Jasminum fruticans  - Jasmin sauvage, d'été, Jasmin des haies
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    Jasminum fruticans Nom commun : Jasmin ligneux, Jasmin en buisson, Jasmin des haies, Jasmin jaune, Jasmin d'été, Jasmin sauvage, nommé par les anglophones 'Wild Jasmine', 'Bush Jasmine', en arabe 'Zayane' qui se traduit par jasmin sauvage c'est aussi un prénom masculin.
    Nom latin : Jasminum fruticans  L.*, synonymes Jasminum syriacum  Boiss.* & Gaill.*, Jasminum collinum  Salisb., Jasminum syriacum  Boiss. & Gaill.
    famille : Oleaceae.
    catégorie : frêle arbrisseau semi-ligneux à nombreuses tiges souples, carrées anguleuses et cannelées d'un vert foncé.
    port : érigé, lâche en tout sens.
    feuillage : persistant à semi-persistant, vert avocat à vert de Hooker, luisant. Petites feuilles alternes, composées à 3 lobes lancéolés, nervure médiane fortement marquée.
    floraison : inodore du printemps à l'été (d'avril à juin, selon climat dans notre sud de mai à juin). En cime, bouquets 3/5 petites fleurs hermapfrodites en trompette à corolle étoilée à 5 pétales partiellement soudés puis libres, calice à 5 sépales effilés.
    couleur : jaune impérial, gorge pouvant être griffée d'orange.
    fruits toxiques : en été, petites baies charnues vertes luisantes, virant progressivement au vert rougeâtre puis au noir pourpré contenant 1 à 2 graines, attention aux enfants.
    croissance : moyenne.
    hauteur : 0,60 à 1.50/2m voire plus Ø ± 0,80m.
    plantation : printemps ou automne.
    multiplication : marcottage, bouture en été à l'étouffée.
    sol : indifférent, surtout très bien drainé, une préférence pour le calcaire.
    emplacement : soleil, mi-ombre (soleil une partie de la journée), aime les stations chaudes.
    zone : 8 - 11, tolère aisément -12 à -15 °C. Parfaitement adapté à la sécheresse, code de résistance 4 sur 6.
    origine : pelouses calcaires, garrigues et maquis, stations rocheuses et chaudes des régions méditerranéennes, macaronésiennes et Irano-Turanienne, présente en France dans les garrigues, haies, taillis et lisières en compagnie du chêne vert et de l'osyris blanc de la Provence au Languedoc-Roussillon, sur les terrasses et les coteaux secs de l'Ariège, sur le Causse (Tarn-et Garonne), en Cévennes, en Ardèche, subspontané en Rhône-Alpes se rencontre jusqu'à Grenoble et même Lyon plus à l'ouest sur la côte atlantique.
    entretien : sans, si vraiment nécessaire rabattre les pousses ayant fleuries après floraison.
    NB : Son nom Jasminum  vient de l'arabe 'yasmin' où il désigne aussi la fleur, mot qui aurait pour origine un mot arabo-persan 'yâsimîn' qui signifie parfum suave faisant allusion à certaines espèces parfumées du genre, et son nom spécifique fruticans  mot venant du latin 'frutex' qui désigne le buisson, qui signifie arbustif, ligneux, définition identique pour les noms de frutescens  et fruticosus.
    Ce Jasmin jaune à tout à fait sa place dans les jardins méditerranéens notamment dans les jardins secs, dans la composition de massifs arbustifs, de haies basses.
    Ce genre comprend plus de 200 espèces d'arbustes grimpants ou non, caducs, persistants ou semi-persistants, parfumés ou inodores, originaires principalement de l'Asie du sud-est dont 48 espèces en Chine, de l'Asie Mineure et de l'Afrique majoritairement en zones tropicales et subtropicales.
    Quelques autres espèces du genre :
    Jasmin nid d'abeille, Jasmin rouge, parfois Jasmin rose, Jasminum beesianum  Forrest & Diels, consulter sa fiche.
    Jasmin commun, Jasmin officinale, Jasmin blanc, Jasminum officinale  L., consulter sa fiche.
    Jasmin blanc, Jasmin à nombreuses fleurs Jasminum polyanthum  Franch., consulter sa fiche.
    Jasmin d'Espagne, Jardin à grandes fleurs Jasminum grandiflorum  L., consulter sa fiche
    Jasmin d'hiver, Jasmin jaune Jasminum nudiflorum  Lindl., consulter sa fiche.
    Jasmin stéphanois, Jasmin rose Jasminum x stephanense  Lemoine., consulter sa fiche.
    Jasmin de Wallich, Jasmin jaune de Wallich Jasminum wallichianum  Lindl., consulter sa fiche.

    Annotations :
    *L., abréviation botanique pour le médecin, botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), connu aussi sous le nom de Carl Linnaeus, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binomiale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxinomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'.
    En 1741, il enseigne la médecine à l'Université d'Uppsala, l'année suivante la botanique jusqu'en 1772. En 1739, fondation de l'Académie des Sciences de Suède.
    *Boiss., abréviation botanique pour le botaniste-explorateur, géographe genevois Pierre Edmond Boissier (1810-1885), spécialiste des euphorbes. Il effectue de nombreux excursions et collectes dans le Jura et les Alpes. En 1836-37, il se rend en Espagne pour y étudier la flore, il y retournera à plusieurs reprises récoltant finalement plus de 1800 espèces, constituant ainsi l'herbier ibérique de référence, qui fut achevé par sa fille Caroline Boissier (1847-1918) avec l'aide du botaniste William Barbey (1842-1914), son époux. Herbier figurant aujourd'hui au Catalogue des Herbiers de Genève ainsi que son immense herbier de la Flora orientalis (11.681 espèces) constitué à partir de 1842 lors de son voyage en Grèce et au Moyen-Orient, c'est la référence pour la constitution des actuelles flores de l'Irak, du Liban et de la Turquie.
    Jasminum fruticans baies Un genre lui a été dédié Boissiera  (Poacée) et plusieurs autres espèces sous le nom de boissierii. On lui doit 'Icones Euphorbiarum ou Figures de cent deux espèces du genre Euphorbia, Avec des considérations sur la classification et la distribution géographique des plantes de ce genre' - 1866, éditeur. H. Georg - Genève; illustré de 124 lithographies réalisées par le peintre suisse Jean Christophe Heyland (1792 -1866).
    Auparavant, il publie 'Voyage botanique dans le midi de l'Espagne pendant l'année 1837', en 2 volumes (1839-1845) Paris libraire-éditeur Gide et Cie.; deux tomes consultables en ligne à la Bibliothèque digital du Real jardin botanico de Madrid; sans oublier chez le même éditeur 'Flora Orientalis : sive, Enumeratio plantarum in Oriente a Graecia et Aegypto ad Indiae fines hucusque observatarum' en six volumes (1867-1888), avec la contribution posthum du botaniste suisse Robert Buser (1857-1931) qui fut le conservateur des herbiers à Genève, consultable aussi en ligne à la BHL (Biodiversity Heritage Library).
    * Gaill., abréviation botanique pour le médecin, naturaliste et archéologue français Joseph-Arnaud Charles Gaillardot (1814 -1883), en 1831 il est médecin militaire en Syrie durant la première guerre turco-égyptienne, professeur d'histoire naturelle en Égypte et Directeur de l'École de médecine au Caire. Durant ses séjours, il se constitue son herbier proche-oriental.
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