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Nom latin : Cotoneaster lacteus W.W. Sm.* (1917), est juste théoriquement un synonyme du Cotoneaster coriaceus Franch.* (1890) qui a pour autres synonymes Cotoneaster oligocarpus C.K.Schneid.* (1917), Cotoneaster smithii G.Klotz (1996). Depuis 2018, Pyrus coriacea (Franch.) M.F.Fay & Christenh. (2018), Pyrus lactea (W.W.Sm.) M.F.Fay & Christenh. (2018), Pyrus smithii (G.Klotz) M.F.Fay & Christenh. (2018). famille : Rosaceae. catégorie : arbuste trapu peu ramifié à l'écorce d'un brun grisâtre. port : buissonnant, arrondi, retombant étalé aux branches arquées rougeâtres courbes et souples. feuillage : persistant, vert moyen à vert sombre, épais, coriace, brillant aux nervures fortement marquées et saillantes sur le d'un revers blanc duveteux. Des feuilles alternes de 5 à 7cm, mucronées, obovales à elliptiques, virant partiellement à l'automne au jaune et rouge orangé. floraison : au printemps, courant mai-juin, plus tardivement sous certain climat, parfumée, nectarifère et mellifère. En cime, de larges corymbes axillaires, Ø 7 à 8cm de petites fleurs à 5 pétales imbriqués avec une vingtaine d'étamines couleur : blanc laiteux et des étamines dans un rose soutenu. fruits : dès l'été, bouquets pendants de petites drupes piriformes, virant progressivement au rouge vermillon, demeurant en place une bonne partie de l'hiver, convoitées à partir de novembre par les oiseaux et les petits mammifères qui se chargent de propager les graines durant tout l'hiver. croissance : rapide puis lente. hauteur : 2 à 3 m pour un étalement de " à 4 m. plantation : à l'automne ou au printemps selon climat en prenant soin de bien lui laisser de la place pour s'épanouir pleinement. multiplication : par bouturage de tiges semi-aoûtées, marcottage ou semis de graines à froid (automne), puis beaucoup de patience. Compter entre 5 et 6 mois pour une abondante levée. sol : indifférent, ordinaire même caillouteux. emplacement : soleil ou mi-ombre. zone : 6-11U-K Hardiness H6, USDA zones 6b-10b. Tolère aisément -20 °C. Une fois installé, parfaitement adapté à de longue période de sécheresse. origine : sud-ouest de la Chine, province du Yunnan ainsi qu'au Tibet, consulter la carte. Naturalisé dans de nombreux pays. En Australie et dans l'État de Californie, il est depuis 2004, inscrit dans la liste des plantes envahissantes (The California Invasive Plant Council). entretien : si vraiment nécessaire, taille de mise en forme courant février-mars, autrement juste supprimer le bois mort et le laisser vivre en paix. maladies et ravageurs : il peut être sujet aux cochenilles à bouclier (scale insects) ainsi qu'aux pucerons (aphids). Les cotoneasters comme les cognassiers, pommiers, poiriers et pyracanthas sont sujets au feu bactérien (Erwinia amylovora) facilement repérable par une déformation et noircissement des sujets et certaines espèces du genre sont dans divers pays soumis à des restrictions de commercialisation et requêtes d'élimination à titre préventif. NB : son nom Cotoneaster vient de la juxtaposition du mot latin 'cotoneum' qui désigne le coing et 'aster' suffixe qui est mis pour indiquer une vague ressemblance faisant certainement référence à ses fruits qui sont comestibles mais moins bon et lacteus, lactea vient du latin 'lactis, lac' qui désigne le lait, d'un blanc laiteux faisant allusion aux corymbes tomenteux. C'est le botaniste-explorateur écossais George Forrest* qui le découvre lors de son expédition dans la province du Yunnan entre 1904 et 1906 oeuvrant comme collecteur pour le compte du royal botanic garden d'Édimbourg, première apparition dans les jardins du Royaume-Uni, vers 1913. Il est parfois confondu avec le Cotoneaster glaucophyllus Franch., voir des photos dans Flickr. Ce genre comprend 90 espèces d'arbustes persistants, semi-persistants ou de caducs, originaires des zones tempérées de l'Asie dont 58 d'entre elles du sud-ouest de la Chine, dans les provinces du Guangxi, Guizhou, Séchouan, et du Yunnan, et une cinquantaine présentes en Afrique du Nord, en Europe ainsi qu'en Amérique du Nord. Ce cotonéastre est l'arbuste idéal pour être utilisé dans les jardins en sujet isolé, c'est dans ce cas qu'il est vraiment intéressant dans un jardin près des ouvertures pour observer les insectes et les oiseaux ; et aussi dans la composition des massifs arbustifs ou dans celle des haies libres. Dans l'abécédaire, consulter les 5 autres espèces présentes dans l'Encyclopédie. Annotations :
