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Nom latin : Passiflora edulis Sims.*, synonymes retenus, Passiflora edulis var. kerii (Spreng.) Mast*, Passiflora edulis var. pomifera (M. Roem.*) Mast.*, Passiflora diaden Vell. famille : Passifloraceae. catégorie : liane grimpante semi-ligneuse (arbuste), pourvue de vrilles à l'aisselle des feuilles. port : grimpant, très étalé. feuillage : persistant, vert vif, brillant. Feuilles alternes, trilobées, ondulées, aux lobes ovoïdes et dentés. floraison : en été, parfumée, nectarifère, visitée entre autres par les abeilles. A l'aisselle des feuilles, fleur solitaire, hermaphrodite, à 5 pétales, 5 sépales, 5 étamines, coronule à filaments, un pistil à 3 stigmates. planche botanique : de la floraison et la fructification par le dessinateur roumain Gabriel Kelemen* dans sa galerie sur Flickr. couleur : blanc et mauve/violet pourpre (filaments). fruits : parfumés, comestibles, ovoïdes, de 4 à 6 cm, charnus, à peau, lisse et brillante, devenant violette ou jaune à maturité (suivant la variété), pulpe jaune (arille) gélatineuse, juteuse, contenant de nombreuses graines noires. croissance : rapide. hauteur : 4 m, étalement pouvant atteindre entre 8 et 10 m. plantation : au printemps, sous climat doux. Ailleurs sous serre chaude. multiplication : par semis à chaud au printemps, par marcottage ou bouturage de tiges semi-ligneuses en été. sol : riche, léger et bien drainé, acide ou neutre ou alcalin, humifère, frais, surtout en été. emplacement : soleil, en situation chaude et abritée, contre un mur orienté au sud et très abrité ou à cultiver dans une grande potée, à conserver, une fois passé l'été, dans une véranda ou dans une serre. zone : 10-12, U-K hardiness H1b, USDA zones 9-12. Attention, elle est gélive. origine : Amérique du Sud, en zone tropicale et subtropicale, au sud du Brésil, Argentine, Bolivie, Pérou et Paraguay, au sud de l'Amérique centrale : au Panamá, Costa-rica, Nicaragua, Hondura, consulter la carte. entretien : guider sur un treillage ou pergola, penser à l'arroser abondamment durant la période de croissance, réduire les arrosages par la suite, pailler le pied à l'approche de l'hiver, et si nécessaire à nouveau au printemps, pour maintenir le pied au frais et effectuer une taille de préférence, au printemps. maladies et ravageurs : peut être sujette à l'apparition de taches brunes ou noires provoquées par la présence d'un champignon, l'anthracnose (brown blight). culture en pot : veiller à prendre un grand pot pour que les racines aient de la place et ne pas oublier de l'arroser régulièrement, puis le rentrer avant l'hiver. NB : son nom Passiflora vient du latin 'passio' qui signifie passion, et 'floris' qui désigne la fleur. Ce nom lui a été donné par les Jésuites espagnols, car la morphologie de la fleur, rappelait les instruments de la Passion du Christ : coronule et filaments correspondant à la couronne d'épines, les étamines, aux 5 plaies du Christ, le pistil à la croix, les stigmates aux trois clous et les bractées à la Trinité. Ce genre comprend plus de 500 espèces de lianes persistantes ou semi-persistantes, originaires, pour la plus grande partie d'entre elles, de l'Amérique du Sud, dont 62 espèces au Costa Rica, en zone tropicale, et les autres, de l'Asie, de l'Australie et de la Polynésie. Propriétés et utilisations : Espèce cultivée pour ses fruits comestibles, riches en vitamines A et C, qui se consomment, lorsqu'ils sont légèrement fripés, nature, en salades de fruits, dans les crèmes, gelées, glaces, sauces, sorbets, ou sous forme de jus de fruits, limonades, sirops ou cocktails fruités. Principaux pays producteurs : Australie, Afrique du Sud, Brésil, Fidji, Hawaï, Kenya, Pérou et Sri Lanka. Les fleurs sont utilisées en phytothérapie, car elles contiennent des flavonoïdes et des alcaloïdes qui ont des propriétés sédatives (troubles du sommeil), antispasmodiques et calmantes (anxiété, angoisse, nervosité). Le feuillage est utilisé dans certaines pharmacopées, comme aux Antilles, pour le traitement de l'hypertension. Autres espèces présentes dans l'Encyclopédie :
*Mast., abréviation botanique pour le botaniste, entomologiste anglais Maxwell Tylden Masters (1833-1907), à partir de 1866, il est le rédacteur en chef d'une revue de jardinage 'The Gardeners' Chronicle', jusqu'en 1907. Il publie des ouvrages sur les prairies, les mutations chez les légumes, 'A general view of the genus Cupressus' - 1895, Londres, et un article sur les conifères du Japon, découverts par Henry Ernest Wilson 'On the conifers of Japan' publié dans the Journal of the Linnean society de Londres, v. XVIII, n° 113 du 9 juillet 1881, consultable en ligne. Onze espèces lui ont été dédiées sous la forme Mastersiana, Aristolochia, Balsamina, Cordula, Coryanthes, Cythea, Impatiens, Larix, Passiflora, Pinus, Thunia et un Nepenthe horticole. *M. Roem., abréviation botanique pour le botaniste taxonomiste, bavarois Max Joseph Roemer (1791-1849), qui exerce la fonction de juge de paix en Bavière, il établit plusieurs genres de la famille des rosacées. Auteur de 'Familiarum naturalium regni vegetabilis synopses monographicae; ...' publié en ,1846-47. Consultable à la BHLibrary. *Sims, abréviation botanique pour le médecin, botaniste et taxonomiste britannique John Sims (1749-1831) à partir de 1766, il exerce la médecine à Londres et devient en 1801, le premier éditeur du Curtis's Botanical Magazine. Il est l'un des membres fondateur de la Société Linnean et début 1814, il est élu membre de cette Royal Society. Son herbier après avoir été racheté par George Bentham a été transmis au Royal Botanic Gardens de Kew. Robert Brown lui dédie le genre Simsia de la famille des Astéracées et 69 espèces lui ont été dédiées sous la forme simsii, simsiana, simsioides. *Spreng., abréviation botanique pour le médecin botaniste allemand Kurt Polycarp Joachim Sprengel (1766-1833), il enseigne la médecine en 1789. Il est le spécialiste de l'histoire de la médecine et l'auteur de nombreux ouvrages, sur cette histoire, il s'intéresse à la classification linnéenne. Il est élu membre de l'Académie Royale des sciences de Suède en 1810. Il échange, de septembre 1818 à mai 1819, une correspondance sur des graines et des fougères plantées à Liverpool avec l'éditeur-botaniste anglais William Pamplin (1806-1939), également pépiniériste à Chelsea. natacha mauric © 13/02/2002® Jardin! L'Encyclopédie natacha mauric©13.02.2002® par la Société des Gens de Lettres - ® Jardin! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin! L'Encyclopédie. |
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