Lampranthus aurantiacus - Lampranthe orange
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    Lampranthus aurantiacus en avril
    Nom commun : Lampranthe orange, Ficoide orange, en afrikaner 'Oranje ijsplant, Oranje Vygie', nommé par les anglophones 'Orange ice plant, , Trailing ice plant, Ice Plant Bush, Orange Brightfig', en allemand 'Nachlaufende Eispflanze, Orange blühenden Mittagsblume saftig', en espagnol 'Uñas de Gato, Uña de León', en italien 'Pianta di ghiaccio', portugais 'Planta De Gelo Laranja,
    Nom latin : Lampranthus aurantiacus (DC.*) Schwantes* (1938), certaines flores lui reconnaissent comme synonyme Mesembryanthemum aurantiacum DC. (1828) nom sous lequel il a initialementété référencé, qui a pour seul synonyme retenu, Mesembryanthemum glaucoides (Haw) N.E.Br (1930).
    famille : Aizoaceae.
    catégorie : vivace succulente à vie assez brève.
    port : couvre-sol buissonnant.
    feuillage: persistant, succulent et d'un vert grisâtre. Des petites feuilles triangulaires charnues.
    floraison : abondante et longue, dès la fin du printemps jusqu'à l'automne, visitée par les abeilles, des coléoptères et certaines espèces de papillons.
    Des petites fleurs solitaires en forme de marguerites aux ligules brillantes.
    couleur : orange brillant à coeur légèrement en coeur plus jaune, parfois pourpré.
    fruits : des petites capsules ligneuses à 5 locules qui s'ouvrent à maturité contenant de minuscules graines qui sont projetées aux alentours, au moment de la saison des pluies en Afrique du Sud.
    hauteur : 0.20 m à 0.50 m pour un étalement supérieur.
    plantation : au printemps, après les gelées, compter au moins 5 plants au m². La culture en annuelle est très facile, notamment après le bouturage du pied-mère qui est conservé à l'abri et la culture en vivace, si la température est favorable.
    multiplication : par semis à chaud entre 20 et 21 °C et par bouturage de portions de tiges au printemps ou à l'automne selon climat.
    sol : léger, drainé, retenant l'eau en secteur très chaud.
    emplacement : plein soleil.
    zone : 9a-11, U-K hardiness H3, USDA zone 8a-11. Résistance jusqu'à -1°C, tolère les embruns. Ailleurs, à cultiver dans des potées que l'on rentre sous abri, l'hiver. Comme tous les autres du genre, parfaitement adapté à la sécheresse, indice* 5, c'est-à-dire jusqu'à 5 mois sans eau.
    origine : Afrique du Sud au sud-ouest de la province du Cap, consulter la carte.
    entretien : au début arroser avec parcimonie puis en période de sécheresse extrême supprimer les tiges desséchées et diriger les tiges pour remplir les espaces vides.
    maladies et ravageurs : peut-être sujet à l'oïdium (powdery mildew) et subir des assauts des cochenilles (mealybugs), non convoitées par les cervidés.
    culture en pot : durant la période de croissance, arroser modérément et toutes les 4 à 6 semaines, effectuer un apport d'engrais pour plantes à fleurs, toujours sur un substrat humide.
    NB : son nom Lampranthus vient du grec 'lampros' qui signifie brillante et 'anthos' qui désigne la fleur, en français, c'est le Lampranthe et son nom spécifique aurantiacus désigne la couleur orange.
    Après sa découverte, l'espèce Mesembryanthemum aurantiacum a été largement acceptée dans les jardins australiens et il figure dès 1855 dans le catalogue du célèbre pépiniériste John James Rule (1831-1887), des collections cultivées à la Victoria Nursery, de Richmond (banlieu de Melbourne aujourd'hui).
    En 1860, dans une île proche de la Nouvelle-Calédonie, un de ses collecteurs William Duncan, découvre sur les versants d'un volcan, une espèce indigène d'Araucaria, qu'il lui dédie l'Araucaria rulei.
    En Europe sa floraison a été signalée sous le même nom par Léon Van Den Bossche* dans la Revue horticole belge au mois d'avril en 1893 dans les plantes de serres froides sorties au printemps en plein air et elle a été observée en France, dans les serres du Museum d'histoire naturelle durant l'année 1938 (citée dans le bulletin, page 152).
    Ce genre après révision en 2012 comprend 180 espèces de vivaces succulentes, toutes originaires de l'Afrique du Sud, dans la province du Cap ainsi qu'en Namibie, dont il existe de nombreux cultivars, souvent fréquemment utilisés comme couvre-sol pour fixer les dunes et les talus, et qui trouvent leur place dans les jardins de rocailles, les jardins secs et ceux en bord de mer ou le long des murets.