Ce spécialiste de la flore de Chine y découvre, un grand nombre de nouvelles espèces. Avec Isaac Bayley Balfour, ils répertorient et décrivent 92 primevères et plus de 300 nouveaux rhododendrons et bien d'autres espèces. Forrest en publiera 358, consultable à l'IPNI. Auparavant, il avait exercé de 1891 à 1902, en Australie, puis en 1903, il est recruté par Balfour pour travailler sur l'herbier du jardin botanique royal d'Édimbourg, riche de plus de 31 000 spécimens. 31 espèces lui ont été dédiées, dont 18 d'entre elles, sous la forme forrestii, 12 sous forrestiana et 1 sous forrestianus et 2 genres sous le nom Forrestia un chez les Rhamnacées et l'autre dans les Commélinacées. La Société Royale d'Horticulture, (RHS) lui décerne en 1921, la médaille d'honneur de la reine Victoria, puis en 1927, le prix international avec la médaille commémorative Veitch, célèbre pépiniériste explorateur écossais John Gould Veitch. *Franch., abréviation botanique pour le botaniste et taxonomiste français Adrien René Franchet (1834-1900), nommé en 1881, directeur du laboratoire de phanérogamie du muséum d'histoire naturelle de Paris, qui rassemble plus de 3 797 nouvelles espèces en provenance de la Chine et du Japon adressées par les 4 missionnaires collecteurs, le Père Armand David, le missionnaire jésuite Jean-Marie Delavay depuis la province du Yunnan, Guillaume Farges et J.A. Soulié, qui donnèrent ces publications 'Plantae Davidianae ex Sinarum imperio', G. Masson, Paris, (1884-1888), Plantae delavayanae (1890) et 'Plantas Yunnanenses' (Bourloton - 1886). En résumé, les contributions apportées par Franchet à nos connaissances sur la flore asiatique sont importantes. On en jugera par ce seul fait. Le nombre des espèces chinoises actuellement connues se rapproche de 7 000, si elles ne dépassent pas ce chiffre ; or, plus de 1200 espèces nouvelles de la Chine ont été décrites par Franchet. On lui doit, la connaissance de près du cinquième de la flore de Chine. Il a décrit neuf nouveaux genres : Souliea (Ranunculacées), Dipoma, (Crucifères), Delavaya (Sapindacées), Dactylea (Ombellifères), Nouelia (Composées), Omphalogramma (Primulacées), Schistocaryum (Boraginacées), Nomocharis (Liliacées) et Fargesia (Graminées). *C. K.Schneid,. abréviation botanique pour le botaniste, dendrologue et architecte-paysagiste autrichien Camillo Karl Schneider (1876-1951), qui sous l'instigation de la société dendrologique austro-hongroise en 1913 et 1915 collecte des espèces en Chine, dans la province du Yunnan pour l'illustre jardin de Pruhonitz à Prague, s'intéressant surtout au genre cotoneaster et berberis, par malheur. Tous ses ouvrages furent détruits en 1943 lors du bombardement du musée botanique de Berlin. Lire à ce sujet l'article d'Auguste Chevalier 'Les destructions causées par la guerre dans les grandes collections botaniques' musée d'histoire naturelle de Paris et en Normandie. Publié dans le Journal d'agriculture traditionnelle et de botanique appliquée-Année 1947 pp. 37-66 et consultable chez Persée. W.W.Sm., abréviation botanique pour le botaniste écossais, sir William Wright Smith (1875-1956), élu président de la botanical society of Edinburgh en 1922 puis en 35. Il séjourne de 1907 à 1910, dans le nord de l'Inde, collectant des spécimens au Bhoutan, Népal, Sikkim ainsi au Tibet pour le compte du Royal Botanic Garden Edinburgh dont il sera le conservateur en chef. En 1932, il est fait chevalier par le roi George V puis en 1945, il est élu membre de la Royal Society. natacha mauric© 28/03/2008 ® Jardin! L'Encyclopédie ® Jardin ! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin ! L'Encyclopédie. |
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