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Nom latin : Spartium junceum L.* (1753), synonyme Genista juncea Lam.. famille : Fabaceae (Papilionaceae). catégorie : arbrisseau ou petit arbuste à souche ligneuse, aux rameaux flexibles, jonciformes d'un vert glauque bleuâtre à vet plus foncé. port : buissonnant dressé, rigide, compact à tiges vertes cylindriques, striées. feuillage : caduc, éparse et éphémère, présent juste quelques semaines au printemps, d'un vert bleuté. Petites feuilles alternes, (± 2cm) presque sessiles, étroites, ovales à lancéolées. floraison : très longue durant plusieurs mois, du printemps à l'été (selon climat, de mars à août/septembre plus fréquemment courant mai-juin), odorante, nectarifère et mellifère, visitée par les abeilles ( la liste s'affiche à droite). A l'extrémité des rameaux, en grappes lâches, fleurs (± 3cm) non comestibles* qui contiennent un alcaloïde toxique la spartéine qui peut, selon la dose, provoquer des troubles digestifs et cardiovasculaires. Fleur hermaphrodite au calice membraneux formé d'une lèvre oblique refendue à 4 à 5 petites dents, corolle à 5 pétales, en bas deux étroits soudés formant la carène, deux latéraux nommés ailes, dressé en partie haute l'étendard, pétale large ovale arrondi et recurvé, 10 étamines retroussées au filet soudé en tube, un style dressé recurvé. couleur : éclatant et brillant jaune d'or. fruits toxiques : longues gousses aplaties, déhiscentes, oblongues (6 à 8cm), dressées, d'un vert a reflets brillants car elles sont légèrement velues virant progressivement au noir. A maturité, au moindre frôlement, elles s'ouvrent en projetant des graines réniformes (12 à 18) toxiques (spartéine) qui colonisent aisément le voisinage, d'où son nom de 'Mort jaune'. hauteur : 2 à 3 m en tout sens. multiplication : semis, bouture en été. sol : profond, peu fertile, de préférence bien drainé, il a une bonne tolérance aux sols chargées en sel. emplacement : soleil. entretien : si nécessaire taille, a effectuer après la floraison, uniquement sur le bois vert, en prenant soin de ne pas rabattre jusqu'au vieux bois. origine : en zone sèche et aride sur le pourtour méditerranéen dont France méridionale, Corse incluse, Europe méridionale, îles Canaries, Afrique du Nord dont Algérie (en zone argileuse dans le Tell) au Maroc et Asie occidentale. zone : 8-11, U-K Hardiness H, USDA zones .Tolère - 12 à -15°C, parfaitement adapté à la sécheresse (indice 5 sur 6) ainsi qu'aux embruns. NB : son nom Spartium vient du grec 'spartos' (nommé par Dioscoride 'sparton'), mot qui désigne un lien, une corde pour nous rappeler l'usage de ses tiges et son nom spécifique junceum désigne le jonc pour nous préciser que ses tiges cylindriques ressemblent à celle du jonc (jonciformes). Ce genre comprend environ 90 espèces de sous-arbrisseaux, d'arbrisseaux ou petits arbustes, originaires de l'Afrique septentrionale, de l'Europe sur le pourtour méditerranéen (dont une vingtaine présente en France) et de l'Asie occidentale. Le Spartier est le genêt de la garrigue languedocienne qui envahi friches et prairies formant de denses spartaies (ginestièras); c'est aussi, celui qui pour son parfum suave a trouvé sa place dans les jardins du sud de la France notamment ceux en bord de mer. Propriétés et utilisations : Tous le genêt mais surtout les gousses et les graines sont très toxiques. Elles contiennent entre autre de la cytisine, un alcaloïde qui sur les organismes, a une action similaire à celle de la strychnine. Des fleurs, voire des rameaux est extraite une huile essentielle (oelum aethereum), âcre et amère riche qui est utilisée dans l'industrie pharmaceutique pour ses propriétés vasoconstrictrices et tonifiantes, entrant dans des préparations tonicardiaques et l'absolue est utilisée en parfumerie. Dans les pharmacopées traditionnelles, ses fleurs sont réputées pour leur propriété apéritive, diurétique, émétique et purgative, et des propriétés tinctoriales qui donnaient aussi un beau colorant jaune. La spartèine a une action antipoison contre le venin des serpents, il est notoire que les ovins qui ont brouté du genêt, ont une certaine immunité aux morsures des vipères. Depuis la nuit des temps, ses tiges filamenteuses (spartes) étaient tressées pour être utilisées pour confectionner des cordages, cordelettes pour façonner la semelle des espadrilles, les célèbres 'spartiates' basques, fabriquées dans les Pyrénées atlantiques, des semelles qui sont aussi confectionnées avec l'alfa* Stipa tenacissima ou Macrochloa ou le chanvre Cannabis sativa , ses tiges servaient aussi de ligature pour lier les fagots, et pour confectionner des vanneries; sèches avec parcimonie et prudence elles étaient couramment utilisées pour allumer ou raviver un feu dans une cheminée, un four, mais gare au feu de cheminée (du vécu). Dans la tradition méridionale, l'écorce après trempage était raclée, battue pour obtenir une filasse un peu cotonneuse qui était tissée donnant une toile grossière mais d'excellente qualité, Dans le Lodévois (Languedoc-Roussillon), au sol aride et sec il y était d'ailleurs cultivé à cet effet et pour confectionner des cordages. Ces mêmes fibres végétales, aujourd'hui sont utilisées pour renforcer des polypropylènes pour confectionner des fils, fibres textiles et films thermoplastiques. En Cévennes, couramment dans les magnaneries pour l'élevage des vers à soie, les rameaux de la mort jaune servaient de support pour les cocons, et avant l'apparition des gousses, il était coupé pour être utilisé comme fourrage pour les ovins ou encore confectionner des balais avec les tiges sèches et au printemps les tiges fleuries entrent dans la composition de bouquets parfumés.
Annotations : *Alfa, c'est le Stipa tenacissima, donné pour synonyme de Macrochloa tenacissima. *Fleurs toxiques, non comestibles, qui sont parfois confondues avec celles du Genête à balais Cytisus scoparius qui elles sont comestibles, donc attention! *Genêt d'Espagne, le véritable est Genista hispanica qui se différencie par des rameaux épineux. *Lam., abréviation botanique pour le naturaliste-biologiste-botaniste français Jean Baptiste Antoine Pierre de Monnet de Lamarck (1744-1829), fondateur de la biologie, il en établi les principes théoriques, voir Philosophie zoologique (1809) où il met en place une nouvelle classification pour les animaux; il est considéré comme le plus grand botaniste de son temps, on lui doit un traité de botanique 'Encyclopédie méthodique' (1783-1793), il y énonce un principe fondamental sur l'évolution des animaux et végétaux qui sous l'influence de diverses conditions induisent des adaptations et modifications. Il est l'auteur de 'Histoire des mollusques', ouvrage de référence dans la nomenclature des coquillages et plusieurs volumes de l'Encyclopédie méthodique sont consultable en ligne à la BHLibrary. *L., le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnaeus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une Flora lapponica et son herbier, le plus riche de son époque contenant 7000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm. Abréviation botanique officielle : L. Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier. Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite parle philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat (1743-1794), marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, pdf publié par l'academie-sciences.fr. natacha mauric© 11/04/2000 ® Jardin! L'Encyclopédie - natacha mauric© 11/04/2000 - ® par la Société des Gens de Lettres - ® Jardin ! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin ! L'Encyclopédie . |
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