    Les autres espèces présentes dans l'Encyclopédie :

    • Lampranthus calcaratus (W. Dod) N E Br., Lampranthe éperonné ou Ficoïde violet, consulter sa fiche.
    • Lampranthus coccineus (Haworth) N. E. Brown, le Lampranthe écarlate ou Ficoïde rouge, consulter sa fiche.
    • Lampranthus serpens (L. Bolus) L. Bolus., Lampranthe serpent ou Ficoïde jaune, consulter sa fiche.

    Dans l'abécédaire, consulter la liste des autres espèces de 'ficoïde' présentes dans l 'Encyclopédie.

    Annotations :

    *DC., abréviation botanique pour le botaniste suisse, Augustin Pyramus de Candolle (1778-1841), docteur en médecine, qui occupe en 1880 la chaire de botanique à la Faculté de Médecine de Montpellier, on lui doit une nouvelle classification des espèces expliquées dans 'La théorie élémentaire de la botanique (1813), ainsi que les 7 volumes du 'Prodomus systematis naturalis regni vegetablilis' (1824-1841) où sont décrites 60 000 espèces doublant ainsi les familles.
    Des ouvrages achevés par son frère et son petit-fils avec 80 000 plantes décrites. Auteur de 'Plantarum Succulentarum' (1799) ou l'histoire des plantes grasses et 'la Théorie élémentaire de la botanique' (1813). Il s'intéresse aux propriétés médicinales des plantes.
    En 1884, à Genève, le botaniste-taxonomiste suisse Robert Buser est nommé conservateur de l'herbier De Candolle (Herbier du Prodrome de Candolle) initié par ce dernier, en 1824.

    *Indice, indices de résistance à la sécheresse : indice : 1 - jusqu'à 1 mois sans eau, indice : 2 - jusqu'à 2 mois sans eau, indice : 3 - jusqu'à 3 mois sans eau, indice : 4 - jusqu'à 4 mois sans eau, indice : 5 - jusqu'à 5 mois sans eau, indice : 6 - jusqu'à 6 à 7 mois sans eau, correspond à des zones désertiques.

    *Léon Van Den Bossche* (1841-1911), sénateur belge, amateur de plantes qui possède à partir de 1886, un jardin botanique l'Hortus thenensis et des serres à Tirlemont en Belgique.

    *Mueller, abréviation botanique officielle pour le botaniste-naturaliste, explorateur, britannique d'origine allemande, le baron Ferdinand Jacob Heinrich von Mueller (1825-1896), qui à la fin de ses études, vers 1847, part en Australie et deux ans plus tard, il obtient la nationalité britannique.
    Durant 43 ans, il est le botaniste officiel du gouvernement de la colonie de Victoria, nommé en 1853, directeur des jardins botaniques de Melbourne, puis, en 1860, président de la Royal Society of Victoria.
    Tout au long de sa carrière, il participe à des expéditions, qui lui permettent de découvrir de nombreuses nouvelles espèces, dont les Eucalyptus et les Corymbia et d'en introduire certaines d'entre elles en Europe. Des espèces lui sont dédiées, sous la forme muelleriana et muelleri, muelleriodes et la revue du jardin botanique se nomme Muelleria.
    En Allemagne, ses découvertes et descriptions sont régulièrement publiées dans la revue Linnaea. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la flore australienne, dont 'Plants Indigenous to the Colony of Victoria', en 2 volumes, Melbourne (de 1860 à 1865), en collaboration avec le botaniste britannique Alfred James Ewart (1872-1937) toujours réédité. Abréviation botanique officielle : F.Muell.

    *Schwantes, abréviation botanique pour le botaniste, archéologue allemand Martin Heinrich Gustav Schwantes (1881-1960), qui enseigne à l'Université de Hambourg en 1923, puis de 1929 à 1946, enseigne la préhistoire à l'Université de Kiel et il y est en charge des collections de Mesembrynthemum. Il est le grand spécialiste des Mesembryanthemaceae et l'auteur de plusieurs ouvrages sur les succulentes.
    En 1927, un genre sud-africain composé de 10 espèces lui est dédié Schwantesia, famille des Aizoaceae.
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