre.
    zone : 9 - 11, ailleurs cultiver sous serre. Tolère les embruns et la sécheresse une fois qu'il est bien installé.
    origine : Afrique australe, province du Cap comme son nomp l'indique.
    entretien : prévoir un bon paillis pour l'hiver, on peut éventuellement rabattre en fin d'hiver (tous les 3-4 ans permet d'éviter le viellissement), autrement supprimer le vieux bois et rabattre les tiges trop vigoureuses.
    Peut être palissé, ne s'accroche pas seul, attteint alors jusqu'à 5 à 6 m.
    NB : Son nom Plumbago  désigne déja en latin une dentelaire, mot venant du latin 'plumbum' qui signifie plomb, mot qui désigne aussi une tache sur l'oeil, faisant référence au fait que les Anciens utilisaient l'une d'entre elles pour traiter cette affection et le saturnisme*, et son nom spécifique capensis  pour nous préciser son origine sud africaine, le Cap, auriculata  signifie à oreilles faisant référence aux feuilles basales en forme d'oreille.
    Ce genre comprend 12 à 15 espèces persistantes de vivaces sarmenteuses, d'annuelles et d'arbustes grimpants ou semi-grimpants, originaires des zones tempérées chaudes, des zones tropicales ou subtropicales du globe.
    Une espèce est présente dans le sud est de la France et en Corse Plumbago europaea  L., Dentelaire d'Europe à fleurs d'un rose violacé.
    La dentelaire a sa place dans les jardins mediterranéens, les jardins de bord de mer, notamment ceux du littoral atlantique, palissée contre un mur au sud, sur une balustrade, une clôture, en haut d'un muret, dans la composition de haies basses, haies libres, utiliser dans l'aménagement paysager de massifs arbustifs, en sujet ou massif isolé, en couvre-sol sur les talus, ou simplement dans des bacs ou larges potées.
    Parmi les cultivars, citons :
    Plumbago  'Dark Blue' floraison précoce courant mai-juin d'un bleu à reflets mauves quand même.
    Plumbago auriculata  'Imperial Blue' port trapu, arrondi floraison impériale évidemment, un bleu mâtiné de mauve violet.
    Plumbago  Royal Cape® commercialisé aussi sous Plumbago auriculata  'Royal Cape' ou 'Monott' recherché pour sa plus grande rusticité et sa longue floraison du printemps jusqu'au début de l'hiver tirant sur le bleu lavande soutenu, outremer léger, environ 1,50 à 2,50 en tout sens, sa reproduction est i nterdite.
    Propriétés et utilisations :
    Depuis des siècles dans les pharmacopées traditionnelles les Dentelaires sont réputées pour leurs propriétés vésicantes, donc attention au contact du feuillage ou de la sève de certaines espèces commme Plumbago indica qui contient du plumbagin une substance qui peut provoquer des irritations, eczémas de contact, cloques et brûlures dermiques, au contact avec les yeux provoquer des irritations et des lésions oculaires graves.
    En Afrique, le suc racinaire est traditionnellement utilisé lors des rites d'initiation, durant les séances de tatouage et/ou de scarification donnant à ces dernières une teinte d'un gris bleuté.
    Ceci fait peut être qu'il est dédaigné par les cervidés.
    Autre espéce présente dans l'Encyclopédie :
    Plumbago capensis  . var. alba  Plumbago blanc du Cap, Dentelaire blanche, consulter sa fiche.

    Voir également les Ceratostigma :
    Ceratostigma griffithii  C. B. Clarke., Cératostigma de Griffith, cnsulter sa fiche
    Ceratostigma plumbaginoides  Bunge, Cérastostigma de Lady Lapent, Plumbago de Lady Larpent, consulter sa fiche
    plumbago capensis Ceratostigma willmottianum Stapf, Cérastostigma de Willmott, consulter sa fiche.

    Annotations :
    * Lam., abréviation botanique pour le naturaliste, scientifique et philosophe français Jean-Baptiste de Lamarck (1744-1829) de son vrai nom Jean Baptiste Pierre Antoine de Monet de Lamarck, a qui l'on doit entre autre la classification des invertébrés, de nombreux ouvrages d'Histoire naturelle, la Flore Françoise, (1777) et sa fort célèbre Encyclopédie Méthodique, Botanique en 6 volumes (1783 à 1817), un Herbier qui entra dans les collections nationales en novembre 1886, découvrir Œuvres et rayonnement de Jean-Baptiste Lamarck.
    * saturnisme : maladie causée par l'exposition, l'ingestion et l'intoxication au plomb considérée comme maladie professionnelle chez les potiers qui employaient autrefois le plomb lors des glaçures des poteries, présent aussi dans les pigments de peintures, dans la fabrication des conduites d'eau, l'essence au plomb et, ..)
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